Les signes précurseurs de la Fin des Temps dans l’islam

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Les signes précurseurs de la Fin des Temps

Anas a dit : « Je vous raconte un hadith que personne après moi ne vous racontera; j’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Parmi les signes de l’Heure figurera la rareté de la science, la propagation de l’ignorance, la banalisation de la fornication, l’importance numérique des femmes, la diminution des hommes au point qu’il y aura 50 femmes POUR un seul homme » ». (Al-Boukhari  et at-Tirmidhi n°2131)

 

Les gens n’occuperont plus la place qui leur revient

Le Prophète, répondant à une question de Jibrîl au sujet des Signes de l’Heure, dit : « Quand tu verras la servante engendrer sa maîtresse, et les va-nu-pieds, les gueux, les miséreux et les bergers rivaliser dans la construction de maisons de plus en plus hautes. » (Al-Boukhâri et Mouslim)

 

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Les pervers seront honorés, et les pieux méprisés

Le Prophète dit encore : « Parmi les signes de l’Heure:… on accusera l’honnête de trahison et on fera confiance aux traîtres. » (Ahmad, Bazzâr, At-Tabarâni)

« Parmi les Signes annonciateurs de l’Heure: les mauvaises personnes seront honorées, les bonnes rabaissées, les actes et pratiques se feront rares tandis que l’on parlera beaucoup… » (Al-Hâkim)

 

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Les gouverneurs seront les pires gens

« Quand le commandement sera confié à ceux qui n’en sont pas dignes… » (Al-Boukhâri)

 

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Les déserts seront construits

« L’Heure ne viendra pas avant que la terre des arabes ne soit couverte de ruisseaux… » (Ahmad, Mouslim, Al-Hâkim)

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« Quand les déserts seront construits et les villes détruites… » (At-Tabarâni)

 

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L’impudeur et le vice se répandront.

Le Prophète disait à ce sujet : « La Fin du Monde n’aura pas lieu tant que les gens ne s’accoupleront pas en public dans la rue comme le font les ânes. » (Ibn Hibbân, Bazzâr)

 

« Parmi les Signes de l’Heure: l’apparition de la grossièreté et de l’indécence… » (At-Tabarâni)

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« Quand les hommes se satisferont des hommes et les femmes des femmes. » (At-Tabarâni)

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« Les femmes seront dévêtues tout en étant habillées ». (Ahmad et Al-Hâkim)

 

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Les liens familiaux seront rompus

« Quand les liens de sang seront rompus… » (Ibn Abi Chayba)http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=599939

« … (quand) l’homme obéira à sa femme et se montrera irrespectueux à l’égard de sa mère, quand il favorisera son ami et éloignera son père… » (At-Tirmidhi)

 

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Les forces de police et de sécurité seront nombreuses

« Quand les forces de police se seront multipliées… » (At-Tabarâni).

 

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Le commerce se généralisera, mais les marchés connaîtront dans leur ensemble la récession

« Avant la venue de l’Heure, il y aura (..) l’extension du commerce » (Ahmad)

« … (quand) la femme épaulera son époux dans son commerce, et le marché connaîtra la récession. » (Ibn Mardawayh)

 

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Les savants seront corrompus

« A la Fin des Temps, il y aura des dévots ignorants et des connaisseurs pervers. » (Abou Nou’aym)

« Quand vos savants apprendront en vue de gagner Dinârs et Dihrams… » (Daylami)

 

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Les saisons seront trompeuses

« Viendront pour les gens des saisons trompeuses… » (Ahmad, Ibn Mâdja et Al-Hâkim)

 

Le temps se contractera (accélération du temps)


« L’Heure n’aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté, au point que l’année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure; et l’heure s’écoulera aussi vite qu’un tison enflammé. » (At-Tirmidhi)

 

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 L’apparition du Messie égareur (Antechrist)

Djabir ibn Abd Allah (رضي الله عنه) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : « L’Antéchrist fera son apparition à une époque de régression de la religion et de la science ».

 

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Le levé du soleil en Occident

Selon Abdallah Ibn ‘Amr : J’ai appris du prophète (صلى الله عليه و سلم) un hadith que je n’oublierai pas; je l’ai entendu dire : « Les premiers signes à apparaître seront: Le lever du soleil de l’occident et la sortie de la Bête au grand jour; peu importe laquelle des deux précède l’autre, de toute façon lorsque l’une à lieu, l’autre suivra de peu ».

 

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L’augmentation des tremblements de terre

D’après Abou Houréïrah (qu’Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : « La fin du monde n’arrivera pas avant que les tremblements de terre n’augmentent ».

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Egyptien de souche : Près de 50% des Européens auraient un ancêtre commun avec Toutankhamon

Des chercheurs suisses ont fait une découverte surprenante. Selon une analyse génétique, près de la moitié des Européens de l’Ouest auraient un ancêtre commun avec le pharaon Toutankhamon. C’est une découverte inédite et plutôt inattendue qu’a faite une équipe de généticiens suisses du centre généalogique iGENEA basé à Zurich. Selon les analyses génétiques qu’ils ont réalisées, près de 50% des Européens de l’ouest auraient un ancêtre commun avec le pharaon Toutankhamon mort en 1323 avant notre ère. Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont en fait reconstruit le profil ADN de Toutankhamon, de son père Akhenaton et de son grand-père Aménophis III à l’aide d’informations contenues dans un film du réseau Discovery. Ils ont alors observé que le jeune pharaon appartenait à l’haplogroupe R1b1a2, soit exactement comme 50% des hommes de l’Europe de l’ouest. Comme l’explique Radio-canada.ca, un haplogroupe est un groupe qui forment des blocs de différents gènes situés sur un même chromosome à proximité les uns des autres et qui est habituellement transmis ensemble à la descendance. Selon les chercheurs, ceci serait donc bien la preuve que la moitié des Européens a un ancêtre commun avec Toutankhamon. Mais plus étonnant encore : seuls 1% des Egyptiens actuels partageraient l’haplogroupe du pharaon décédé. D’après l’étude suisse, l’ancêtre commun en question, serait originaire du Caucase et aurait vécu il y a environ 9.500 ans. Ce n’est qu’ensuite en 7.000 avant notre ère que les descendants auraient migré pendant l’expansion de l’agriculture. Toutefois, la relation avec l’Egypte n’a pas été clairement expliquée par les scientifiques qui souhaitent désormais mener davantage de recherches avec d’autres membres de la famille de Toutankhamon. Publié par Émeline Ferard, l
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Firefox_Screenshot_2017-06-08T07-41-16le royaume de pharaon comportait deux couleurs la couronne blanche pour la haute egypte et la couleur rouge pour la basse egypte  la croix des templier et lunion des deux couleurs de pharaon et de la suisse sa base europeenne  ils ont donné la couleur bleue aux pays qui combattent pour le royaume la suisse quand a elle reste neutre et en paix dès lors les nations asservies prirent le bleu dans leu drapeau bleu blanc rouge france pays bas etats unis ont ces couleurs ils represnetent les pays combattants des templiers

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hoover d’origine suisse des son arrivée au pouvoir les banques suisses ont provoqués le Krach boursier pour spolier des millions d’americains et ont crée la BRI pour rappatrier les valeurs ainsi détournés le plus grand hold up du siècle

beaucoup de president ont de’s origines pharaoniques de sion comme Obama ……..

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Les descendants de pharaons via la branche des Mérovingiens ont envahit l’europe et l’ont gouvernés ,tous les rois et Tsar ou sar kosy sont descendant de la royauté egyptienne , comme nous le dit de manière voilé le film matrix  souvenez vous

Le Merovingien ( Lambert WILSON )

 C’est un trafiquant de l’information. aristocrate français comprendre l’aristocratie française  , 

 C’est l’ancêtre de presque tous les programmes de la Matrice, l’un des plus anciens et des plus dangereux il est dit dans le film que le Mérovingien est la clef evidemment c’est l’origine de toutes les lignée pharaoniques et à ce titre il existe un pays qui est leur capital cest sion est ce un hasard si ce pays a été préservé des guerres et de toute fiscalité

paradis fiscal des nouveaux pharaons du monde cest une base sure templière crée par l’élite et pour les plus hautes lignée ,pr’euve en est comment se fait t il que HItler au lieu denvahir la suisse a envahit un pays pauvre comme la pologne cela revient a attaquer un kebab au lieu de s’en prendre a la Banque Centrale ………ils existent des liens entre les nazis suisses et les allemands d’ailleurs de nombreux nazis se sont réfugiés en Suisse sans etre inquiétés………..

L’ouvrage de Luc van Dongen, «Un purgatoire très discret. La transition « helvétique » d’anciens nazis, fascistes et collaborateurs après 1945» (éditions Perrin, 2008) est issu d’une recherche doctorale richement documentée portant sur une zone grise de l’histoire de la Suisse qui est encore peu éclairée : le vaste processus de « reclassement » des ex-nazis, fascistes et collaborateurs français qui ont bénéficié de l’aide suisse pour leur réinsertion après la Deuxième Guerre mondiale, y compris au service des Alliés.

 

S’insérant dans la lente évolution du dévoilement du rôle de la Suisse face aux fascismes, en rupture avec la propagande officielle de neutralité et de politique d’« asile tranquille et sûr aux étrangers persécutés pour des raisons religieuses ou politiques » (1), la thèse de Luc van Dongen explore l’autre face de la politique d’accueil helvétique.

 

Le débat critique sur la politique des autorités suisses à l’égard des réfugiés ne cesse de surprendre. Il a connu plusieurs remous depuis la Deuxième Guerre mondiale (2). La dernière vague de contestations est apparue au cours des années 1990, lorsque des familles de victimes juives ont tenté de demander des comptes à des banques suisses ayant conservé dans leurs coffres des fonds dits en « déshérence » qui n’avaient jamais été restitués à leurs propriétaires ou à leurs descendants depuis la guerre. Sous la pression publique internationale, les autorités helvétiques ont entamé un processus de relecture de ce passé dérangeant et chargé une Commission Indépendante d’Experts Suisse-Seconde Guerre Mondiale, sous la direction du professeur Jean-François Bergier, de réaliser une enquête sur le rôle de la Suisse durant le conflit. Ces débats, qui ont débouché sur la publication de rapports à la fin des années 1990 et en 2001 ont généré un regain d’intérêt pour cette question parmi les chercheurs en histoire suisse. Cette ardeur a pourtant été rapidement freinée par les autorités qui ont décidé, après la diffusion de ses travaux, de fermer l’accès à certaines archives qui avaient été utilisées par la Commission …

L’étude de Luc van Dongen se penche plus particulièrement sur la période qui fait suite à la défaite des puissances de l’Axe. Par un examen de fonds d’archives suisses, italiennes, allemandes, françaises et anglaises, mais aussi en recourant à des témoignages oraux qui mettent l’historien aux prises avec les non-dits de la documentation officielle, elle tente de reconstituer la trajectoire d’anciens acteurs de ces régimes autoritaires qui incarnent le délit de crime contre l’humanité dans l’imaginaire collectif du XXe siècle. Elle présente le cas de cadres italiens, allemands et français qui ont occupé une fonction importante dans le conflit, mais aussi de simples exécutants, militants ou témoins qui ont traversé les hostilités avec une implication à géométrie variable en fonction des circonstances. Ainsi, l’auteur présente à la fois les parcours de requérants célèbres comme Edda Ciano (fille de Mussolini), l’ancien ambassadeur du Duce à Berlin Dino Alfieri, ou l’éditeur Mondadori, d’intellectuels pétainistes comme René Gillouin, formant pour un temps un « Vichy-sur-Léman », mais aussi d’individus de l’ombre comme Rudolf Diels, chef de la Gestapo de 1933 à 1934, du SS Franz Sommer, un nazi auteur de nombreux assassinats, ou de fonctionnaires peu connus (médecins, économistes, journalistes, simples collaborateurs qui fuient les épurations, etc.) comme le rédacteur du Petit Parisien ou de Présent, Lucien Bourguès.

le travail de Luc van Dongen mérite d’être salué car il a le courage d’affronter le dissensus contrairement aux ouvrages d’histoire à succès. En contribuant à déconstruire les mythes identitaires qui feraient de la Confédération helvétique un «Sonderfall» au milieu de la tempête, marqué par la neutralité et l’aide humanitaire, Un purgatoire très discret porte un regard minutieux et sans complaisance sur la politique d’accueil des autorités helvétiques qui contredit les multiples mésusages de l’histoire pratiqués par la propagande officielle. à suivre ………..

 

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(1) Citation extraite du rapport d’Edgard Bonjour, Histoire de la Neutralité suisse. Quatre siècles de politique extérieure fédérale, tome VI, chap. 1, La Baconnière, Neuchâtel, 1970, p.9 (rapport rédigé sur commande officielle du Conseil fédéral). En dépit de certains passages critiques, ce rapport enracine dans le mythe de la neutralité helvétique.

(2) Voir la publication en 1953 des documents diplomatiques allemands (Akten zur deutschen Auswärtigen Politik 1918-1945, Serie D, vol V) qui mentionnent l’initiative suisse d’apposer un « J » sur le passeport des juifs allemands et motivent la commande fédérale d’un rapport. Ce dernier, établi par Carl Ludwig est plutôt accablant, La politique pratiquée par la Suisse à l’égard des réfugiés de 1933 à 1955, Berne, 1957. Il est repris par l’écrivain Alfred Häsler en 1967 sous la métaphore « La barque est pleine ». Au cours des années 1970, la polémique est à nouveau soulevée par la thèse critique de l’historien Daniel Bourgeois, Le Troisième Reich et la Suisse, 1933-1941, Neuchâtel, 1974), qui aborde l’étroite relation entre la Suisse et le IIIe Reich, notamment en ce qui concerne le recyclage de l’or nazi.

(3) Luc van Dongen, op.cit., p. 427.

(4) Joëlle Kuntz, L’histoire suisse en un clin d’œil, Genève, éd. Zoé, 2006 et George Andrey, L’histoire de la Suisse pour les nuls, Paris, éd. First, 2007.

Secrets esoterique de l’énergie des pyramides et Tesla

 

 

La pyramide possède t’elle des propriétés énergétiques ? C’est ce qu’on peut lire dans de nombreux manuels d’ésotérisme. Depuis l’Antiquité, elle représente  la plus reculée le meilleur rapport entre force et équilibre. Elle confirme que les Anciens possédaient la connaissance des lois fondamentales de l’univers et avaient eu accès au monde des énergies subtiles. Utilisée par différentes civilisations dans différentes régions du monde, elle peut avoir deux développements très différents : la forme traditionnelle que l’on retrouve en Egypte et en Chine s’oppose à la pyramide en cône tronqué connue surtout en Amérique centrale et du Sud.
Ces deux développements revêtent une grande importance, car le résultat énergétique est totalement différent.

LES ENERGIES DE LA PYRAMIDE
La radiesthésie (mais également la kinésiologie) peut prouver le rôle important joué par les pyramides au niveau énergétique. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’énergies connues, mesurables par des instruments normaux, mais d’énergies subtiles que l’on ne peut déceler que par voie radiesthésiste ou par les effets qu’elles ont sur l’environnement ou les êtres vivants. Ces effets peuvent être étudiés en laboratoire avec des modèles de différents types (avec des matériaux qui en représentent uniquement la structure et avec des parois ouvertes, ou bien avec des structures et des parois pleines). En outre, les résultats obtenus sont répétables et à chaque fois identiques. La pyramide agit à l’égard de l’énergie comme un amplificateur, comme un’accumulateur ou comme un blindage puissant, selon la manière dont elle est positionnée dans l’environnement.

EMISSIONS PROPRES DE LA PYRAMIDE
La physique microvibratoire nous explique que la pyramide émet des ondes de forme qui lui sont propres (voir Thèmes : Ondes déforme) et qui sont substantiellement négatives pour la matière vivante. Or ce phénomène s’avère lorsque la pyra-mide est positionnée selon un certain schéma prenant comme référence les points cardinaux.
Cela constitue une preuve que les ondes de forme sont la résultante de l’interaction entre la structure géométrique d’un objet et le champ magnétique terrestre, qui est capturé par celle-ci, « informé » et émis à nouveau, avec des caractéristiques propres. La pyramide la plus connue, reproduite plus de soixante fois dans l’Egypte pharaonique après une période d’élaboration (voir la pyramide de Joser) est celle qui est dotée, dans sa partie supérieure, du pyramidion classique (appelé ben ben).
Si elle est positionnée avec les quatre faces tournées vers les quatre points cardinaux, elle n’émet pas d’ondes de forme et conserve toutes les émissions énergétiques à l’intérieur de sa structure.
Cela signifie que si elle est posée au-dessus d’un nœud géopathogène, l’influx négatif est bloqué et ne sort pas.
Des relevés radiesthésistes effectués à l’intérieur de la pyramide de Khéops (ainsi que dans d’autres pyramides du même type) ont révélé que les réseaux énergétiques qui entourent le globe, tels que le réseau de Curry et celui d’Hartmann, ne sont pas présents à l’intérieur de la pyramide. Une orientation différente de ce type de pyramide provoque toutefois des émissions d’un type différent.

Plusieurs cas peuvent se présenter :
1) outre le fait que les faces sont tournées vers les points cardinaux ;
2) la pyramide peut se trouver orientée avec les sommets du carré de la base vers les quatre points cardinaux : dans ce cas il n’y aura pas d’ondes de forme émises mais, quel que soit le type d’énergie présent à l’intérieur de la pyramide (positive ou négative) elle sera dégagée librement vers l’extérieur ; 3) la pyramide est désaxée par rapport aux deux solutions précédentes : non seulement elle libérera l’énergie qu’elle (ou le lieu où elle se trouve) émet normalement mais elle irradiera également des ondes de forme négatives qui lui sont propres.

