Quand le système monétaire MONDIAL tombera… ce sera le 666 SystemE

Une femme d’affaires américaine a fait paraître en 1981 et en 1983 deux livres fort bien documentés sur le système monétaire 666 en cours d’élaboration. Elle écrivait :

nwo« Quand le système monétaire tombera… ce sera le 666 System… Bruxelles, le quartier général de l’économie européenne, est le lieu où se trouve le centre principal de branchement du réseau international SWIFT. Ce centre a l’ambition d’étendre ce transfert de fonds au niveau international, c’est-à-dire pour tous et dans tous les pays. Ce centre de contrôle monétaire occupe trois étages de l’immeuble de treize étages du quartier général de la CEE. C’est dans cet immeuble que Mr. Elderman est en train de diriger rapidement les efforts en vue d’attribuer à chaque personne sur la terre un numéro de 18 chiffres composé de trois séries de six chiffres. »
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Cet article indique que les informaticiens travaillaient sur un plan qui visait à attribuer des numéros à chaque individu sur la terre. Ces derniers ont suggéré qu’un nombre chiffré pourrait être inscrit par tatouage au laser sur le front ou sur le dos de la main.

Selon eux, cette « marque internationale » pourrait en finir avec toutes les monnaies. Aucun individu ne pourrait acheter ou vendre sans avoir l’attribution d’une marque chiffrée…

 

Les capacités des ordinateurs du réseau SWIFT centralisés à Bruxelles sont telles que les initiés l’ont appelé « The Beast » (la Bête)… Ce gigantesque ordinateur à Bruxelles appelé la Bête existe depuis la fin des années 80.

Grâce aux cartes de crédit, il a été facile de mettre presque toutes les populations des nations industrielles et commerciales dans les mémoires des banques. Nous sommes liés à cette machine électronique par une ou plusieurs clés qui peuvent être notre numéro de sécurité sociale, notre permis de conduire, notre extrait de naissance, notre numéro de passeport. Chaque mouvement d’argent que nous avons fait et chaque penny que nous avons payé au service des impôts annuellement est enregistré.

La capacité de cette gigantesque machine de Bruxelles était préalablement établie pour 2 milliards de personnes en 1989. Chaque individu, membre d’une des nations industrielles est déjà dans cet ordinateur. Sont connus : chaque déplacement d’argent effectué, tous les changements d’adresses réalisés, les emplois suivis, les revenus et le taux d’imposition.

 

Dans ce programme, tout achat et toute vente doit se faire par ordinateur. Pas de devises, ni de monnaie ni de chèques. Les entreprises bancaires et commerciales se sont d’ailleurs toutes converties au niveau système de transfert électronique de fonds, entraînant dans leur sillage la grande masse des salariés et employés divers. L’idée initiale était d’établir cette gigantesque unification et planification monétaire par le moyen des cartes de crédit.

Dans les années 80 on pensait que chaque personne recevrait un numéro tatoué sur son poignet ou sur le front. Ce numéro fourni par Bruxelles serait imprimé par un rayon laser sans qu’on ne le sente. Le numéro sur le corps serait invisible à l’œil nu et serait aussi durable que les empreintes digitales. Tous les articles commerciaux sont pourvus d’une marque à l’ordinateur. L’apparition il y a quelques années du code-barres informatique s’est étendue rapidement sur la quasi totalité des biens de consommation. Ce fut la première conséquence concrète, perceptible, du plan d’asservissement monétaire en cours. Tout ceci s’est fait sans publicité, dans le grand silence. Nous y reviendrons.

La caisse ordinatrice du magasin qui enregistre le numéro des articles, enregistrerait également le nombre sur le corps de la personne, ferait automatiquement le total de ses achats et déduirait le montant de son compte spécial de droit de retrait. A l’époque, la marque sur la main ou sur le front devait s’effectuer selon la technique du laser. On devait imprimer par brûlure microscopique, indolore, inaltérable et très précise, le code informatique des données bancaires.

 

On trouve des explications aux Etats-Unis :

– Dans les grands centres de loisirs où l’on pratique perfidement cette parole de Jésus : « Laissez venir à moi les petits-enfants »…

A l’entrée du parc Disneyland, les parents règlent afin que leurs enfants puissent aller à telle ou telle aire de jeux. Rendu sur le lieu désiré, l’enfant met sa main dans une machine. Elle lit que l’enfant a payé. Elle le laisse entrer dans l’aire de jeux.

– Dans les grands centres de distribution…

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Les clients n’ont plus à faire de longues queues devant les caisses. Plus besoin de passer leurs achats sur le tapis roulant. Pour emprunter un chariot, le client insère sa carte de crédit dans un logement spécial, qui s’y trouve incorporé. A l’intérieur se trouve un lecteur laser de code-barres robuste, à l’épreuve des chocs. Ainsi, chaque fois que le client introduit un article dans le chariot, sont prix est enregistré. Le paiement s’opère automatiquement par connexion du chariot à la caisse-sas de sortie, qui lit la carte bancaire et vérifie la validité de son code. Le client n’a plus qu’à signer la facture établie par le lecteur code-barres de son propre chariot.