LA PYRAMIDE TRONQUÉE
La pyramide tronquée, caractéristique des structures pyramidales de l’Amérique centrale (civilisation aztèque) ou du Sud, présente les mêmes caractéristiques que la pyramide traditionnelle positionnée avec les sommets de la base orientés vers les quatre points cardinaux, ne bloquant par conséquent aucun type d’énergie.
En outre, elle émet vers le haut l’énergie présente en elle.
Il est intéressant de réfléchir sur le rôle des pyramides d’Amérique centrale. En effet, sur les terrasses placées à leur sommet étaient sacrifiés des êtres humains (des milliers et des milliers chez les Aztèques). Or, la pyramide tronquée a la capacité de recueillir l’énergie sous-jacente (par exemple géotellurique provenant du milieu environnant) et de la projeter vers le haut, où se trouvaient généralement les victimes sacrificielles. Dans ce cas, les prêtres sont généralement représentés soit complètement nus (ils entrent en interaction positive avec l’énergie du lieu) soit lourdement revêtus (ils doivent se protéger contre un milieu hostile) tandis que les victimes sont toujours nues (choisies selon la polarité appropriée). Leur sacrifice libère de l’énergie et entre en interaction comme un catalyseur entre les influx négatifs recueillis dans l’environnement et projetés vers le haut et l’influx positif du champ énergétique rappelé du haut vers le bas, pour assurer une neutralisation des opposés et une amélioration énergétique environnementale.

QUELQUES RECHERCHES RECENTES …
Selon le Dr Philip Callahan, de granit rose – qui a été utilisé dans la construction de la Chambre des Rois de la Grande Pyramide – est l’une des substances les plus paramagnétiques. Il a mesuré le calcaire, qui a couvert la Grande Pyramide, est diamagnétique ». Paramagnétique se dit d’une substance qui acquiert une aimantation de même sens que le champ magnétique dans lequel on la plonge, mais qui perd cette aimantation lorsqu’on la sort du champ.Si le moment magnétique résultant est nul : le matériau est diamagnétique . Lorsqu’on le soumet à un champ magnétique extérieur , il réagit faiblement en créant un champ magnétique contraire ( ceci est dû à la déformation des nuages électroniques ) Le cône de forme et de la forme pyramidale sont souvent considérés comme l’équivalent d’énergie. Les deux sont dit pour générer un champ de spin de l’apex.

Vous pouvez voir ici une photo Kirlian montrant le tourbillon d’énergie en double hélice sortant du sommet de la pyramide.

Secrets de l’énergie des pyramides et Tesla dans Bienvenue ici le blog RS017 hardy1
Légendes Mary et Dean Hardy de Allegan dans le Michigan. Les Hardys ont pris une pièce d’or et l’ont suspendue à la Chambre du Roi niveau d’une Grande Pyramide réplique grandeur nature. Après un certain temps la pièce en or a présenté des gouttes d »huile » à sa surface. Un autre expérimentateur a reproduit cette exprience avec une autre pyramide. Cette expérience reprend les travaux du Dr Dee Nelson de 1979.
Le Tesla Coil ou bobine Tesla est placé au niveau de la Chambre du Roi. Il se compose de deux ou parfois trois circuits électriques couplés en résonnance. Ce mécanisme fut inventé par le scientifique américaino- serbe-  Nikola Tesla autour de 1891. Il est généralement utilisé pour produire un courant d’électricité de très haute tension,faible, et de haute fréquence en courant alternatif.

 

Joshua Gulick suggère que la pyramide est le « feu secret » des alchimistes. Il affirme qu’il a utilisé ce feu secret pour dissoudre l’or métallique dans l’alchimique de l’or et que cette huile de l’or a séché, tout d’abord en une poudre blanche, puis une poudre rouge. Ces produits de l’or sont bien décrits dans la littérature alchimique comme des étapes vers la pierre philosophale. Selon Joshua : « Le grand secret de l’alchimie est ce qu’on appelle le« feu secret », quelque chose qui peut, au fil du temps, dissoudre l’or en une poudre blanche. Il est dit que l’ensemble du processus est complété par ce« au feu »sans interaction humaine. Il est également dit que le processus est «un jeu d’enfant», et ça l’est vraiment. Le secret du feu qui dissout l’or est une énergie émise par une forme pyramidale. Pas très étonnant, le mot «pyramide» est traduit par «feu au milieu. »
J’ai utilisé […] une pièce d’or suspendu au milieu d’une pyramide de huit pieds de haut et de sections de tube en cuivre qui forment une image pyramidale. La pièce exsude un liquide qui sèche en une poudre blanche. Il ne s’agit pas de condensation comme la pièce est à la température de l’air et l’humidité est faible. J’ai nettoyé la pièce, et le liquide / poudre réapparaît. Ce n’est pas une propriété signalé normalement de l’or, mais il est tout à fait cohérent avec la première étape du processus alchimique, obscurément liés dans les textes que j’ai étudiés.  »

Selon d’autres auteurs, c’est cette forme d’énergie qui a été utilisé pour faire léviter des blocs de pierre lors de la construction des pyramides.

hard Energie des Pyramides . dans Energie des Pyramides 

Selon les auteurs du livre « Pyramid Energy » la photo ci-dessus appelée Bobine Caducée a été utilisée pour faire léviter des blocs de pierre qui ont été utilisées pour construire les pyramides. Les chemins ont été construits, flanquée de rangées de sphinx, le long de laquelle un circuit appelé solitron créait un vortex en spiral, et était alimentée par des bobine générateurs.

Deux antennes entre lesquelles un « vortex » faisait léviter les pierres.
Les prêtres égyptiens utilisant ces bobines utilisées, un passif (sur la gauche) et un actif (à droite). La bobine active été reliée à la terre sur des « points sacré » et prenait donc sa source dans le réseau énergétique planétaire. La raison pour laquelle les scientifiques d’aujourd’hui ne peuvent pas dupliquer cette prouesse est simple, car «ils n’ont pas étudié la source d’alimentation appelé grille électromagnétique terrestre. » Hardy & Killick expliquent plus en détail:

« Les anciens ont utilisé ce réseau pour parvenir à la lévitation et à la communication dans le monde entier. C’est la raison pour laquelle des pyramides se trouvent dans le monde entier. La pyramide de Kheops en Egypte est générateur d’une bobine et a été construit pour puiser dans la grille de la Terre. Le panneau de contrôle principal de cette grille a été l’arche de l’alliance. » [Hardy & Killick, Pyramid Energy, p. 165. p. 169]

QUELQUES EXPERIENCES AVEC LES PYRAMIDES
Comment se fait-il qu’une simple pyramide de carton aiguise une lame de rasoir usagée ? ou parvienne à momifier un morceau de viande placé à l’intérieur ? Pourquoi certains volumes émettent-ils une énergie d’origine inconnue et cependant mesurable ? C’est toute l’énigme des « ondes de forme », et des curieux phénomènes dont elles paraissent responsables qui se pose là. Un mystère que la science voudrait bien expliquer et dont certaines civilisations de la haute Antiquité avaient peut-être percé le secret… Dans le dossier n » 91304, au Bureau des inventions de Prague, il y a la description d’un appareil bien insolite qui est prosaïquement décrit sur la page de garde comme L’ustensile à usage d’aiguisoir de lames de rasoir. Le système a été déposé en 1959 par un ingénieur du nom de Karel Drbal, bien connu en Tchécoslovaquie parce qu’il y fut, entre autres, responsable de la création du réseau national de télévision. L’aiguisoir est décrit comme une pyramide de carton ou de plastique qui mesure 23,40 cm de côté sur 15, 10 de hauteur. Elle comporte une base carrée, amovible. sur laquelle on la pose comme une cloche. Sur cette base sont dessinées les médianes, et à leur intersection se trouve un petit parallélépipède de la taille d’une boîte d’allumettes. Il est spécifié que les dimensions de ce dernier n’ont pas une importance capitale mais qu’elles ne doivent toutefois pas excéder 6.50 cm de hauteur. L’idéal est 5 cm. ce qui correspond au tiers de la pyramide.

Pour utiliser le système. il faut une boussole. car on oriente la pyramide de façon que L’une des médianes se trouve très exactement sur un axe nord-sud- Il est aussi indispensable de procéder à distance de tout appareil électrique ou électromagnétique. La lame de rasoir émoussée est posée sur le socle de 5 cm, les tranchants tournés face à l’est et à l’ouest. On place la pyramide sur sa base au-dessus de la lame et on attend six jours. La lame est affûtée. Drbal prend soin de préciser que, par la suite, il suffit de la remettre dans la même position sous la pyramide pour qu’elle retrouve son fil du jour au lendemain ! Ce qui est incroyable. c’est que ça fonctionne sans que l’on puisse expliquer pourquoi ni comment !
Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse. déclare l’ingénieur tchèque. Mais il semble que toute évolution chimique, physique, biologique de la matière se produisant dans un espace donné varie en fonction de la forme de cet espace- Pourquoi ? On l’ignore tout à fait. Mais force est de constater qu’en utilisant des formes appropriées, la pyramide, en l’occurrence. On accélère ou on ralentit le processus… Pourquoi la Pyramide ? Et plus particulièrement, dans le cas de l’aiguisoir de Prague, à l’échelle de celle du pharaon Chéops, en Egypte ?

Modestement, Drbal, dans ses Mémoire. avoue ne pas. être tout à fait à l’origine de la découverte. Au début des années cinquante, raconte-t-il. un touriste français (mais oui), M. Bovis, visite la pyramide égyptienne. Dans la chambre mortuaire, un fait l’intrigue. L’humidité y est grande, et pourtant des cadavres de chats. d’insectes et de rongeurs, sans doute morts après avoir pénétré et s’être perdus dans les galeries. n’ont pas pourri, ils se sont littéralement momifiés. Bovis se demande alors si l’architecture même du tombeau ne serait pas pour quelque chose dans le phénomène. Il se dit que les prêtres égyptiens possédaient sans doute des connaissances que nous ne pouvons pas soupçonner sur les propriétés de certaines matières, de certaines formes ou de certaines lignes de force capables de modifier un processus naturel comme celui de la décomposition des matières organiques…

( …) Enel et lui-même parvinrent à la conclusion que toute la statuaire, l’architecture et même le graphisme de certaines civilisations de l’Antiquité obéissaient à ces lois des émissions de forces. Lignes, volumes, disposition, orientation…, tout était calculé pour générer un équilibre idéal, une intégration parfaite dans l’espace de certains lieux et de certains hommes privilégiés…Une science perdue ou volontairement occultée ? Une science ou une magie mais ne se rejoignent-elles pas quelque part ? qui aurait donné le Nombre d’or des plus grands monuments sacrés de jadis ? Le mathématicien Ravatin et son organisme de recherches, le groupe Ark’All, se demandent si ces formes d’énergies inconnues ne jouent pas avec des structures du continuum autres que celles prises en compte par notre science d’aujourd’hui. Avec les émissions d’énergies dues aux formes, conclut le célèbre parapsychologue soviétique Sergueïev, sans doute irions-nous beaucoup plus loin, si nous en savions davantage, qu’avec toute notre électricité et notre nucléaire. Il y a certainement des raisons pour que ces connaissances se soient…perdues. Malgré tout, peut-on, quotidiennement, utiliser ces ondes de forme ?

Le docteur Serge V King est un des plus grands spécialistes au monde des pyramides et autres structures propres à émettre des « ondes de forme ou de force », qu’elles soient positives ou négatives. N’ayant aucun intérêt immobilier dans l’affaire Onan pas plus qu’ailleurs. son propos est donc uniquement scientifique. Voici écrit-il dans l’introduction de son livre Pyramidal Energy Book (« Manuel de l’énergie des pyramides » en français) une liste de ce que la pyramide est susceptible d’accomplir. L’ordre n’est pas préférentiel (et la liste n’est pas complète) :

  Aiguiser les lames de rasoir et la coutellerie ;

  Adoucir le café, le thé et le tabac

  Donner à l’eau du robinet un goût d’eau de source ;

  Stimuler la croissance des plantes ;

  Accélérer le temps de germination des graines ;

  Conserver la nourriture ;

  Rehausser les saveurs naturelles ;

  Faire mûrir les fruits et les légumes ;

  Retarder la croissance des algues et empêcher celle des bactéries ;

  Améliorer la réception de la radio et de la télévision ;

  Recharger les batteries ;

  Augmenter la conscience et rendre la relaxation plus profitable ;

  Stimuler le processus de guérison et alléger la douleur ;

  Rendre et enlever la ternissure ;

étrange pyramide !!!
envoyé par contrelapenseeunique.
Chercheurs en énergie des pyramides :
Page du Dr. J.D. Nelson of the University of Wyominghttp://www.keelynet.com/unclass/hardy1.htm http://rso17.unblog.fr/2013/09/03/secrets-de-l%E2%80%99energie-des-pyramides-et-tesla/
Page de Joshua Guilck http://www.subtleenergies.com/ormus/tw/pyramidgold.htm
Twin Serpents http://www.subtleenergies.com/ormus/tw/2serpents.htm

Les sociétés secrètes antiques: Éleusis et Mithra par René Alleau

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Les mystères ont existé partout dans le monde antique en Égypte, en Syrie, en Perse, en Cappadoce, chez les Romains et dans l’Hellade. Origène compte aussi les Indiens au nombre des peuples anciens qui ont connu les initiations. Parmi les cultes mystérieux qui étaient célébrés en de nombreuses cités grecques, ceux d’Éleusis, propres aux Athéniens, l’emportaient sur tous les autres. Leur fonction religieuse était à ce point importante que l’empereur Claude, selon Suétone, eut l’intention de transférer à Rome le siège de ce célèbre sanctuaire. Auguste, initié à Athènes, était l’un des hauts dignitaires de la hiérarchie éleusinienne. Sous son règne, et en sa présence, un Indien, Zamoras, fut initié à Éleusis. Ces mystères conservèrent leur réputation universelle jusqu’au temps de Justinien. Le sanctuaire, détruit une première fois par un incendie, au IIe siècle après J.-C., fut dévasté par les Goths d’Alaric en 396. L’enseignement d’Éleusis gardait pourtant encore quelque prestige au Ve siècle de notre ère puisque le philosophe Synésius se rendit alors à Athènes afin de se faire initier [1].

Ce fut sans doute une perte irréparable pour l’histoire que la destruction d’un sanctuaire qui semble avoir été durant des siècles la mystérieuse clef de voûte de la civilisation antique. Nous ignorerons toujours quels étaient « les livres cachés que tous les mortels n’ont pas le droit de connaître » auxquels Manéthon, Pausanias, Plutarque et Galien font allusion dans leurs œuvres à propos des mystères. Toutefois, les nombreux travaux des archéologues contemporains, ceux de Goblet d’Alviella, de P. Foucart, de M. Brillant et surtout de V. Magnien, pour ne citer que les principaux auteurs français, permettent sinon de reconstituer entièrement les rites de l’initiation éleusinienne, du moins de concevoir leurs phases essentielles et d’étudier, de façon précise, leurs symboles fondamentaux.

Les trois pouvoirs

Dans les limites de cet essai, nous ne saurions mieux faire que de donner un aperçu de ces mystères afin de permettre au lecteur de relier aisément les faits ainsi étudiés à la thèse que nous avons précédemment tenté de justifier au sujet de l’origine des associations secrètes antiques. Nous écarterons donc toute analyse détaillée des documents concernant l’histoire même d’Éleusis et nous nous bornerons à l’examen d’une seule initiation : hiérophantique ou royale. Elle présente, en effet, un intérêt évident, car elle peut nous aider à mieux comprendre les structures traditionnelles des sociétés grecques et romaines. Nous suivrons les indications textuelles et archéologiques données par V. Magnien, dont l’ouvrage demeure, en ce domaine obscur, le meilleur guide et une source de précieux documents.

Cet helléniste rappelle d’abord que la religion antique reconnaît l’identité du pouvoir intellectuel, du pouvoir politique et du pouvoir religieux dans la personne du roi. En effet, celui-ci exerce, d’abord, des fonctions sacerdotales en tant que hiérophante ou chef des prêtres [2]. C’est là une conception qui évoque naturellement celle du pharaon égyptien.

Chez Homère, le roi est considéré comme « égal aux dieux ». Platon, dans « Les Lois », assure que Cronos (Saturne) a établi pour les cités des rois et des chefs de race divine [3]. Alexandre le Grand, en voulant se faire passer pour le fils de Zeus, imitait ainsi les souverains asiatiques.

Dans ces conditions, le roi initié représente, en quelque sorte, l’émanation de la lumière de l’intelligence suprême ; il est « l’œil du divin » ; en ce sens, il n’est pas engagé totalement dans les liens de la matière obscure, ce que rappelle encore la devise de la Maison de France : « Les lys ne filent ni ne tissent ».

A ce pouvoir religieux et intellectuel correspond « l’art royal » de la médecine, le pouvoir de guérir. Cette idée très ancienne était exprimée déjà par Homère. Le roi est le savant par excellence. Les Germains prêtaient à leurs souverains la connaissance parfaite des caractères runiques, science réservée aux dieux et aux représentants de la puissance divine, savoir magique auquel on ne pouvait accéder que par des épreuves et des initiations.

Le roi-berger

Enfin, comme en Égypte et en Chine, le roi grec est le chef de l’agriculture. Son œuvre se confond ainsi avec les opérations des mystères d’Éleusis, dont le roi mythique Triptolème construisit une aire sacrée et initia les hommes aux techniques secrètes du labourage et des divers travaux agricoles.

V. Magnien rapporte que le roi et le hiérophante changent de nom. Une inscription gravée l’atteste [4].

« Pour mon nom, ne cherche pas qui je suis : le rite mystique l’emmena en s’en allant vers la mer empourprée. Mais lorsque je serai parvenu à la demeure des Bienheureux et au jour du destin, alors tous ceux qui ont quelque souci de moi le diront. »

Sur les détails des différents rites auxquels il est fait allusion, aucun texte n’est parfaitement clair ni complet. On sait, en effet, qu’il existait une loi d’après laquelle celui qui dévoilait les mystères était accusé d’impiété et condamné à mort. Toutefois, en comparant les écrits anciens, on peut reconstituer l’essentiel des principales cérémonies initiatiques.

Philon d’Alexandrie, dans « La Vie de Moïse (I, 11), indique par exemple que « le soin de garder les animaux était une préparation à la royauté pour celui qui doit commander à la troupe la plus douce des hommes, de même qu’elle pouvait préparer ceux qui ne sont pas belliqueux… Voilà pourquoi les rois sont appelés bergers des peuples, d’un nom qui n’est pas une insulte, mais le plus grand honneur. »

Synésius semble parler de la retraite que doit s’imposer le futur roi avant l’initiation. Il y devra abandonner la haine, le ressentiment et les autres passions humaines.

La partie des cérémonies qui touche au rite mystique de la traversée des eaux est mieux connue. Plutarque rappelle plusieurs traits de l’initiation royale : nage, transport sur une barque, éloignement de tout ce qui est mortel, changement de nom. Ce texte étant remarquable à divers points de vue, nous croyons devoir le citer intégralement. Plutarque raconte l’histoire de Thespésios [5], qui s’était mal conduit et à qui l’oracle avait annoncé qu’il agirait mieux quand il aurait passé par la mort : « Tombé de haut sur le cou, n’ayant pas de blessure ouverte, mais ayant seulement subi un choc, il mourut, et le troisième jour, au moment de ses funérailles, il se releva. Bientôt rentré dans ses forces et maître de lui-même, il montra un changement d’existence incroyable. Car les Ciliciens ne connaissent personne parmi les hommes de cette époque-là qui ait été plus juste relativement aux contrats, plus saint à l’égard de la divinité, plus nuisible aux ennemis, plus sûr pour les amis… »

Le passage par la mort

Il raconte lui-même son histoire à Protogène et aux autres de ses amis qui étaient aussi distingués : « Lorsque la partie qui réfléchit tomba de son corps, ce que souffre le pilote qui tombe de son embarcation au fond de l’eau, il le souffrit d’abord par l’effet du brusque changement. Ensuite, il s’éleva un peu, et alors il lui sembla qu’il respirait tout entier, et qu’il voyait de tous côtés, comme si son âme avait été ouverte par un seul œil. Alors il ne voyait rien de ce qu’il voyait auparavant, mais des astres immenses, éloignés les uns des autres par une distance infinie, lançant un éclat d’une couleur admirable, un éclat qui avait une tension ; en sorte que son âme, doucement emportée, comme une barque dans le calme, s’en allait facilement, partout et vite. Laissant la plupart des choses qu’il avait vues, il disait que les âmes des morts, remontant d’en bas, produisaient une sorte de bulle lumineuse quand l’air sortait ; qu’ensuite la bulle se crevait, et que les âmes sortaient avec la forme humaine, mais sans poids qui les alourdisse. »

« Elles ne se meuvent pas de la même façon, mais les unes sautent (hors de cette bulle) avec une admirable légèreté et bondissent tout droit vers le haut ; les autres, comme des fuseaux, tournent en cercle ; et, rampant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut, sont emportées d’un mouvement mêlé et troublé, qui se termine après beaucoup de temps et de peine. »

« La plupart de ces âmes, il ne savait pas qui elles étaient. Cependant, en ayant aperçu deux ou trois bien connues de lui, il essayait de les aborder et de leur parler : elles n’entendraient pas et n’étaient pas en elles-mêmes, mais sans « phrènes » [6], et tout effarées, fuyant toute vue et le toucher, elles erraient d’abord au hasard toutes seules, puis se joignaient à d’autres qui étaient dans le même état, s’entrelaçaient, avaient toutes sortes de mouvements désordonnés, émettaient des sons inarticulés, semblables à des hurlements, mêlés de lamentation et de terreur [7]. »

« Les autres, en haut, tout au sommet de ce qui entourait, apparaissaient toutes brillantes, se joignaient les unes les autres avec bienveillance, évitant les âmes troublées ; elles montraient, à ce qu’il semble, leur mauvaise disposition en se contractant et leur joie ou leur approbation en se détendant et en se dilatant. Là, il vit une âme d’un parent à lui, sans bien la reconnaître, car il était mort alors que lui, il était encore tout enfant. Mais cette âme s’étant approchée tout près, dit : « Salut, Thespésios ! »

« Comme, tout surpris, il répondait qu’il s’appelait non pas Thespésios, mais Aridée, elle reprit : « Auparavant, oui ! Maintenant, c’est Thespésios. Car tu n’es pas mort ; mais, par une destinée des dieux, tu es venu ici par la partie de ton âme qui réfléchit ; l’autre âme, tu l’as laissée, comme une ancre, dans ton corps… »

L’initiation et les exercices de l’ascèse magique

Ce texte de Plutarque présente un grand intérêt, car il permet de comprendre que la traversée mystique de l’initiation royale était une expérience analogue à celle de la séparation du corps provoquée par certains exercices ascétiques et magiques.

En effet, il existe des poisons du système circulatoire et des drogues hallucinogènes qui entraînent des modifications psycho-sensorielles analogues à celles que décrit Plutarque. « Les astres immenses… lançant un éclat d’une couleur admirable, un éclat qui avait une tension… », « les bulles lumineuses… dont les âmes sortaient avec une forme humaine » rappellent étrangement les témoignages recueillis par Mlle A. M. Quétin auprès de quatre-vingt-douze sujets volontaires, considérés comme normaux, et de soixante-douze malades, dont les âges et les niveaux sociaux et culturels étaient différents, la première et la seconde catégorie ayant été soumises à l’action de la psilocybine [8].

C’est ainsi que l’un de ces sujets parlait d’une vision d’une « coquille Saint-Jacques qui s’ouvre, d’où sort une femme aux longs cheveux » ; d’autres évoquent des constructions architecturales grandioses et l’altération mobile et continuelle des lieux et des formes ; le passé se confond avec le présent, les visions d’enfance affluent, l’élément émotionnel pénètre dans l’état hypnoïde. Le sujet entre dans un monde magique [9]. Il affirme avoir découvert « la clef de l’harmonie universelle », mais il ne saura dire ni pourquoi ni laquelle. Or on sait qu’un breuvage réel donnait à l’initié l’ivresse mystique, capable de lui faire quitter le corps et la matière, afin d’accomplir le circuit dionysiaque. Le poète latin Perse signale que l’initié boit à une certaine source de mémoire. Il y avait, d’ailleurs, une source à Éleusis et une source dans le sanctuaire d’Asclepios à Athènes. On peut se demander — c’est là une simple hypothèse — si dans ces lieux n’existait pas un dégagement naturel de protoxyde d’azote. L’eau dissout environ 80 % de ce gaz en acquérant une saveur sucrée très forte. Les petits animaux que l’on plonge dans son atmosphère tombent asphyxiés. Ses effets sur l’homme sont très variés. Sir H. Davy, qui, en 1799, respira ce gaz, remarqua qu’il abolissait la douleur physique et qu’il déterminait tous les symptômes de l’ivresse, d’où son ancien nom de « gaz du paradis ». On attribue, d’ailleurs, à son usage la mort prématurée de l’illustre chimiste. Ce gaz, le plus souvent impur, peut aussi être la cause d’accidents graves, qu’il ne cause point à l’état de pureté et à de très faibles doses.

Les breuvages sacrés

Quelle que soit la nature physico-chimique exacte du breuvage sacré d’Éleusis, il ne nous semble pas douteux qu’il était bu rituellement par les initiés. Les historiens des religions n’ont pas accordé assez d’attention à l’action des substances hallucinogènes sur le psychisme humain. Bien que nous ne puissions apporter ici les preuves archéologiques de ces faits, nous avons découvert des indices certains de l’usage sacré de l’opium par les Sumériens [10]. Cela ne signifie point que les mystères d’Éleusis étaient fondés sur des pratiques d’intoxication des initiés par des drogues. Celles-ci, d’ailleurs, agissent très diversement et en fonction des états psychiques individuels. Mais si elles n’étaient point, à elles seules, les causes de l’illumination, il n’est pas exclu qu’elles eussent pu servir de moyens matériels d’action rapide et profonde sur des hommes qui, dans leur grande majorité, étaient peu préparés à se soumettre aux longs et patients exercices de l’ascèse mystique. Enfin, les applications actuelles de certaines substances hallucinogènes permettent d’envisager une exploration véritable du subconscient par des techniques physico-chimiques associées à une action spirituelle. Ce n’est là qu’une question de transition entre le plan matériel élémentaire et l’ordre subtil de la réalité. La nature animale première de l’être humain s’oppose à ce que des métamorphoses profondes de l’âme soient obtenues naturellement sans le moindre intermédiaire physico-chimique. Faut-il rappeler à ce propos que l’idéalisme religieux absolu est inconciliable avec le fait matériel de l’incarnation sans laquelle Dieu lui-même ne s’est pas révélé aux hommes ? Saint Clément d’Alexandrie déclare dans ses Stromates, V, 11 : « Le Logos a fleuri et, devenu chair, a porté des fruits, et il a fait vivre ceux qui ont goûté à son utilité ; car, sans le bois, il n’est pas venu à notre connaissance, car notre vie a été suspendue pour notre utilité. Et Salomon a dit : « L’arbre de l’immortalité est à ceux qui le saisissent. » Traduire « logos » par « raison », c’est trahir le sens concret, positif et vivant du Verbe par excellence. Comment, en effet, le myste se dépouillerait-il de la réflexion humaine (« phronèsis ») pour assumer la sagesse divine, s’il demeurait en même temps prisonnier des limites abstraites de la seule raison intellectuelle ?

L’initiation hiérophantique ou royale impliquait un dépassement nécessaire de la nature humaine, car le souverain initié devrait être purifié de celle-ci avant d’arriver aux « îles des Bienheureux », ce que confirme cette inscription funéraire : « L’homme illustre parmi les vivants, celui qui était éminent parmi les mortels à la voix claire, le tout premier du sénat et de la cité entière, celui qui, dans sa piété, aimait les mendiants, le cher fils d’Eutochios que les Immortels aimaient !… À cause de cela, ils le lavèrent dans les sources immortelles, ils le jetaient dans les îles des Bienheureux, lui, Domnos, qui avait vécu cinq décades d’années. »

Après cette purification rituelle, le futur roi devait entreprendre une ascension. « Les dieux, dit Synésius, les prêtres, tous avec des bandelettes et des flûtes sacrées, venaient à sa rencontre. » Il arrivait ainsi dans le vestibule du sanctuaire où, ayant contemplé le dieu face à face, il recevait l’illumination parfaite [11].

Face à face avec le dieu

La cérémonie d’initiation, qui correspondait à la contemplation du dieu « face à face » donnait au roi le droit de pénétrer dans le sanctuaire. Or, en Égypte, nous retrouvons la même coutume qu’à Éleusis. Le dieu vivait caché dans une petite chapelle. Seul, le pharaon pouvait y entrer, comme « fils du Dieu ». En pratique, le grand prêtre le remplaçait. L’empereur romain Marc-Aurèle usa de ce droit : « Après avoir arrangé les affaires d’Orient, il fut à Athènes et, parmi d’autres cérémonies de Cérès, il alla au temple pour prouver son innocence et, seul, entra dans le sanctuaire. » Après ce rite, le futur roi recevait à Éleusis des enseignements solennels. On lui apprenait qu’il devait assurer à l’État l’abondance des biens et « se délivrer de son frère ». Synésius dit à ce sujet : « Ils lui expliquaient la double nature des âmes et l’opposition nécessaire qu’ont ceux qui viennent de la terre et ceux qui viennent d’en haut… »

Le « frère » du roi désigne la partie inférieure de l’être humain, sa nature animale, mortelle et corruptible. C’est ici un symbole qui répond à l’ascension rituelle royale. En effet, selon le mythe sumérien, « la royauté descend des cieux ». Dans ces conditions, l’initiation éleusinienne répondait à un processus fondamental qui consistait à « dévêtir » le futur roi de ses enveloppes humaines terrestres avant de le « revêtir » des insignes de sa dignité céleste. Ainsi pouvait-il, à son tour, « faire descendre » ce qui vient du ciel et « faire monter » ce qui s’élève de la terre. Ces deux puissances répondaient aux symboles animaux du feu et de l’air : le lion, roi des animaux terrestres, et l’aigle, roi des oiseaux. Enfin, le troisième symbole animal de la royauté antique était, en Grèce, le dauphin, roi des poissons. Intermédiaire entre la puissance de la flamme et celle du vent, celle des eaux, miroir naturel de la lumière, pouvait être considérée comme la source des images formées par celle-ci. Dans ces conditions, le roi était lui-même chargé du pouvoir bienfaisant des eaux. Il devait, comme elles, faire régner l’abondance sur la terre. De plus, le cours des eaux répondant, par une image héraclitéenne, à celui du temps, il appartenait au roi de veiller au calendrier des travaux agricoles.

De même qu’en Égypte, le, roi traditionnel défriche, laboure, sème, moissonne, en Chine, le suzerain inaugure le travail du labourage ; dans la capitale, il trace lui-même trois sillons ; les ministres lui succèdent pour en tracer cinq ; puis les feudataires présents en tracent neuf. Enfin, il entrait dans les attributs de l’empereur chinois de créer par une promenade rituelle dans le « M’ing-tang », la « maison du Calendrier », au commencement de chaque année, le temps nouveau.

A Éleusis, une inscription nous apprend qu’il y avait un labourage sacré : le hiérophante inaugurait solennellement la fête qui précédait les labours.

Tous ces faits suffisent, croyons-nous, à montrer la profonde unité traditionnelle qui régnait dans le monde des civilisations de l’antiquité occidentale et orientale. Loin d’être séparées comme elles le sont devenues dans les temps modernes, la religion, la philosophie et la science trouvaient dans les cérémonies des mystères le principe vivant et permanent de leur harmonie véritable. Cet œcuménisme répondait à l’existence d’une « maison commune », d’un même Temple invisible et d’une même communion dans un haut idéal physique, moral et intellectuel qu’incarnait dans la matière terrestre la perfection des métiers et des arts. Toute la structure des sociétés antiques était ainsi fondée sur un seul principe que nous avons méconnu et trahi : Le corps social est l’œuvre secrète et sacrée du cœur, c’est-à-dire du Centre de l’humanité, de l’ensemble de ses élites manuelles, intellectuelles, morales et spirituelles. Sans cette unité centrale aucune société n’est capable de résister à l’inévitable contradiction des intérêts et des puissances qui la divisent, ni même de prétendre à devenir jamais une civilisation véritable.

3 Les mystères de Mithra

Nous avons étudié les nombreuses analogies que présentent les mystères d’Éleusis avec les rites et les croyances de l’Égypte pharaonique, notamment en ce qui concerne l’initiation hiérophantique ou royale. Nous examinerons maintenant un autre exemple de l’influence des civilisations orientales sur l’antiquité gréco-romaine, celui des mystères de Mithra.

Le mithraïsme, qui pénétra dans Rome vers le milieu du Ier siècle avant J.-C., a été le principal adversaire du christianisme jusque vers le milieu du IIIe siècle, époque de l’apogée du culte du taureau sacré. Il était alors répandu dans tous les pays de l’empire romain. De l’Espagne à l’Angleterre, du Rhin au Danube, les fouilles ont montré que cette religion mystique et sensuelle avait fait de nombreux adeptes chez les esclaves déportés dans les possessions romaines et qui, au service de riches patriciens, ou, parfois, occupant des postes administratifs importants, entretenaient la popularité du mithraïsme. Vers la fin du IIe siècle, ce culte fut reconnu légalement comme religion officielle. En 307 après J.-C., Dioclétien, Galerius et Licinus consacrèrent conjointement un temple à Mithra, sur le Danube, en le déclarant « protecteur de l’empire ».

Si l’on considère, à la lumière des rites et des symboles initiatiques, les origines des mystères et des sociétés secrètes antiques, on constate que la Grèce fut l’héritière de l’Égypte et Rome, celle de la Mésopotamie. Certes, des influences archaïques locales existaient dans l’Hellade comme en Italie, et l’histoire des religions représente un ensemble d’éléments trop complexes pour que l’on se méfie, à bon droit, des idées générales en ce domaine. Pourtant, ce simple schéma présente l’avantage de toutes les hypothèses de travail. Il permet au moins de distinguer les deux principaux courants de croyances et de traditions qui, entre le deuxième millénaire avant J.-C. et les premiers siècles de l’ère chrétienne, apportèrent aux civilisations grecque et romaine des cosmogonies déjà élaborées et des enseignements ésotériques éprouvés par de longs siècles d’expériences antérieures. En Italie, le mythe mithraïque correspondait fort bien aux besoins profonds d’un peuple de pionniers et de guerriers, car il les purifiait par la notion d’une libération des puissances de la vie grâce à la mort, de même qu’il exaltait en eux le thème de la virilité rendue féconde par le sacrifice sanglant.

L’île de Crète : colonie sumérienne ?

Ce mélange de concepts théologiques iraniens et sémitiques qu’était le mithraïsme provenait des antiques civilisations mésopotamiennes. Par l’intermédiaire de l’Anatolie, le culte du taureau fut introduit en Crète vers le deuxième millénaire. Un rituel archaïque comportait l’usage des « kernoi », ou cornes sacrées, dont on a trouvé un grand modèle fixé au sol du palais de Malia. Ces représentations figurent à la fois sur le disque de Phaestos et parmi les hiéroglyphes hittites. On constate également l’origine anatolienne du symbole de la « double hache » et le rôle important que jouèrent dans ces mystères les Dactyles crétois, les Courètes dont nous avons signalé, dans les chapitres précédents, la fonction initiatique fondamentale.

Les routes du commerce terrestre et maritime faisaient de la grande île crétoise un lieu privilégié de relais, de contacts et de rassemblement entre les peuples orientaux et occidentaux. De nombreux échanges eurent lieu dès le deuxième millénaire entre l’Égéide, la Phénicie, la Syrie et la Mésopotamie. Ougarit, sur la côte syro-phénicienne, a été le principal centre des rapports économiques de la civilisation égéenne avec l’Orient. Les fouilles des nécropoles ont prouvé l’origine anatolienne de certains types de la céramique crétoise, notamment de vases à forme humaine, du type de Mochlos, par exemple. Vers 1600 avant J.-C., cette civilisation avait atteint son apogée ; une écriture linéaire commençait à être utilisée ; elle est restée, jusqu’à présent, indéchiffrable. Le palais royal de Cnossos a révélé pourtant l’admirable architecture archaïque de la Crète ; il a montré aux archéologues des mosaïques, des fresques, des vases et des coupes qui comptent au nombre des chefs-d’œuvre de l’art antique. On a retrouvé même des serrures métalliques avec leurs clefs et des installations sanitaires avec l’eau courante, chaude ou froide, dans les demeures des riches citoyens de l’île. Les jattes peintes crétoises, les « pithoi », atteignent parfois la taille d’un homme. Elles servaient à la conservation et au transport de l’huile.

La perfection de l’art crétois, attestée par les coupes d’or de Vaphio, par exemple, évoque singulièrement celle de l’art sumérien et à un point tel que l’on peut se demander si cette grande île n’a pas été d’abord une « colonie » sumérienne. Le somptueux palais de Cnossos constituait un ensemble d’une extraordinaire complexité, qui avait été conçu de manière à figurer les mouvements diurnes et saisonniers du soleil. Il semble que cette disposition énigmatique avait pour but de servir de cadre à des rites chorégraphiques qui se terminaient par un coït sacré destiné à vivifier la terre et pratiqué entre le roi, habillé en taureau, et la reine, déguisée en vache, Minos devenant le « taureau ardent » et sa femme, la « Vache fertile » [12].

Chaque printemps, Minos, suivi de son peuple, organisait une course de taureaux dont toutes les phases, depuis la chasse et la capture des animaux sauvages jusqu’à leur sacrifice final dans l’arène, sont reproduites sur les deux coupes d’or découvertes dans une tombe, près de Sparte, à Vaphio. Les rites de l’arène se composaient de deux parties, l’étreinte des cornes et la mise à mort. On remarquera que les Crétois, comme les Sumériens, croyaient que la vigueur et la fécondité du taureau étaient concentrées dans ses cornes. Les représentations les plus anciennes d’Europe, mère de Minos, la montrent assise sur le dos de l’animal et empoignant l’une de ses cornes [13].

Le taureau était sacrifié solennellement soit en lui tordant le cou, soit par saignée lente, soit d’un coup de poignard. Enfin, sa chair crue était partagée entre les assistants, comme l’atteste un fragment d’Euripide : « Leur participation aux festins de chair crue les fit accéder à la terre sacrée. »

On retrouve, dans le mithraïsme, l’essentiel des croyances et des rites des mystères crétois. Les Étrusques se livraient, d’ailleurs, à des sacrifices taurins précédés d’une chasse rituelle, comme l’atteste une cruche trouvée à Chiusi et datant du VIe siècle. D’autre part, on sait que le nom même de l’Italie provient d’un autre peuple qui se désignait lui-même par le nom de « bétail » et qui nommait son pays « Italia », c’est-à-dire « le pays du bétail ». « Italia ! » était le cri de guerre de ces guerriers, coiffés d’un casque cornu, adorateurs du dieu-taureau Mars, seigneur des batailles.

Mithra, dieu aryen de la lumière, « Seigneur des vastes pâturages », fusionna précocement avec le culte taurin. On lui attribuait la dispensation des biens, de la santé, de la paix. Il était engagé dans un perpétuel combat contre les forces du mal et des ténèbres.

Après une poursuite acharnée, ce sacrificateur divin, ayant saisi le taureau, le transperça de son épée. Alors, du corps de la bête, jaillirent les plantes et les herbes utiles à l’homme ; de sa colonne vertébrale, le froment ; de son sang, le pampre et le vin.

Afin de commémorer cet exploit mythique, le sacrifice solennel du taureau, le « taurobole », avait lieu à Rome, à proximité immédiate du lieu où s’élève actuellement la cathédrale Saint-Pierre.

En cet espace sacré avait été creusé un fossé entièrement recouvert par une claie sous laquelle descendaient, le jour du baptême mithriaque, les « catéchumènes », le front ceint d’une couronne d’or, le corps orné de bandelettes du même métal [14]. Les nouveaux baptisés étaient désormais des élus auxquels le sacrement avait conféré la puissance, la bonté, l’immortalité. Le jour du jugement dernier, le taureau sacré devait revenir sur la terre, et Mithra ressusciterait tous les hommes. Ces faits suffisent à montrer les nombreux points de ressemblance que présentent entre eux le mithraïsme et le christianisme. Les cultes taurins subsistèrent pendant longtemps. Au VIIe siècle, en Angleterre, l’archevêque de Canterbury décréta solennellement que : « Quiconque se déguisait en cerf ou en taureau aux calendes de janvier, c’est-à-dire se travestissait en animal sauvage et se coiffait de la tête d’animaux, quiconque, donc, prenait de cette façon l’apparence d’un animal sauvage subirait une pénitence de trois ans, car cette pratique était démoniaque. » On a soutenu que les sorcières et les sorciers, adorateurs du « dieu cornu » du Sabbat, auraient été des sectaires du dieu Mithra. Certes, en Écosse et en France, de nombreuses femmes, jugées pour sorcellerie, confessèrent avoir eu des rapports avec le démon, qui leur apparaissait sous la forme d’un taureau. On peut se demander toutefois s’il s’agissait vraiment d’un culte taurin véritable à une époque aussi tardive. Nous croyons plutôt qu’il faut voir dans ces faits complexes des traces de survivances de pratiques païennes qui ne se rattachaient pas nécessairement au mithraïsme plutôt qu’à d’autres religions non chrétiennes. Dans un ouvrage du XVIIe siècle, « La Vie de Michel Nobletz », l’auteur signale avoir rencontré dans l’île de Sein trois druidesses ; il réussit à les convertir à la foi chrétienne ; elles finirent leurs jours dans un couvent.

Les rites secrets et hiérarchisés du culte antique de Mithra

Le mithraïsme n’était pas seulement une religion publique dont nous venons d’étudier l’origine, les cultes et les principaux thèmes mythiques. Il était aussi une société secrète initiatique dont l’enseignement ésotérique était dispensé selon divers degrés qui correspondaient à une hiérarchie occulte [15]. Les sectateurs de Mithra se réunissaient dans des souterrains. Parfois, leur sanctuaire était une grotte naturelle ou artificielle ; plus souvent, dans les villes, c’était une cave précédée d’un parvis ou « pronaos », qui s’ouvrait directement sur la voie publique. Le sanctuaire proprement dit était une salle rectangulaire qui, au témoignage de Porphyre, symbolisait l’univers. Elle était divisée en trois parties dans le sens de la longueur.

À droite et à gauche, le long du mur, s’étendaient les podia, banquettes exhaussées sur lesquelles s’agenouillaient les fidèles. La partie centrale était réservée aux cérémonies. Dans le fond, qui se terminait en abside, on plaçait invariablement l’image, parfois voilée, de Mithra, entre la représentation du Soleil et de la Lune. Les images des deux dadophores portant, l’un une torche élevée, l’autre une torche abaissée ; une fontaine ou une vasque d’eau lustrale, disposée près de l’entrée ; des symboles astronomiques (signes du zodiaque, autels dédiés aux planètes) ; un pyrée où brûlait un feu perpétuel ; les statues du dieu Léontocéphale et de Mithra sortant du rocher, tel était l’ameublement ordinaire de ces cavernes (spelaea).

Les initiations comportaient sept degrés [16] donnant accès à autant de grades, où les mystes prenaient successivement le titre de « Corbeaux », « Occultes », « Soldats », « Lions », « Perses », « Héliodromes » et « Pères ». Le tableau sacré était souvent entouré de bas-reliefs représentant des scènes plus ou moins dramatiques, dont le sens nous échappe. Les uns y ont vu des rites d’initiation ; d’autres, une reproduction de détails empruntés à la légende de Mithra. Ainsi, un panneau assez fréquent figure un personnage qui, vêtu comme Mithra, est accueilli par Hélios sur le char solaire. Est-ce Mithra lui-même ou un initié dont on représente l’ascension ? Peut-être y a-t-il moyen de concilier les deux opinions, en supposant que certaines de ces scènes figurent des initiations où, comme c’était souvent le cas dans les mystères antiques, l’on faisait jouer au néophyte le rôle légendaire du dieu.

Tout ce qu’on a cru pouvoir établir avec quelque certitude en se servant des textes autant que des monuments, c’est que le candidat devait s’engager par serment à ne pas divulguer les secrets du grade qui allait lui être conféré ; en outre il formait d’autres vœux plus spéciaux ; puis on l’introduisait, les yeux couverts d’un bandeau, les mains attachées avec des cordes en boyau qu’un officiant coupait au cours de la cérémonie. On le soumettait à diverses épreuves, comme de le faire sauter au-dessus d’une fosse pleine d’eau, ou de le faire passer à travers une flamme ; ensuite, on procédait à des ablutions qui avaient un caractère symbolique enfin, un voile se levait dans le fond du sanctuaire, et le néophyte était admis à contempler la représentation sacrée du dieu. Des jeux de lumière, inattendus, habilement ménagés, ajoutaient à la mise en scène.

Les textes ne nous renseignent guère sur les détails des initiations aux grades respectifs. Nous savons seulement, d’après Tertullien, qu’à la réception du « miles », on lui offrait une couronne sur une épée ; il prenait l’épée, mais repoussait la couronne en disant : « Mithra est ma couronne. » Il y avait aussi un banquet, sorte de communion à laquelle ne participaient peut-être que les initiés ayant reçu les « léontiques ». Le célébrant y consacrait des pains mélangés de vin. Un bas-relief de Sarrebourg montre deux personnages couchés sur des coussins devant un trépied qui porte de petits pains ronds, marqués chacun d’une croix ; tout autour, des initiés de différents grades sont munis de cornes à boire.

Il y avait aussi, comme nous venons de le voir, des épreuves physiques assez sérieuses où le néophyte jouait le rôle de patient [17]. Peut-être feignait-on de le mettre à mort par un glaive qu’on levait sur sa tête. Dans d’autres circonstances, il devait prendre part à un meurtre simulé ; d’après un auteur syriaque, Zacharie le Scolastique, le prêtre se bornait à produire « une épée teinte du sang d’un homme qui était censé avoir péri de mort violente ».

Un initié trop zélé

Il n’est pas étonnant que dans ces conditions les chrétiens aient accusé les sectateurs de Mithra de pratiquer des sacrifices humains. Rien n’implique des attentats à la vie humaine, du moins pour l’époque dont nous nous occupons. L’empereur Commode, qui avait voulu se faire initier, causa un scandale pour avoir, paraît-il, pris au sérieux le meurtre simulé et causé ainsi la mort de la victime. Un autre argument, c’est que, là où les bas-reliefs exhibent un sacrifice de taureau ou de bélier, le glaive disparaît dans le corps de l’animal ; là, au contraire, où il s’agit d’un homme, l’arme est simplement brandie, et rien n’indique qu’elle dût s’abaisser. À chaque degré on expliquait sans doute au néophyte le sens des symboles qui l’entouraient ; peut-être cette interprétation allait-elle en s’approfondissant et, pour mieux dire, se spiritualisant à chaque initiation nouvelle [18].

Dans chaque communauté, on trouvait un ou plusieurs desservants (« sacerdos », « antistes »), généralement, mais pas toujours recrutés parmi les « pères ». Ceux-ci se divisaient eux-mêmes en « pères du culte » (« Patres sacro-rum ») et « pères des pères » (« Patres patrum »). Le rôle du clergé était plus considérable que dans les anciens cultes grecs et romains. Intermédiaire obligé entre le fidèle et la divinité, il dirigeait la célébration des offices et l’administration des sacrements, présidait aux dédicaces solennelles, veillait à l’entretien du feu perpétuel, formulait des prières, le matin, à midi et le soir, en se tournant respectivement vers l’Orient, le Midi et le Couchant. La liturgie quotidienne, comprenant de longues psalmodies et des chants accompagnés de musique, se compliquait fréquemment de sacrifices spéciaux. À un moment donné, marqué par la sonnerie de clochettes, on dévoilait l’image du Tauroctone. Chaque jour de la semaine était consacré à l’une des planètes ; on célébrait un office devant son image dans un endroit déterminé de la crypte. Il y avait aussi des fêtes solennelles à certains jours de l’année. Une des plus importantes était fixée au 25 décembre, où l’on célébrait la renaissance du Soleil (Die natalis Solis invicti). Les équinoxes étaient des jours fériés ; les initiations s’opéraient de préférence au printemps, vers l’époque pascale, où les chrétiens admettaient également les catéchumènes au baptême. Les communautés mithriaques ne furent jamais au service de l’État : leur représentation juridique était cependant assurée par le collège de décurions qu’elles élisaient chaque année ; elles avaient leurs présidents ou « magistri », leurs défenseurs, leurs patrons, qui veillaient à leurs intérêts civils. Les sanctuaires du mithraïsme ne furent, d’ailleurs, jamais très spacieux ; ils ne pouvaient guère contenir qu’une centaine de fidèles. Quand la communauté devenait trop nombreuse, elle se dédoublait et envoyait une colonie fonder un autre « mithreum ».

La lente séparation de la religion et de l’initiation

On peut se demander si ce principe de dédoublement du « mithreum » et ces missions ne correspondent pas à des coutumes très anciennes qui expliqueraient peut-être, en dehors du cas particulier du mithraïsme, à la fois la grande ressemblance que présentent entre eux la plupart des mystères du monde antique et l’analogie évidente de l’organisation et des rites des sociétés secrètes traditionnelles dans les pays les plus divers.

Avec la naissance et les progrès du christianisme, nous allons constater que la distinction entre l’enseignement exotérique et l’ésotérisme, entre la religion et l’initiation, va devenir de plus en plus nette, jusqu’à se transformer en une division totale, dans les temps modernes. Parallèlement, des conflits philosophiques et sociaux se sont aggravés de siècle en siècle, dans la mesure où la civilisation contemporaine, éloignée de la foi ancestrale, n’en a pas été rapprochée pour autant du savoir initiatique, à l’exception d’une élite trop peu nombreuse et disposant de moyens d’action insuffisants par rapport à l’ampleur toujours croissante des tâches à accomplir et des problèmes à résoudre. La lente dégradation de l’unité spirituelle de la civilisation occidentale demeure l’un des faits fondamentaux de l’histoire universelle. Nous allons tenter maintenant d’en rappeler les phases principales et d’en rechercher les causes.


[1] Pindare, Sophocle, Proclus, Platon, Cicéron, Pline et bien d’autres auteurs grecs et romains illustres ont exprimé dans leurs œuvres l’admiration et le respect qu’ils éprouvaient pour les mystères d’Éleusis. Aristide le Rhéteur écrit : « Éleusis est le sanctuaire commun à toute la terre ; parmi les choses divines accordées aux hommes, il n’en est point de plus terrible ni de plus brillante. En quel lieu des mythes plus admirables ont-ils été chantés ? des drames plus importants ont-ils saisi l’esprit ? Où a-t-on vu les spectacles rivaliser plus heureusement avec les paroles entendues, scènes admirables contemplées au milieu d’apparitions indicibles par des générations innombrables d’hommes bienheureux… » (Éleusinos, Tome I, page 256, éd. Dindorf). Cicéron loue les « mystères augustes » d’Éleusis, « la sainte où viennent s’initier les nations des rivages les plus éloignés » et les Athéniens « de chez lesquels, suivant l’opinion commune, sont sortis, pour être distribués sur toute la terre, la civilisation, la science, la religion, la culture, le droit, la législation ». (De Legibus, II, 14. De natura deorum, I, 119).
[2] Platon rappelle dans « La Politique » que le roi, à Athènes, a le privilège des choses sacrées les plus vénérables et les mieux aimées des ancêtres. Aristote ajoute : « Le roi s’occupe d’abord des mystères ? avec les épimélètes que le peuple élit au nombre de deux pour l’ensemble des Athéniens… » (Politeia des Athéniens). Démosthène, en l’adressant aux citoyens de la cité, leur rappelle que « le roi faisait tous les sacrifices, et son épouse, comme reine, accomplissait naturellement les cérémonies les plus vénérables et les plus mystérieuses » (Contre Néère).
[3] Cette idée semble universelle si l’on en juge par les faits cités par Frazer, qui énumère les peuples ayant eu la même croyance et où l’on trouve aussi bien les Polynésiens que les Siamois et les Indiens. Plotin explique ainsi le mythe de Cronos, fondateur de la monarchie divine : « L’intellect (le « Nous »), dit-il, est plein des choses qu’il a engendrées ; il les dévore, en ce sens qu’il les retient en lui-même, qu’il ne les laisse pas tomber dans la matière ni être dévorées par Rhéa. Cronos, le plus sage des dieux, naquit avant Zeus et dévorait ses enfants. Cronos représente l’intelligence pleine de ses conceptions et parfaitement pure. »
[4] Ce texte fait allusion à une traversée mystique. Celle-ci était accomplie après divers autres rites que décrit ainsi V. Magnien : « Le futur roi se prépare à l’avance par certains exercices comme la garde des animaux et la chasse. Il a une retraite où il peut reconnaître les maux de l’humanité.
Il doit accomplir la traversée d’un fleuve ou d’un bras de mer — symbolique — d’abord à la nage ; puis sur une barque, prenant ainsi un corps nouveau et des énergies nouvelles, devenant pilote de navire symbolique. Il aborde au rivage des îles Bienheureuses.
Avant la réception, il est lavé et purifié. Il doit parvenir au sommet ; les dieux, puis Zeus seul, l’accompagnent ; il doit finalement se confondre avec Zeus.
Il entre dans le sanctuaire, où il contemple le dieu face à face et s’identifie avec lui ; il est illuminé et devient illuminateur. Il revient pour illuminer la foule. »
[5] Ce passage — intitulé dans Plutarque « La vengeance tardive de la divinité » (voir le livre de Magnien, page 339) — voile, sous la fable, des allusions à l’initiation royale.
[6] La partie de l’âme qui comprend les sentiments et les passions.
[7] Comparer ce passage avec les descriptions du « Livre des morts tibétain, le Bardo Tödol ». De nombreuses analogies peuvent y être constatées.
[8] Les résultats de cette enquête ont été donnés par Mlle A.M. Quétin dans sa thèse de faculté de médecine : « La psilocybine en psychiatrie clinique et expérimentale » (10 juin 1960). Citons encore l’ouvrage du professeur Heim, du Muséum d’histoire naturelle, et du docteur Watson : « Les Champignons hallucinogènes du Mexique ». Dans une étude intitulée « Je suis allé au Paradis », et publiée dans la revue Planète (N° 7, page 55), le poète Robert Graves rapporte les images qui ont envahi son cerveau à la suite de l’absorption de psilocybine.
[9] Citations extraites d’un article du professeur Roger Heim : « Les Champignons sacrés des prêtres mayas au service de la médecine » (Revue du Muséum).
[10] Cet usage a été gardé durant les siècles par les pirates malais dont, par ailleurs, la langue et la stratégie particulières présentent de curieux rapports avec les traditions sumériennes de la navigation.
[11] « Ayant regardé le « Logos » divin, dit Orphée à son fils, assieds-toi près de lui, dirigeant l’esquif intelligent de ton cœur, gravis bien le sentier et considère seul à seul le roi du monde. Il est unique, né de lui-même, et tout vient d’un seul être… » (Orphica, éditions Hermann).
Il y aurait, certes, maints commentaires à faire au sujet de ce fragment d’inscription, mais nous nous bornerons à signaler au lecteur un livre de Guénon : « Le Roi du Monde » (Chacornac – Paris 1960), et l’analogie que présentent les attributs orphiques du « roi du monde » avec ceux que la tradition biblique prête à « Melkitsédek » ou « Melchisédech » selon l’ordre duquel saint Paul enseigne que Jésus a été fait pour toujours souverain sacrificateur (Hébr., VI, 20) : « En effet, ajoute saint Paul, dans l’Épître aux Hébreux 7 : 1, 3, ce Melchisédech, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais qui est rendu semblable au fils de Dieu, ce Melchisédech demeure sacrificateur à perpétuité. »
[12] Les découvertes des « tombes royales » d’Ur indiqueraient une source sumérienne de ces rites plutôt qu’une origine égyptienne, comme semble le croire J.R. Conrad dans « Le culte du taureau » (Payot 1961, p. 134).
[13] Les rites comportaient un exercice extraordinaire : des athlètes des deux sexes descendaient dans l’arène puis sans armes et immobiles, ils attendaient l’attaque du taureau. Juste avant d’être projeté en l’air par un coup de tête, le champion agrippait les cornes, exécutait un saut périlleux et retombait debout soit sur le dos de la bête, soit à terre.
[14] « Le taureau était mis à mort par le prêtre et son sang retombait sur les prosélytes. Abondamment baignés dans le liquide purificateur, ces derniers sortaient alors de la fosse pour recevoir et absorber un peu de semence de l’animal, prélevée par le prêtre dans les testicules de la bête », écrit J.R. Conrad dans son ouvrage sur « Le Culte du taureau » (p. 170). Plus loin, le même auteur écrit à propos du thème de la résurrection dans le culte de Mithra : « Ceux qui avaient eu la véritable foi devaient acquérir la vie éternelle grâce au vin préparé avec le sang du taureau sacré ; quant aux autres, ils étaient condamnés à rester dans l’obscurité éternelle. » Il dit encore (p. 175) : « On a, par exemple, de bonnes raisons de supposer que le prêtre suprême de Mithra résidait sur la colline vaticane. Après la mort de Julien l’Apostat, qui avait reçu le baptême mithraïque, le siège de la papauté païenne semble avoir cédé la place au chef de l’Église chrétienne. »
Si l’on peut faire quelques réserves à propos de ce dernier jugement de J.R. Conrad, il n’en est pas moins important de remarquer que la grande fête de Mithra était célébrée le 25 décembre. Le pape Libère, en 354, transféra du 6 janvier au 25 décembre la fête célébrée en l’honneur de la Nativité.
[15] Nous avons résumé sur ce point les recherches classiques de F. Cumont, selon l’analyse de Goblet d’Alviella : « Croyances, rites et institutions » — Geuthner, Paris, 1911.
[16] D’après certains auteurs, ces degrés étaient au nombre de douze ; mais il est possible que certains grades aient comporté plusieurs subdivisions.
[17] On a souvent cité le passage de Nonnus, le grammairien, ou cet écrivain de la fin du VIe siècle décrit les épreuves des néophytes dans le mithraïsme. Ceux-ci devaient traverser le feu et l’eau, endurer le froid, la faim, la soif, la fatigue de la marche, etc. M. Cumont traite ce récit d’hallucination et n’est pas éloigné de croire que l’imagination de Nonnus aurait inventé ces supplices. Cependant, nous savons que plusieurs de ces épreuves figuraient réellement dans l’initiation, du moins sous forme de simulacres. Pourquoi n’en eût-il pas été de même des autres détails que rapporte l’écrivain byzantin ? Il est certain qu’il avait dû puiser aux sources, puisque c’est lui qui nous révèle les termes d’« hypobase » et d’« anabase », employés dans les mystères pour indiquer la descente et l’ascension des âmes.
[18] Plusieurs passages d’écrivains antiques confirment cette hypothèse. Firmicus Maternus, dans son traité « de Erroribus profanarum religionum », nous dit que les « mages feignent d’adorer un homme tuant un bœuf, mais ils rapportent ce culte à la puissance de la lumière ». Plus explicite encore est Pallas : « L’opinion commune, dit-il, est que ces noms d’animaux et de monstres se rapportent au zodiaque ; en réalité, les sectateurs de Mithra veulent faire entendre ainsi certains secrets sur l’âme qu’ils représentent comme apte à revêtir plusieurs corps. »

http://www.revue3emillenaire.com/blog/les-societes-secretes-antiques-eleusis-et-mithra-par-rene-alleau/

Le temple d’horus serait construit comme un micro-processeur

Pyramids_1_D6UCM1OWZZ_1600x1200Les  égyptologistes traditionnels  et penseurs comme Zahi Hawass maintiennent que les égyptiens  de l’antiquité ont construit tous les monuments comme  le sphinx et les pyramides et maintiennent immuablement que n’importe quelle autre théorie est ridicule.
  
Les chercheurs alternatifs comme Hoagland ont proposé que les monuments de l’Egypte aient été construits par une civilisation de pointe antécédente. Une seule pièce de l’évidence a mis en avant sur le spécial de FOX a montré le hieroglyphe d’un temple à Abydos, Egypte. Le glyphe contenait plusieurs  objets bizarres, objets concernant la haute technologie:
  

   cpu2

    En regardant cette image et basant ses observations sur sa conaissance  de l’électronique, Perez remarqua que l’extrémité orientale du temple (haut de l’image) ressemblait étrangement  à la structure d’un micro-processeur. Ce qui retint l’attention  de Perez était les lignes étroitement espacées     du côté droit (côté du nord) du temple
  
  
  

Alors regardant l’image entière, il est devenu clairement évident que le temple entier d’Horus correspondait aux composantes d’une unité centrale     de traitement ou micro-processeur et les pièces que l’on retrouvent dans les ordinateurs des temps modernes.
  
                              
      
          
  

Chaque section du temple d’Horus correspondait avec un segment d’un  micro-processeur et des pièces requises pour qu’une unité centrale de traitement fonctionne.
  

 
  

LE MICRO-PROCESSEUR / SANCTURAIRE INTÉRIEUR
  

La pièce la plus importante     du temple d’Horus, l’extrémité orientale, possède  une structure semblable à l’intérieur d’un micro-processeur.     Les sections plus petites se composent des chambres entourant un Hall d’offre, un vestibule et un secteur appelé le Naos, qui dans la tradition égyptienne antique contient la pièce la plus importante de ce temple particulier,  une statue du dieu Horus.
  

Les chambres envirronante l’extrémité     orientale du temple seraient
    logiquement des endroits pour stocker des objets ou l’information, peut-être pour l’usage postérieur dans un rituel. À l’intérieur d’un micro-processeur, les segments connus sous le nom de registres  accomplissent la tâche de stocker l’information à traiter pour plus tard.
  

La chambre intérieure suivante  est un vestibule, qui est défini dans le dictionnaire de Webster comme « cours qui offre l’accès (vers quelque
    chose de nouveau). » D’une façon semblable, la section d’arithmétique et de logique d’une unité centrale de traitement offre  les sections externes
    d’un accès de microprocesseur au centre principal appelé  l’unité de commande.
  
  

Le NAOS, est évidemment le centre du temple et symboliquement contrôle et travaille en tandem avec tous les rituels et traditions qui l’entourent.     D’une manière semblable, l’unité de commande d’un micro-processeur travaille en tandem avec toutes les autres sections     .
  

La droite inférieure du secteur intérieur du sancturary (CPU du temple) sont deux petites sections qui ressemblent aux morceaux de circuit intégré  de minature qui sont employés dans des ordinateurs comme horloges de système pour une unité centrale de traitement.
  

À l’entrée à  cette section intérieure du temple de Horus est un secteur  appelé « le hall des offrandes » qui contient  des articles à apporter en second lieu du hall de l’Hypostyle.  La cache d’un micro-processeur contient les données qui  doivent être apportées de l’extérieur, particulièrement     de la prochaine composante d’un ordinateur, la pièce qu’on  appelle le BIOS.
  

    LA PIÈCE BIOS / DEUXIÈME HYPOSTLE HALL
  

Le mot « Hypostyle » dans  le dictionnaire de Webster est défini comme « toit  se reposant sur des rangées des colonnes » si vous  avez noté, n’importe laquelle pièce de circuit intégré, y compris un pièce de BIOS possède un toit reposant sur des rangées des colonnes. Le « toit » serait le corps du morceau et les colonnes seraient les goupilles  en métal dépassant du morceau.
  
Le morceau de BIOS exécute  la fonction du « démarre vers le haut » de l’unité centrale de traitement en veillant à ce que tous les attachements  sont en place,  transfert les commandes au BIOS et charge le  programme à être employé dans l’accès sélectif de la mémoire (RAM).
 
D’une manière semblable, « le second hall de l’Hypostyle » est un lieu de rassemblement pour préparer le temple aux rituels du culte à  dieu à être célébré, transfère temporairement la commande du temple à ce hall
    quand le rituel du culte à dieu est sur le point de commencer et est employé pour apporter la tradition du programme  rituel de célébration à ceux qui sont dans  le prochain hall externe de l’hypostyle qui ne sont pas assez  habiles pour être dans le sanctuaire intérieur.
  

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RAM / LE HALL DE L’HYPOSTILE
  

La mémoire à accès     sélective est une mémoire à court terme     employée pour retenir temporairement les programmes à  employer par un ordinateur. Dans le cas du temple, « l’ordinateur »  est la civilisation égyptienne et le programme  est une célébration tenue dans le hall externe de l’hypostyle  pour ceux qui sont non qualifiés ou non exigés pour être dans le sancturaire intérieur ou sont des membres temporaires.
  

La COUR / Prise de contact du co-processeur
  

La cour ouverte de ce temple a plusieurs piliers l’entourant à l’intérieur de d’un mur à  trois côtés. Une prise qui est utilisée pour tenir une puce électronique (ou de co-processeur) sur  une carte mère d’ordinateur serait une comparaison logique  à ce secteur si les « piliers » sont interprétés     comme des trous et que le terrain extérieur est la partie creusée hors du secteur de la prise.
  

    CONCLUSION
  

La disposition du temple d’Horus ressemble à une collection d’unité centrale de traitement, d’une pièce de BIOS, d’un disque à mémoire vive et d’une prise de co-processeur trouvés dans les ordinateurs modernes d’aujourd’hui. Les ordinateurs évidemment n’ont pas existé en Égypte antique parce qu’ils  leur manquait la technologie et la connaissance.
  

Par conséquent, ceci nous indique  que la conception du temple d’Horus, aussi bien que le glyph d’hélicoptère d’Abydos sont les mémoires résiduelles d’une civilisation de pointe antérieure  qui disparut de la face de la terre des milliers d’années  avant que l’histoire moderne ait pu enregistrer ces événements.

La macrobiotique le plus ancien système de santé

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En tout premier lieu, les racines de la macrobiotique puisent leurs origines dans la civilisation grecque pour l’Occident et dans le taoïsme chinois pour l’Extrême-Orient. Ce qui en fait sans contestation possible la plus ancienne (2500 ans) technique de soins et anti-aging par l’alimentation. Durant ces millénaires, la macrobiotique s’est constamment enrichie de l’expérience des alchimistes, des médecins, et du bon sens populaire.

A la Renaissance malgré l’opposition violente de l’église, la macrobiotique devenait un des piliers de la médecine, pour atteindre son apogée au 18è siècle avec le célèbre médecin Allemand C.W.Hufeland.

Entièrement remaniée par le Japonais G.Ohsawa dans les années 1950 qui va lui adjoindre toute la science d’Extrême-Orient, elle apparaît alors dans toute son efficacité et acquerra sa notoriété dans des guérisons spectaculaires. Michio Kushi aux Etat-Unis lui donnera une légitimité et une dimension internationales par une approche plus pragmatique et de nombreux séminaires.

Les 10 points consensuels à la plupart des régimes, que nous avons décrit ci-dessus, correspondent point par point aux recommandations habituellement conseillées en macrobiotique.

L’assiette recommandée à ceux qui débutent se compose des aliments et groupes d’aliments suivant :

Céréales 40% – Légumineuses 10% – Légumes 25% – Algues 5% – Protéines 10% – Potages 10%.



Ces proportions ne sont pas le fruit du hasard, elle sont l’exact reflet de l’évolution biologique de l’homme sur des milliers d’années.

La structure des dents reflète l’ordre de l’univers. Nous avons 32 dents qui correspondent aux 32 vertèbres de la colonne vertébrale.Ce qui fait au total 64, qui est le nombre des hexagrammes du I-King qui est le livre traditionnel de cosmologie pratique. Nos dents, celles qui poussent après les dents de lait, reflètent l’histoire biologique de l’homme et les types d’aliments les plus appropriés à consommer.


Sur 32 dents, nous avons :
20 molaires qui servent à broyer les céréales
8 incisives plus appropriées pour couper les légumes
4 canines qui servent à manger la viande.

Ainsi 28 de nos dent, les molaires et les incisives sont spécialisées pour la consommation de végétaux. Alors que les canines servent pour les produits animaux. Le rapport étant de 7 à 1. C’est la raison pour laquelle notre alimentation devrait se composer de cinq partie de céréales complètes en grains, de deux parties de légumes et d’une partie de produits d’origine animale.

L’histoire biologique de l’homme est le résultat de son alimentation essentiellement céréalienne, à laquelle des légumes étaient ajoutés en supplément. Comme on le voit d’après la structure de nos dents, les aliments d’origine animale ne forment qu’une minime partie de l’alimentation. En fait, il en a été fait usage surtout au cours des périodes extrêmement froides et aux époques glaciaires, par exemple.

Mais alors… allez vous me dire, pourquoi ne pas manger cru.
La cuisson des aliments est justement ce qui différencie l’homme du singe ou de la vache. Pour qu’un singe, de qui nous descendons, devienne « homo sapiens » il a fallu deux événements concomitants : 1° la cuisson – 2° la salaison – le temps.

Pour comprendre cela, il faut faire appel à la dialectique taoïste, qui est appelée également « yin-yiologie » en macrobiotique.
La totalité des phénomènes universels, toutes actions, toutes matières sont soumis à deux forces polaires opposées et complémentaires (polarité) qui sont désignées symboliquement par yin et yang. Comme vous le savez, en macrobiotique, tous les aliments peuvent être classés en deux catégories : yin et yang.

Yang représente la force de contraction/rétraction.
Yin représente la force d’expansion/dilatation.
Lorsque nous consommons des aliments de type yin, nous sommes soumis à l’action de la force d’expansion et de dilatation(yinnisation).
Lorsque nous consommons des aliments de type yang, c’est l’inverse, c’est la force de contraction qui déploie ses effets (yanguisation).

Sont yin : le froid – les végétaux – les crudités – les fruits – les légumes – l’eau – les corps gras – le sucre – l’alcool, etc.
Sont yang : le chaud – la cuisson – le sel – la viande – la pression – les graines, etc.

Vous avez compris maintenant un des grands secrets de l’Univers, la clé de la connaissance.

La cuisson, le rôtissage, le grillage et le sel permettent de modifier la polarité d’origine des aliments et de rendre yang des produits qui étaient yin au départ.

Les grands singes (gorilles) vivent dans un environnement très yin; la forêt humide, à l’abri du soleil brûlant, mange de grande quantités de végétaux crus – feuilles, jeunes pousses et fruits. Leurs constitution est donc yin, grosse tête, énorme ventre, digestion lente, peu actifs et long repos.

L’homme est donc un grand singe qui s’est adapté à son milieux, après être sorti de sa forêt ( certainement par obligation) pour s’aventurer dans la plaine africaine, il a dû pour survivre, changer complètement son alimentation, manger des graines, des végétaux secs et même parfois de la viande crue ou grillée, lors des grands incendies de la savane. Au cour des millénaires ce grand singe s’est donc yanguisé (devenir plus yang) et il est devenu notre ancêtre commun l’homo erecticus, plus petit, plus maigre, plus rapide, plus actif, avec un cerveau plus compact.

Si vous voulez suivre le chemin inverse de l’évolution, mangez cru, mangez des fruits, mangez des pousses et vous redeviendrez un singe, bon d’accord, il faudra quelques milliers d’année, mais la Nature a tout son temps. Sans oublier, que yin- expansion c’est la vie et yang-contraction la mort.

L’obésité fait également appel aux phénomènes de yinisation (devenir plus yin) : trop manger, trop de liquide, trop de gras, trop de sucre, etc, pas assez d’activité. Vous savez maintenant ce qui vous reste a faire pour éviter ce processus morbide.

Naviguez entre yin et yang, trouvez le juste milieu le plus adapté à votre constitution et à votre condition c’est la clé de la santé définitive.

Mais vous n’êtes pas obligé de me croire, la véritable preuve, c’est l’expérimentation. C’est pourquoi G. Ohsawa à nommé son livre le plus célèbre « Le Zen Macrobiotique » car le zen se concentre exclusivement sur l’expérience et ne se préoccupe pas d’interprétation.

Les détracteurs, paradoxalement, souvent des membres du corps médical, émettent plusieurs critiques envers le régime macrobiotique :

Une carence en Vit. B12 en Vit.C et en calcium :
L’affirmation selon laquelle la viande est la seule source de B12 est fausse.
Le besoin journalier de l’homme est de 1 micro-gramme. (1 millionième)
Le foie de bœuf il est vrai, qui est le plus riche en B12 en contient 10 à 20 mg. par 100 gr.
Les algues nori en contiennent 13 à 29 micro-gramme pour 100 gr.
En contiennentt également le germe de blé, la farine complète fraîche, tous les produits lacto-fermentés, choucroute, miso, tamari, natto etc. les oeufs, le saumon et les algues izikis. Il est même admis par la biochimie que l’homme est capable de synthétiser la B12 au niveau de ses intestins. ( Bactérie lactique végétale ).
On a laissé entendre dans le milieu médical qu’une carence en B12 chez les végétariens et les macrobiotiques entraînerait à long terme un déficit cognitif (intellectuel), c’est possible, mais alors qu’on m’explique pourquoi les Hindous végétariens, fournissent les meilleurs informaticiens du monde.

Vitamine C – besoin journalier 30 mg.

Orange si chère aux sportifs et aux végétarienx = 49mg/100gr. Pomme = 5mg./100gr.
Brocoli et choux frisé 118mg./100gr. – Algues 15 à 20mg./100gr. – Noisette 7,5 gr./100gr.
Pour le calcium (Ca), le besoin d’entretien est de 1 à 1,5 gr. par jour, on trouve beaucoup de Ca dans les feuilles de choux(100mg./100 gr.), Brocoli (150mg/100gr) ainsi que dans tous les légumes verts. Les algues en contiennent 1.400 mg. pour 100gr. Les céréales environs 50mg/100gr.
Comme vous le voyez, les accusations diététiques émises à l’encontre de la macrobiotique ne tiennent pas après une analyse objective.

Juste une petite remarque au sujet de certaines carences qui pourraient se manifester après quelques années d’une macrobiotique mal comprise chez des personnes pratiquant une alimentation sélective – j’aime pas les algues, j’aime pas les choux, j’aime pas les pickles, etc. – comme vous pouvez vous en rendre compte ci-dessus, ces aliments sont essentiels à l’équilibre nutritionnel de la diète macrobiotique. L’alimentation macrobiotique est parfaite du point de vue diététique, à conditions de ne rien rejeter et de ne rien rajouter, mais adapter.

Pour résumer :
La macrobiotique et de loin le plus ancien système de santé existant, elle s’est développée sans interruption depuis Platon jusqu’à nos jours. Elle est issue d’une longue tradition et du bon sens populaire. ses principes reposent sur des lois universelles ancestrales. Elle est le reflet de l’évolution biologique de l’homme. Elle n’a jamais été influencée par les pouvoirs, ni par l’économie puisqu’elle est gratuite. Elle s’adapte à chacun et à chaque cas suivant sa constitution et sa condition. Récemment, soit depuis les années 1950 des principes issus de la philosophie d’Extrême-Orient lui ont été inclus, comme la classification énergétique des aliments d’après leurs polarités yin ou yang.
L’ultime preuve macrobiotique, aucun des régimes cités plus haut n’a vraiment fait ces preuves sur le long terme, alors, que des milliers de personnes à travers le monde pratiquent la macrobiotique d’Ohsawa, sans interruption depuis plus de 50 ans.

Citons les 7 principales règles macrobiotiques :

  • Apprendre à reconnaître le jeu permanent des deux forces antagonistes et complémentaires yin et yang. Les utiliser comme guide pour comprendre le jeu de la vie dans la nature, dans notre corps, dans nos comportements et dans tous les phénomènes qui nous entourent.
  • Dans le but de respecter les polarités harmonieuses de la nature, il est conseillé de ne pas utiliser de produits alimentaires contenant des additifs chimiques, et de donner la priorité aux aliments issus d’une agriculture biologique, artisanale et régionale ayant subi le moins de transformation possible.
  • Consommez des fruits et légumes provenant de la même zone climatique où vous vivez, en respectant la saison biologique naturelle de végétation, correspondant à chaque végétal. Introduire régulièrement dans son alimentation des légumes sauvages locaux.
  • La consommation de produits animaux devrait être restreinte dans la mesure du possible, et répondre à ces trois critères :
    Manger les espèces qui ne fuient pas.
    Manger les espèces biologiquement les plus éloignées de nous.
    Ne pas manger de sous-produits animaux provenant d’un vol ou d’un détournement abusif.
    Bannissez totalement les produits laitiers: Ces produits ne sont pas conçus pour la consommation humaine et de plus ils ont des taux élevés d’herbicides, d’antibiotiques et d’hormones de croissance. Sur le plan psychique, les produits laitiers nous maintiennent à un niveau infantile. (Le lait est pour le petit veau, et le miel permet aux abeilles de se nourrir durant l’hiver)
  • Composition de l’assiette macrobiotique standard de base sous un climat tempéré :
    Potage : 10 %
    Céréales : 40 %
    Légumineuses : 10 %
    Légumes : 25%
    Algues : 5 %
    Protéines : 10 %
  • Le 95 % de la ration alimentaire journalière devrait être cuite – 80 % en saison chaude. (ajouter régulièrement du persil sur les céréales)
  • “ Non credo “ ne pas croire mais comprendre pour arriver à une conviction par sa propre réflexion. Croyance, foi et superstition sont en réalité synonymes d’ignorance.
    “ Vivere parvo “ savoir se contenter de l’essentiel sans gaspiller les dons de la vie. Être reconnaissant pour tout ce que l’on a reçu.


Souvent dans les forums ou lors de réunion entre enseignants macrobiotiques, la proposition est mise en avant de rendre la macrobiotique plus simple, plus abordable pour tous – en supprimant – ce qui fait sa puissance et sa notoriété et qui la distingue de tous autres thérapeutique, je veux parler de la classification yin-yiologique des phénomènes universels, la science de yin et yang.

Si vous n’introduisez pas la compréhension yin-yologique (yin/yang) dans l’alimentation, le régime macrobiotique n’est qu’un régime de plus, parmi des dizaines d’autres. Avant toute chose, avant de vouloir vous guérir d’une grave maladie, avant de composer votre premier menu, avant de cuisiner votre premier plat macrobiotique, avant de préparer du gomasio, étudiez et comprenez l’yin-yologie, la science de yin et yang. Alors seulement, vous mesurerez la supériorité de la doctrine macrobiotique sur toutes les autres, et vous même deviendrez votre propre médecin, libéré de toutes les servitudes liées à la médecine symptomatique.

Voilà le tableau original conçu par Ohsawa avec les 10 régimes au choix selon votre état de santé. Comme vous pouvez le voir, certains de ces régimes comportent de la viande, des salades et des desserts, mais pour mieux dénigrer la macrobiotique, seules les mono-diètes 100% de céréale on été mises en avant par le corps médical et les diététiciens.

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La véritable difficulté, qu’il ne faut pas occulter, c’est l’isolement social dans lequel la pratique de la macrobiotique peut mettre une famille et ses enfants. C’est pourquoi la macrobiotique est véritablement un choix de société, un combat de pionnier contre la malbouffe et la consommation à outrance. Cette époque arrive à son terme ni l’humanité, ni la planète ne peuvent le supporter davantage, alors saisissez cette opportunité, créez des petits groupes partout sur la terre et les petite rivières formeront bientôt de puissants fleuves.

Souvent la macrobiotique est critiquée sans que ses principes aient été véritablement analysés. J’espère avec cet article avoir rassuré les adeptes, convaincu les indécis et permis aux autres de se faire une opinion correcte sans à priori négatif.


Nous sommes ce que nous mangeons

Gérard Wenker – Février 2008

( voir le livre sur  » Histoire de la macrobiotique à travers les âges).

Sémiramis L’emblème apocalyptique de l’église romaine

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« Les Mystères chaldeennes remontent aux jours de Sémiramis… cette belle reine de Babylone, bien qu’abandonnée, ‘Mère’ des dieux…. la Mère de toutes sortes d’impuretés,… [celle qui] a érigé la ville même où elle a régné comme un siège d’idolâtrie démesurée et consacré à la prostitution. Ainsi était cette reine chaldéenne, prototype remarquable de la « femme » de l’Apocalypse, tenant sa coupe d’or, et avant sur son front, le nom ‘Mystère, Babylone la Grande, la Mère des impudiques et des abominations de la terre.’ Cet emblème apocalyptique de la prostituée tenant une coupe était deja exprimé dans les symboles d’idolâtrie de l’ancienne Babylone, comme ils sont exposés en Grèce… et il nous paraît singulier, que de nos jours, aussi loin qu’on soit capable de le yoir pour la première fois, l’Eglise de Rome a adopté ce même symbole comme emblème. En 1825, le pape Leon XII a fait frapper une médaille, portant à l’avers sa propre image, et à l’envers, celle de l’Eglise de Rome symbolisée par une femme tenant dans sa main gauche une croix, et dans sa main droite, une coupe, avec cette inscription autour d’elle, ‘Sedet super universum‘, signifiant, son siège est le monde entier.

« … Donc, c’etait une question de nécessité, si l’idolâtrie devait y être amenée, et spécialement une idolatrie si impudente tel le système babylonien, que ce devait être en plein secret. Les prêtres chaldéens étaient les seuls dépositaires de connaissance religieuse; ils n’avaient qu’une vraie tradition par laquelle les écrits et les symboles de la religion publique devaient être interprétés. Il fallait donc une soumission implicite et aveugle sans laquelle ce qui est nécessaire au salut ne pouvait être appris. Maintenant comparez ceci à l’histoire de la papauté, à son esprit, à son modus operandi à travers les siècles, et quelle coincidence!  Etait-ce pendant une période de lumière patriarcale que le système corrompu des ‘mystères babyloniens a commencé? C’était dans un âge de plus grande lumière que ce système impie, profane, et sans base scripturaire a débuté. C’était pendant le siècle même des apôtres, quand l’église primitive fleurissait, quand les fruits glorieux de Ia Pentecôte étaient visibles partout, quand des martyrs ont scéllé de leur sang leur témoignage à la vérité. Et même quand l’Evangile brillait de son plus bel éclat, l’Esprit de Dieu a communiqué ce message à Paul: ‘le mystère de l’iniquité agit déjà.’ (2 Thes. 2:7). Ce système d’iniquité…. au temps voulu serait rudement révélé, et continuerait jusqu’à ce qu’il soit détruit par le souffle du Seigneur, et anéanti par l’éclat de son avènement.’ (Ibid, v. 8). Mais le début de son introduction dans l’Eglise s’est produit secrètement, à Ia dérobée, avec toutes sortes de ‘seductions de l’iniquité’. Il a œuvré ‘mystérieusement’ sous un beau mais faux visage, éloignant les hommes de la simplicité de la vérité qui est en Jésus. Et ceci, il l’a fait en secret pour la même raison que l’idolâtrie était secrètement introduite dans les anciens mystères de Babylone. Il n’y avait donc aucune sécurité d’agir autrement. Ce n’était pas prudent. La vraie église, bien que dépouillée de tout pouvoir civil, prise de zèle, se serait réveillée pour mettre à l’index ce faux système et tous ses complices, si le dit système s’était révélé tout d’un coup dans toute sa bassesse et sa vilenie; et ceci aurait fait cesser son progrès. Par conséquent, tout s’est fait en secret, et peu à peu, insensiblement une corruption est introduite après une autre, comme dans tout processus d’apostasie, et l’église, marchant à reculons, était prête pour tolérer cet état de choses jusqu’à ce qu’il ait atteint la proportion gigantesque que nous voyons maintenant…. le système de la papauté.

« … Astucieusement et graduellement, Rome posa Ia fondation de son système de clergé duquel il a élevé plus tard une si vaste superstructure. A son debut, ‘mystère’ était l’empreinte gravée sur son système…. Le pouvoir du clergé romain a atteint son apogée avec l’érection du confessional. Le confessional est aussi un emprunt de Babylone… Concemant la confession, la Bible déclare: ‘Confessez donc vos péches les uns aux autres (Jacques 5:16), ce qui signifie que le prêtre devrait confesser au peuple tout comme le peuple confesse au prêtre, si l’un aurait péché contre l’autre… Rome, délaissant la Parole de Dieu, a eu recours au système babylonien. Suivant ce système, la confession secrète au prêtre, suivant des ordonnances bien précises, était requise de tous ceux qui étaient admis aux ‘Mystères’…. Maintenant cette confession est faite par chaque individu, en privé et dans la solitude à un prêtre [sous peine de perdition] assis et vêtu au nom et avec l’autorité de Dieu, investi du pouvoir d’examiner la conscience, de juger, d’absoudre, ou de condamner suivant son bon plaisir… Sans cette confession, dans l’Eglise de Rome, on ne peut pas être admis aux sacrements, tout comme dans les jours du paganisme, il n’y avait pas d’admission aux Mystères sans la confession. Ceci est le grand pivot sur lequel tout le ‘Mystère de l’Iniquité’ incarné dans la papauté tourne; et partout où il est introduit, il sert admirablement le dessein de contraindre des hommes dans une soumission abjecte au clergé. » (The Two Babylons, traduit Les Deux Babylones, pp.5-11). [Ce n’est donc pas étonnant que la fausse vierge Marie ait dit aux visionnaires qui l’ont vue à Medjugorje ce qui suit: « On doit encourager le peuple à aller à la confession tous les mois. La confession mensuelle sera un remède pour l’Eglise qui se trouve dans l’Ouest. Ce message doit être donné dans l’Ouest! » (The Thunder of Justice, p. 198)].

« Conformément aux principes qui ont permis le développement du confessional, l’Eglise, c’est-à-dire, le clergé, se déclare être le seul dépositaire de la vraie foi du christianisme. Tout comme les prêtres chaldéens se croyaient les seuls à posséder la clé pour comprendre Ia mythologie de Babylone, une clé qui leur fut transmise de toute première antiquité, ainsi les prêtres de Rome se sont organisés pour être les seuls interprètes des Saintes Ecritures… Par conséquent, ils ont exigé une foi implicite dans leurs dogmes; tous les hommes étaient astreints à croire tout ce que l’Eglise croyait, alors que l’Eglise pouvait façonner sa foi selon son bon plaisir… Nous voyons donc qua tous égards, comment Rome porte à juste titre ce nom inscrit sur son front, ‘mystère, Babylone la Grande. »‘ (Les Deux Babylones, p.11).

Sémiramis as vénus as diane
L’emblème apocalyptique de la femme impudique avec la coupe d’or à la main était même compris dans les
symboles de l’idolâtrie dérivée de l’ancienne Babylone, tels qu’ils étaient représentés en Grèce, c’est ainsi, en
effet, qu’on représentait Vénus à l’origine ; et ce qui est curieux, c’est que même
de nos jours, et pour la première fois, paraît-il, l’Église romaine vient de
s’approprier ce symbole pour en faire l’emblème de son choix. En 1825, en effet,
à l’occasion du Jubilé, le pape Léon XII fit frapper une médaille portant d’un côté
sa propre image et de l’autre l’Église de Rome symbolisée par une femme qui tient
à la main gauche une croix et de l’autre une coupe avec cette légende: « Sedet super universum
« , elle a pour siège le monde entier  Sémiramis vivant à une époque où la foi patriarcale était encore

assez puissante dans l’esprit des hommes, puisque Sem était encore en vie pour rallier les âmes fidèles
autour de la bannière de la vérité et de la cause divine, il aurait été téméraire
de proclamer tout à coup et publiquement, un système comme celui qui
fut inauguré par la reine de Babylone. Nous savons, d’après la déclaration de Job, que parmi les tribus
patriarcales qui n’avaient rien à faire avec les institutions mosaïques, mais qui adhéraient à la foi pure des
patriarches, l’idolâtrie, à n’importe quel degré, était considérée comme un crime qui devait attirer sur la tête
du coupable un châtiment terrible et sommaire: « Si j’ai regardé le soleil quand il brillait et la lune quand elle
s’avançait majestueuse, si mon coeur s’est laissé séduire en secret, si ma main s’est portée sur ma bouche, c’est
un crime que doivent punir les juges, et j’aurais renié le Dieu d’en haut » (Job XXXI, 26-28). S’il en était ainsi
du temps de Job, à plus forte raison en était-il de même à l’époque plus reculée où les mystères furent
institués. Si donc l’idolâtrie s’introduisait, et en particulier une idolâtrie grossière comme celle que le système
Babylonien contenait en principe, il fallait nécessairement que ce fût en secret et à la dérobée

. Le but était de soumettre tout le genre humain d’une manière aveugle et absolue, à une hiérarchie
qui dépendait entièrement des souverains de Babylone. À cet effet, toute la science sacrée et profane fut
monopolisée par le clergé qui la distribuait à ceux qu’il initiait aux Mystères,  selon que le demandaient les intérêts de son grand système de despotisme spirituel. C’est ainsi que partout où se propagea le système Babylonien, les hommes furent livrés à la domination des prêtres. Ceux-ci étaient les seuls dépositaires des connaissances religieuses, seuls ils avaient la vraie tradition par laquelle on devait interpréter les rites et les symboles de la religion du peuple, et sans une soumission aveugle et entière, les prêtres refusaient de faire connaître ce qui était nécessaire au salut. Comparez cela avec les origines de la Papauté, avec son esprit et son ; modus operandi; à travers tout son développement, et vous verrez combien la ressemblance est exacte

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Tu affirmes que tu nous parles de la part du SEIGNEUR. Mais nous ne voulons pas t’écouter. Nous continuerons plutôt à faire tout ce que nous avons promis. Nous offrirons de l’encens et du vin à la déesse Astarté, la Reine du ciel. Nous avons toujours fait cela, ainsi que nos parents, nos rois et nos ministres, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Nous avions alors assez à manger, tout allait bien pour nous, et nous ne connaissions pas le malheur. Mais un jour, nous avons arrêté d’offrir de l’encens et du vin à la Reine du ciel. Et depuis, nous manquons de tout et nous mourons par la guerre et la famine. Les femmes ont dit encore: «Quand nous offrons de l’encens et du vin à la Reine du ciel, est-ce que nos maris ne sont pas d’accord avec nous ? Quand nous faisons pour elle des gâteaux qui la représentent, quand nous lui offrons du vin, ils le savent bien. Mais Jérémie a dit à tous, hommes et femmes, qui lui avaient répondu de cette façon: C’est vrai, vous offriez déjà de l’encens dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, vous, vos parents, vos rois, vos ministres et les autres gens de Juda. Et le SEIGNEUR s’en est bien souvenu, il ne l’a pas oublié. Mais le SEIGNEUR n’a pas pu supporter vos actions mauvaises ni les choses horribles que vous avez faites. C’est pourquoi votre pays est devenu un tas de ruines, un lieu horrible, sans habitants, et on le prend comme exemple pour lancer une malédiction. Tout le monde peut voir cela aujourd’hui”.; Jérémie 44.16-22 (cf. aussi: Ezéchiel 8:14)

Le culte de la mère et de l’enfant est toujours directement ou indirectement associé à l’exercice du pouvoir temporel. La plupart des mythologies de l’antiquité en font état par le biais d’une légende qui ne varie jamais, et exalte une Vierge Divinisée qui donne le jour à un fils destiné à régner sur le monde. Seuls varient les noms attribués à la Mère et à l’Enfant :

 

 

Isis et son fils Osiris en Egypte
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   Isi et son fils Iswara en Inde,
    Cybèle et sont fils Décius en Asie Mineure,
    Irène et sont fils Plutus en Grèce,
    La Fortune et son fils Jupiter Puer à Rome…

Plus tard, la Rome Catholique emprunta certains éléments de son culte aux mythologies de la Rome Païenne; l’on comprend mieux pourquoi elle fit de Marie la médiatrice et la Reine du Ciel. Le magistère de l’Eglise romaine reprenait à son compte une très ancienne tradition païenne à seul fin de se rendre populaire auprès des peuples qu’il désirait dominer. Ce faisant, il s’éloignait de texte biblique qui aurait dû servir de critère et édifiait un système religieux que plusieurs ont qualifié de “Babylonien”. C’est pourquoi beaucoup d’exégètes bibliques soutiennent que la nouvelle “Babylone” mentionnée dans le livre de l’Apocalypse n’est ni plus ni moins que l’EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE.

Cette “Babylone” est assise sur de “grandes eaux” (Apocalypse 17:1b). 

Ce qui signifie qu’elle exerce une autorité spirituelle incontestable sur des peuples, des foules, des nations, et des langues”, en leur imposant sa philosophie religieuse. Elle est à la fois Mystique (semblant de spiritualité) et Agnostique (elle renie la Foi; elle est apostate, c’est à dire très éloignée de ce qui était au départ).

Elle est ivre du sang de Saints (Les vrais disciples de Jésus-Christ) et du sang des Témoins de Jésus (17:-a). 
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Un exégète britannique de la fin du 19ème siècle mentionne qu’au cours des âges, l’Eglise Romaine s’est rendue responsable de l’assassinat de plus de 50 millions de Témoins de Jésus-Christ. On comprend l’étonnement de Jean. Comme aurait-il pu supposer que cette “chrétienté” suscitée par Dieu pour manifester Christ au monde serait à l’origine d’un tel désastre ?! Dans ces temps de la fin, la religion officielle imposée aux hommes aura gardé les objectifs et les apparences d’un authentique culte au Vrai Dieu.
Il ne suffit pas de se dire chrétien, ou d’afficher une vague croyance en la Bible pour recevoir le salut gratuit des enfants de Dieu : il faut avant tout obéir à Dieu.

        Jésus a dit :
        Tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n’entreront pas dans le Royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux.
        Matthieu 7:21
Je me suis toujours senti très attristé en pensant que ces hommes et ces femmes qui ont placé leur foi dans les doctrines catholiques, sont devenus malgré eux des brebis conduites dans un culte démoniaque, par des loups ravisseurs.
Par manque de connaissance biblique, ils se confient dans des traditions humaines, fêtant l’arbre de Noël, les oeufs de Pâques, l’Assomption de la Vierge, formant des processions, pliant le genou devant des statues, communiant avec des reliques abominables, sans avoir conscience de reproduire des cultes païens antiques
dyn008_original_518_389_pjpeg_2571946_618a3ba5a3a8103940558e72bd72f5a9 Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l’argent et l’or, qui sont chez elles. Deutéronome 29:17
Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point.

L’idolâtrie est grave pour plusieurs raisons :

 

      Elle est un outrage à Dieu, l’Eternel, le tout Puissant, le Créateur du ciel et de la terre,  qui est esprit, invisible, seul vrai Dieu. 1 Timothée 1.7

      Elle est une injustice. Romains 1:18/23  La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, … ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

      Elle est un culte mensonger qui entraîne ceux qui la pratiquent vers une piété, qui peut être sincère, mais en réalité est superstitieuse et vaine. Jérémie 16:19 Les nations viendront à toi des extrémités de la terre, Et elles diront: Nos pères n’ont hérité que le mensonge, de vaines idoles, qui ne servent à rien.

      C’est un culte rendu aux démons. 1 Corinthiens 10.14 à 22

      Dieu jugera les idolâtres. 1 Corinthiens 6.9 – Apocalypse 22:15 – Jonas 2:8 Ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la miséricorde.   

Dieu a toujours mis son peuple en garde contre la tentation des idoles, l’idolâtrie, que ce soit sous l’Ancienne Alliance avec Israël, depuis sa sortie d’ Égypte, ou sous la Nouvelle Alliance avec l’Église de Christ.

Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elles,  car je suis l’Eternel, votre Dieu.  Lévitique 26:1 

comment peut on se dire véridique et croyant si on ne respecte pas les commandements de Dieu..

l’orgueil a fait croire aux hommes qu’ils détenaient la vérité alors qu’ils se sont égarés à cause de leur intellect trompeur .
la plus belle des églises c’est dans le coeur qu’elle se trouve.
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POURQUOI LES PAYS AFRICAINS PAYENT UN IMPOT COLONIAL EN FRANCE MALGRE LEUR INDEPENDANCE?


En savoir plus sur http://regardscroises.ivoire-blog.com/algerie/#KZx1pemO4pq2qGLv.99

L’étude des caractères chinois pourrait permettre le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens

Turberville Needham et la controverse de Turin.

Durant mes recherches sur les alphabets à lunettes, je suis tombé sur une étrange affaire – un peu dans le ton des débats scientifiques sur l’alphabet de Glozel ou l’homme de Fenwick.

En 1761, John Needham, un prêtre et physicien anglais, découvrit un buste d’Isis, gravé de caractères a priori égyptiens, conservé à Turin dans le cabinet du roi de Sardaigne. Ce buste avait été « apporté de Rome à Venise du tems des Gots, avec la Table isiaque » (Lettre de Dutens à Needham). Après l’avoir étudié, ayant constaté que les caractères n’étaient pas franchement égyptiens, il se convainquit qu’il agissait en fait d’idéogrammes chinois. Cette découverte fut publiée sous la forme d’un petit livret en latin, De inscriptione quadam Ægyptiaca Taurini inventa et characteribus Ægyptiis (Rome, 1761), qui circula dans toute l’Europe et commença à diviser les savants de l’époque.

La Chine fille de l’Egypte ?

Pour comprendre la conviction de notre savant anglais, il faut revenir sur les travaux du père Athanasius Kircher (Oedipus aegyptiacus et Prodromus Coptus, chapitre III), pour qui la Chine était « alteram aegypti faciem » ; de Huet, dans son Histoire du commerce et de la navigation des anciens ; puis de Dortous de Mairan, auteur des Lettres de M. de Mairan, au R. P. Parrenin, missionnaire de la Compagnie de Jésus à Pékin. Contenant diverses Questions sur la Chine [avec des extraits des lettres du P. Parrenin], ces auteurs semblant être les premiers à avoir émis l’hypothèse que la Chine avait pu être une colonie égyptienne.

Les œuvres de Diodore de Sicile avaient en effet persuadés certains lecteurs que les dieux égyptiens n’avaient pas seulement apporté la civilisation aux riverains du Nil, mais qu’ils l’avaient répandu dans le monde entier. Ainsi, sur une colonne élevée à Osiris, on lisait, d’après Diodore de Sicile, l’inscription suivante, en caractères sacrés : « Je suis le roi Osiris, qui, à la tête d’une expédition, ai parcouru toute la terre jusqu’aux lieux inhabités des Indes et aux régions inclinées vers l’Ourse, jusqu’aux sources de l’Ister, et de là dans d’autres contrées jusqu’à l’Océan… Il n’y a pas un endroit de la terre que je n’aie visité, prodiguant à tous mes bienfaits » (Diodore, I, 13-20). Cette allusion à la civilisation du monde par le Dieu Osiris ne pourrait-elle être un symbole, une transposition mythologique de l’influence que des colons partis d’Égypte avaient pu exercer sur les peuples étrangers, jusqu’en Chine ?

Huet pensait que « si toute la Nation des Indiens & des Chinois n’est pas descendue des Egyptiens, elle l’est du moins en la plus grande partie » (Histoire du commerce). On retrouverait chez les chinois des traces significatives de leur origine et une grande conformité de leurs coutumes avec celles des Egyptiens, un double écriture hiéroglyphique & profane, et même des affinités entre leurs langues…

Cette hypothèse fut immédiatement combattue par le P. Parrenin dans une lettre du 18 septembre 1735 :

« Venons maintenant au parallèle des Egyptiens & des Chinois, fondé sur les mœurs & les coutumes des deux nations, que vous continuez de supposer d’une manière très-claire & très-plausible. Des traits si ressemblans et particuliers vous donnent, à ce que vous dites, du penchant à leur attribuer une commune origine. Je vous avouerai franchement, Monsieur, que toutes vos ressemblances me portent seulement à juger que ces deux anciens peuples ont puisé dans la même source, leurs coutumes, leurs sciences et leurs arts, sans que l’un soit un détachement ou une colonie de l’autre. Tout prêche l’antiquité à la Chine, & une antiquité si bien établie, qu’il n’est pas concevable que les Egyptiens, dans leurs commencemens, aient été en état de lever de grandes armées, de traverser des pays immenses, et de peupler un grand Royaume » (Parrenin in Lettres édifiantes et curieuses, tome 22, 1735).

M. de Guignes, de l’Académie des belles-lettres, reprit cette théorie pour son compte et la développa dans une brochure qui fit beaucoup de bruit (Mémoire dans lequel on prouve, que les Chinois sont une colonie égyptienne. Lu dans l’Assemblée publique de l’Académie Royale des Inscriptions & Belles-lettres, le 14 Novembre 1758). Selon lui, il ne faisait aucun doute que les hiéroglyphes chinois prenaient leur source dans ceux de l’Egypte :

« Il s’agit encore de dépouiller tous les caractères hiéroglyphiques et symboliques chinois, de les ranger par classes, de les rapprocher des hiéroglyphes et des symboles gravés sur les obélisques et sur les autres monuments d’Egypte » (Mémoire).

Selon de Guignes, l’étude des caractères chinois pourrait permettre le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens – rappelons qu’à cette époque, ceux-ci n’avaient pas encore été décryptés par Champollion grâce à la Pierre de Rosette.

« Le Mémoire que je publie, n’est que le précis de celui que j’ai lu à l’Académie, qui est beaucoup plus étendu ; dans lequel, après avoir examiné l’origine des Lettres Phéniciennes, Hébraïques, Ethiopiennes & Arabes, je prouve plus en détail que les caractères Chinois, ne sont que des espèces de Monogrammes formés de trois Lettres Phéniciennes; & que la lecture qui en résulte, produit des sons Phéniciens ou Egyptiens. J’y rapporte un grand nombre de preuves que je supprime dans ce précis. J’en ai trouvé depuis beaucoup d’autres qui font de la dernière évidence. Telles font les pronoms & les particules qui servent à distinguer le pluriel d’avec le singulier, & tout ce qui constitue la Grammaire Chinoise. Tous ces mots sont encore les mêmes que ceux qui sont employés dans la Langue Phénicienne & dans celle des Cophtes, qui est un débris de l’ancienne langue Egyptienne. Mais je réserve toutes ces preuves, soit pour les Mémoires de l’Académie, soit pour un Ouvrage particulier que je me propose de faire, & dans lequel  après avoir donné les principes & comme le rudiment des caractères Chinois, regardés comme caractères Egyptiens, j’appliquerai toute l’histoire ancienne de la Chine à celle de l’Egypte. J’avoue que ce que je propose ici paraîtra singulier. C’est un sentiment que j’ai été forcé d’embrasser, convaincu par la nature des preuves qui se sont offertes en foule. Plusieurs sçavans ont dit avant moi, que les Chinois étoient une colonie d’Egyptiens. M. Huet en particulier, qui a proposé cette conjecture dans son Histoire du Commerce & de la Navigation des Anciens, a cru que les grandes conquêtes d’Osiris & de Sesostris avoient fait passer dans l’Inde & dans la Chine beaucoup d’Egyptiens. II s’est fondé fur une certaine conformité que l’on apperçoit entre les usages des Egyptiens & ceux des Chinois. Quelques sçavans Anglois également frappés de cette conformité, ont adopté le même sentiment; mais ils ont avancé en même temps que les Egyptiens venoient au contraire des Chinois, & que Noë, après le déluge, s’étoit retiré à la Chine, qui étoie devenue le berceau des arts & des sciences : mais toutes ces conjectures pour lesquelles on ne pouvoit apporter de preuves solides, étoient restées dans l’obscurité ».

« Je fus frappé tout-à-coup d’apercevoir une Figure (Chinoise) qui ressembloit à une Lettre Phénicienne. Je m’attachai uniquement à ce rapport : je le suivis & je fus étonné de la foule de preuves qui se présentoient à moi… Je fus alors convaincu que les Caractères, les Lois et la forme du Gouvernement, le Souverain, les Minières mimes qui gouvernoient sous lui, & l’Empire entier étoit Egyptien ; et que toute l’ancienne Histoire de la Chine n’étoit autre chose que l’Histoire d’Egypte qu’on a mise à la tête de celle de la Chine… Je trouvai encore les Caractères qui ont donné naissance à ceux des Hébreux, des Arabes, des Syriens, des Ethyopiens et des Phéniciens : c’est-à-dire, les premiers Caractères du Monde, & une grande partie de la Langue Phénicienne » (Mémoire dans lequel on prouve, que les Chinois sont une colonie égyptienne).

Des Hauterayes y répondit. De Guignes défendit de nouveau sa thèse dans Réponse de M. de Guignes, aux Doutes proposés par M. Deshauterayes, sur la Dissertation qui a pour titre : Mémoire dans lequel on prouve que les Chinois sont une Colonie Egyptienne (A Paris, Chez Michel Lambert), mais sans grand succès.

La Statue d’Isis de Turin.

Needham, instruit des connaissances de son temps, avait étudié le système de M. de Guignes ; il demanda à un Chinois, garde de la bibliothèque du Vatican, d’examiner les caractères du buste de Turin et de vérifier si, par hasard, ils ne se trouvaient pas dans le dictionnaire chinois imprimé à Pékin sous le règne de Kang-hi et dont s’était servi M. de Guignes. Sur la vingtaine de caractères présents sur le buste, un certain nombre, que le Chinois traduisit pour lui en latin, s’y retrouvait, ce qui acheva de le convaincre :

« Etant à Turin en 1761, j’examinai, avec beaucoup d’attention, certaines pièces Egyptiennes qui s’y conservent dans le riche Cabinet de S. M. le Roi de Sardaigne. Il me vint alors à l’esprit d’avoir une esquisse d’un ancien Buste d’Isis, portant sur le front, sur les joues, & sur la poitrine, plusieurs caractères inconnus. Je crus entrevoir dans ces caractères une ressemblance très-sensible, tant pour la forme, que pour la disposition, avec les Caractères Chinois, & j’eus soin d’en faire tirer une copie fidèle (voyez la planche première à la fin de l’Avis préliminaire.) M. Alberti, Professeur à l’Académie Royale des Fortifications & très-habile Dessinateur, voulut bien, à ma réquisition, faire une esquisse du Buste, que l’on avoit jusqu’alors reconnu pour être celui de la Déesse Isis, & une copie des Caractères qui y sont inscrits.

 

Cette même année, étant arrivé à Rome, j’employai aussitôt un Chinois, né à Pékin & attaché à la Bibliothèque du Vatican, à rechercher si les Caractères inscrits sur ce Buste étoient connus dans sa Patrie, & s’il n’y avoit pas moyen de le prouver par les différens Dictionnaires Chinois, qui se trouvent dans cette riche Bibliothèque. Pendant cette recherche, je m’appliquai de mon côté, avec une assiduité constante, à copier moi-même & à faire copier par mes amis, un grand nombre de différens Caractères qui se trouvent à Rome sur des Obélisques & autres monumens indubitables d’Egypte; afin de fournir nouvelle matière de travail à l’interprête Chinois, en cas que nos premières recherches sur les Caractères d’Egypte eussent été heureuses, & de prévenir les doutes qu’on auroit pu former contre l’antiquité ou la vraie origine du Buste ; en accumulant des preuves nullement équivoques, tirées des autres monumens incontestables du Pays. Le certificat suivant, qui me fut donné par tout ce qu’il y avoit alors de plus distingué parmi les étrangers & les Savans à Rome, contient le résultat de nos recherches après plusieurs mois de travail. J’en conserve encore l’original, qui a été vu par presque tous nos gens de Lettres de la ville de Londres ».

M. Bartoli, le conservateur des antiquités de Turin, jeta des soupçons sur l’origine et la datation du buste et se refusa à reconnaître que les caractères du buste de Turin se retrouvaient dans le dictionnaire chinois conservé au Vatican. Son jugement fut sans appel, le monument de Turin n’avait rien de chinois : « ou je suis bien trompé, dit-il, qui les comparera (les caractères chinois) avec les symboles de l’Isis, y trouvera autant de différence qu’entre une page d’arabe et une de tartare ». Il en communiqua la description à des Chinois qui abondèrent dans son sens : jamais ils n’avaient vu une écriture qui ressemblât de près ou de loin à ces caractères. Finalement, il fait observer à Needham que la plupart des ressemblances qu’il croyait avoir découvertes étaient l’effet du pur hasard et fustigea son ignorance presque totale de la langue et de l’écriture chinoise.

Needham répondit par quelques communications aux Belles-lettres, continuant de défendre son hypothèse et ses découvertes. Il envoya son travail aux Missionnaires de Pékin. Le père Cibot fut chargé d’étudier la question ; la réponse qu’il reçut fut loin d’être aussi intransigeante que celle de sinologues (comme, par exemple l’abbé Grosier). Elle est même assez conciliante et apporte de l’eau au moulin de l’origine égyptienne des Chinois :

« Je suppose, disait-il, comme un fait qu’il serait difficile de nier, que les Chinois subsistoient en corps de nation dès les temps des grandes émigrations qui suivirent la confusion des langues. L’antiquité des Égyptiens date de la même époque ; par là il est naturel de croire que ces deux grands peuples ont quitté à peu près en même temps les plaines de Sennaar, l’un pour venir au fond de l’Asie orientale, l’autre pour aller habiter ces vastes campagnes de l’Afrique qu’arrose le Nil. Si les savants vouloient décider quand a commencé l’écriture, soit avant, soit après la dispersion des enfants de Noé, ils trancheroient bien des difficultés ; en effet, si elle est postérieure à cette séparation des grandes familles qui ont repeuplé l’univers, si chaque nation a inventé la sienne, les Chinois n’auront plus rien de commun avec les Égyptiens, et il seroit inutile de chercher à expliquer les hiéroglyphes des uns par les caractères des autres, vu surtout qu’ils habitoient des climats si éloignés et qu’on n’a pas le moindre indice qu’il y ait eu aucun commerce entre ces deux grands peuples, dans les temps si reculés des obélisques de Thèbes et d’Héliopolis. Dans la supposition, au contraire, que les lettres aient été inventées avant le déluge et conservées par les enfants de Noé à leurs descendants, il est croyable que les Chinois et les Égyptiens ayant puisé à la même source, il doit y avoir eu longtemps bien de la ressemblance entre la manière d’écrire des uns et des autres. Cette seconde supposition a bien des avantages sur l’autre du côté de la probabilité et de la vraisemblance et on en conclut fort bien qu’en comparant aujourd’hui les hiéroglyphes d’Égypte avec les caractères chinois, on peut espérer d’expliquer les uns par les autres » (Cibot, Mémoires, page 278).

Les « hiéroglyphes » chinois…

Venons-en à présent à l’examen de ces caractères chinois dans lesquels Needham a voulu voir une origine égyptienne.

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Figure 1 – Dessin du buste d’Isis inséré dans la communication de Needham

Voici le détail des caractères, leur correspondance livrée par Needham avec les caractères chinois et leur traduction :

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Bartoli a lui-même réalisé une esquisse des caractères qu’il a présenté dans sa Lettera prima où il exposait ses critiques à l’encontre de Needham :

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Il est évident, même pour l’amateur que nous sommes, que ces caractères ne peuvent que difficilement s’apparenter au chinois, ou même à l’écriture hiéroglyphique de l’ancienne Egypte.

Sir W. Jones fait référence aux caractères présents sur le buste d’Isis de Turin dans l’Asiatic Researches, ii, 373 : « Comme pour la table et le buste d’Isis, ils semblent aujourd’hui laissés pour des faux ; mais même s’ils s’avéraient indubitablement véritables, ils n’apporteraient rien, car les lettres sur ce buste ont été tracées de manière alphabétique ; et  le graveur des lettres (si elles furent gravées en Europe) fut particulièrement chanceux, car deux ou trois d’entre elles sont exactement identiques à ceux d’un pilier de métal situé en Indes » (ajoutons que parmi les figures sur le côté gauche de la poitrine, on trouve la première lettre de l’alphabet phénicien représenté deux fois) ».

Simonia Assemani, l’un des spécialistes de l’Orient et auteur de la Bibliotheca Orientalis, réfuta leur origine chinoise, de même qu’égyptienne, et conclut définitivement : « il demeure donc que les caractères du buste de Turin sont des signes astronomiques modernes représentant les sept planètes ou les douze signes du Zodiac – tirés de divers manuscrits et consignés par Du Cange à la fin de son Gloss. Med. Et Infim. Graecitatis et par Montfaucon dans sa Paleographia Graeca (p. 289, 289, 376) – et des signes magiques ». Nous donnons ici quelques extraits de ces passages cités.

Notons enfin qu’à la même époque d’autres exemples – non de bustes mais de statues en pieds – avaient été recensés par le comte de Caylus dans son Recueil d’antiquités et par Paul Pétau dans son Recueil d’estampes d’antiquités. Poinsinet de Sivry, dans ses Nouvelles recherches sur la science des médailles, inscriptions et hiéroglyphes antiques, abonde dans le sens de Needham, en justifiant l’authenticité des caractères par leur ressemblance avec ceux des recueils cités ci-avant. 

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Supercherie ?

« Je crois donc que cette tête, faite d’une pierre molle du genre des ardoises, nommée Bardiglio, doit être regardée comme une supercherie » (Johann Joachim Winckelmann, Gottfried Sellius, Histoire De L’Art Chez Les Anciens).

M. Montaigu rapporta au marquis Guasco, qu’on lui avait assuré que cette tête, supposée d’Isis, était faite d’une pierre noirâtre qu’on trouve en Piémont (Voir De l’usage des statues, page 296).

Antoine Court de Gébelin entra dans la controverse dans son Monde Primitif, puis par le biais d’une lettre en réponse à une attaque anonyme contre son ouvrage : « Les recherches sur les Lettres Phéniciennes parurent. M. de Guignes se proposoit alors de travailler sur la maniere dont les Lettres Alphabétiques avoient pu être formées. Il avoit devant lui l’Alphabet des Lettres Phéniciennes. Pour se délasser, il s’avise de jeter les yeux sur un Dictionnaire Chinois qui contient la forme des Caractères antiques. C’est dans cet heureux moment de délassement que la ressemblance d’une seule Figure Chinoise, à une seule Lettre Phénicienne, devient pour M. de Guignes la démonstration la plus satisfaisante et la plus lumineuse d’une foule de vérités ».

« Les Chinois ont deux sortes de caractères, les anciens et les modernes, qui viennent à la vérité des premiers, mais qui ont éprouvé de grandes altérations. Les uns et les autres se trouvent confondus dans les dictionnaires des Chinois, et il faut savoir la langue pour les distinguer. Les caractères modernes sont à peu près du temps de Jésus-Christ, et comme la communication des deux peuples est fort antérieure à cette époque, c’est manquer le but que de rapprocher les hiéroglyphes égyptiens des caractères modernes des Chinois, et voilà le procédé ordinaire de M. Needham. Le hasard l’a fait quelquefois tomber sur un caractère ancien, et souvent déjà recueilli par M. de Guignes; mais le plus souvent il se sert des caractères nouveaux, et de là ne peuvent résulter que des parallèles malheureux et des conséquences erronées. Les carrés , les cercles, les triangles, les lignes droites, toutes les figures simples pourront se rencontrer également sur les obélisques et parmi les caractères modernes des Chinois, sans qu’on en puisse rien conclure, parce que ces figures se présentent partout. M. Needham se retranche sur les hiéroglyphes composés, et il prétend qu’ils doivent servir de pièces de comparaison toutes les fois qu’on les voit dans les monumens des Égyptiens et des Chinois. Cela peut arriver, sans doute; mais il peut se faire aussi qu’un hiéroglyphe chinois, à force de s’altérer et de se corrompre, parvienne à ressembler à un hiéroglyphe égyptien.

Les caractères dont le buste est couvert ne se trouvant que sur ce monument, on ne peut les attribuer aux anciens Egyptiens qu’après que M. Needham nous les aura montrés dans le dictionnaire chinois (Tching-tsee-Tong»

(Lettres de J.J. Barthelemy au comte de Saluces, 1823).

Grimm, dans sa célèbre Correspondance avec Diderot, accable de sarcasmes les tenants de l’origine égyptienne des idéogrammes chinois : Huet, de Guignes, Needham et de Mairan.

Voltaire lui-même entra dans la danse et conclut lapidairement que : « il n’y a pas plus de parenté entre les Chinois et les Égyptiens qu’entre les Allemands et les Hurons ; que, s’il y a quelque analogie entre la religion de l’Inde et celle de l’Egypte, il se pourrait bien que les prêtres des deux peuples eussent été également ridicules, sans rien imiter les uns des autres » (Fragments historiques sur l’Inde, art. VI et XXXV).

« Cette puérile idée que les Égyptiens allèrent enseigner aux Chinois à lire et à écrire vient de se renouveler encore ; et par qui? par ce même jésuite Needham qui croyait avoir fait des anguilles avec du jus de mouton et du seigle ergoté. Il induisit en erreur de grands philosophes ; ceux-ci trouvèrent, par leurs calculs, que si de mauvais seigle produisait des anguilles, de beau froment produirait infailliblement des hommes.

Le jésuite Needham, qui connaît tous les dialectes égyptiens et chinois comme il connaît la nature, vient de faire encore un petit livre pour répéter que les Chinois descendent des Égyptiens comme les Persans descendent de Persée, les Français de Francus, et les Bretons de Britannicus.

Après tout, ces inepties, qui dans notre siècle sont parvenues au dernier excès, ne font aucun mal à la société. »

(Fragments historiques sur l’Inde, art. VI et XXXV).

De Pauw écrivit ses Recherches philosophiques sur les Égyptiens et les Chinois afin de réfuter également le paradoxe de l’origine égyptienne des Chinois (Préface, p. 14 et suiv.) :

« Quant à la communication, écrit-il, qu’on suppose avoir existé entre la Chine et l’Égypte, on se convaincra par la lecture de cet ouvrage que jamais supposition ne fut moins fondée ».

Le cardinal Albani à qui l’on montra une partie du buste, donna son avis : « je confirme que je ne peux trouver dans le buste de Turin, ni la confirmation des caractéristiques propres aux têtes égyptiennes, ni du style de leurs sculpteurs, ces deux points différant totalement des monuments et des statues d’Egypte ; et, selon le dessin qui m’a été envoyé, je ne peux voir dans ce buste quelque chose d’égyptien. Je tiens les caractères pour ce qu’ils sont : ils me semblent de nature magique comme ceux que l’on trouve sur certaines pierres portant le nom d’Abrasax ».

Le caractère égyptien du buste lui-même sera finalement remis en cause par des savants comme Winkleman : « Il existe une troisième sorte de figures, généralement appelées égyptiennes, et qui ne sont rien d’autres que des imitations de l’antique Egypte… Le buste de Turin ne peut être rattaché à l’une de ces trois classes de figures. Pour ma part, j’estime qu’il s’agit d’une imposture moderne ».

Au début du 19e siècle, l’« affaire de Turin » s’éteignit d’elle-même après la mort de Needham. Champollion aura l’occasion, lors d’une visite dans le musée des antiquités de la ville, d’examiner le buste d’Isis :

« Le hasard me fit rencontrer un employé du Musée : j’acceptai son offre et je visitai cette collection. Je saluai une ancienne connaissance, la Table Isiaque, et ne trouvai dans les morceaux Égyptiens que des drogues, telles que le fameux buste d’Isis couvert de caractères chinois, — celui sur lequel le chevalier Needham a publié un in-4° que nous avons. J’y ai copié un scarabée curieux, portant une légende de Ramsès le Grand, chéri de Phtah et de Thoth » (Lettres de Champollion le Jeune, Turin, 8 juin 1824).

Conclusions ?

Nous avons essayé de retrouver ce buste, en vain. Il semble encore demeurer à ce jour au Musée des antiquités égyptiennes de Turin, mais il s’avère que seule la tête subsiste, ainsi que cela apparaît sur la seule photo moderne que nous ayons pu découvrir.

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Il est considéré comme un faux manifeste du 16e ou du 17e siècle et c’est probablement le cas, mais cela n’a, semblerait-il, jamais été prouvé ; par contre les sinologues et égyptologues du 19e siècle ont fini par établir que les deux systèmes d’écriture étaient bien différents et possédaient chacun leur propre origine et évolution.

Alors, arnaque intellectuelle, quête de la langue originelle ou simple erreur humaine ? Un peu de tout cela et autre chose. A une époque où tout restait à faire dans le déchiffrement des hiéroglyphes, le postulat (défendu par Kircher, les théologiens, mais également par certains savants) d’une langue originelle s’étant ramifiée pouvait laisser supposer une origine égyptienne au chinois. Ce qui nous semble aujourd’hui stupide ou aventureux était, pour Needham et d’autres, une façon d’avancer dans la compréhension du monde.

Il resterait à percer le mystère – s’il existe – des caractères : alchimiques ? astrologiques ? hermétiques ? Ou simple lubie de sculpteur ?