Le premier supermarché sans caissières a été ouvert à Caen en 1994…

 

Voici ce qui est peaufiné : pour emprunter le chariot le consommateur devra apposer sa main dans un logement spécial incorporé – comme les enfants le font déjà à Disneyland. Le lecteur optique lira le code-barres de la main, gravé au laser.

Si le client potentiel est dûment marqué, si son compte en banque est suffisamment provisionné ou s’il n’est pas classé parmi les exclus économiques pour raison religieuse ou politique, le chariot se libère et le client peut rentrer dans le magasin. Même système et passage à la caisse-sas enregistreuse afin que celle-ci puisse établir l’identité de la facture, ainsi que le numéro du compte. Il signe cette facture et c’est fini.

Seuls les esclaves de la Bête pourront manger et boire…

 
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Mais les mondialistes ont été peu à peu obligés de se rendre à l’évidence : la carte de crédit par exemple n’était pas à la hauteur du plan monétaire d’asservissement universel ! Il fallait chercher autre chose.

Dans ce contexte déjà bien avancé, il suffisait d’un pas de plus pour réaliser parfaitement la domination économique et monétaire du Gouvernement Mondial antichristique.
De quelle façon les architectes de l’Ordre Mondial comptent-ils s’y prendre pour instaurer le Gouvernement Mondial et assurer le contrôle et la surveillance directe de toutes les populations au moyen de l’implantation du MICRO CHIP BIOLOGIQUE D’IDENTIFICATION INTERNATIONALE ?

Ces architectes sont les personnes à la tête de la Finance Internationale. Aussi vont-elles utiliser l’économie pour aboutir au chaos nécessaire afin de recréer un autre ordre, humaniste, amenant les nations à accepter de gré ou de force un Gouvernement Mondial par les Nations Unis.

Des journalistes  américains de la revue Monetary and Economic de mars 1993 ont révélé un document intitulé : « Un Gouvernement Mondial par assentiment ou asservissement ».

L’auteur est un dénommé Norman and Frence, ancien spécialiste d’affaires au Colorado Office of Economic Development, auteur aussi d’un manuel de planification financière. C’est également un ancien responsable des prêts, officier chef des opérations dans une compagnie d’investissement, et un expert notable dans le domaine de la finance et des investissements.

Monsieur Frence rapporte que « les pressions pour un Gouvernement Mondial se poursuivent depuis des siècles, mais jamais encore avons-nous atteint le degré dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. Des termes de l’ONU tels qu’autorité de loi, lois mondiales, sécurité collective, ordre mondial et nous ordre mondial, sont des noms de code qu’emploie l’Establishment International en référence à leur plan pour un Gouvernement Mondial unique.

« Dès 1945, devant le sous-comité des relations étrangères du sénat américain, le partisan d’un gouvernement mondial initié, J. P. Warburg établissait : « Nous aurons un Gouvernement Mondial que vous le vouliez ou non. La question est de savoir si le Gouvernement Mondial sera atteint par la raison ou par la force.

« Il y a ceux qui proposaient une approche étape par étape. Henry Morgan, ancien secrétaire trésorier du CFR parlait au nom de la plupart des initiés en disant : « Nous pouvons difficilement nous attendre à ce que l’Etat-nation devienne superflu de lui-même. Le but que nous devons plutôt viser est l’acceptation dans l’esprit de tous les élus responsables, qu’ils ne sont que les concierges d’une machine internationale en banqueroute qui devrait lentement être transformée en une nouvelle machine. »

Ceci a été rapporté en mars 1993. En mars 1994, ces gens de la Haute Finance Internationale viennent d’achever de mettre en marche la machine économique qui va permettre au niveau de tous les pays, l’instauration d’un nouvel ordre économique.

Ils ont donné un avertissement à un an d’intervalle, jour pour jour, heure pour heure, aux deux puissances FINANCIÈRES qui pourraient les gêner : les Etats-Unis et le Japon. Par quel moyen ? Par un tremblement de terre.

 

Monsieur Frence continue : « L’ingrédient qui est dans cette formule est de mettre en banqueroute financière la machine internationale ». En d’autres termes, après avoir endetté les Etats-Unis au-delà du raisonnable, ils veulent créer de pure pièce une crise économique extraordinaire qui contraigne les Etats, pour se sortir du paiement des intérêts de leurs dettes intérieures souscrites aux banquiers qui dirigent la Finance Internationale, à exécuter des coupes sombres dans leurs programmes sociaux afin de toucher directement les populations. Ceci contraindra (c’est fait en 1994) les Etats-Unis à se tourner vers le Fonds Monétaire International de l’ONU et de la Banque Mondiale, qui imposeront CETTE condition : que les pays emprunteurs abandonnent leur souveraineté étape par étape afin de cacher ce scénario aux peuples et électeurs ! (Voici les uniques raisons de Masstricht, du Gatt, du libre-échange, des accords de Schengen,…). On oblige(ra) alors ces pays à dépendre de l’ONU pour leur survie et donc des directives que l’ONU leur dictera.

Ce qui est surprenant est que cette stratégie a été mise de l’avant par la première société secrète penchant vers la conquête du monde : les Illuminatis. En effet, ce programme extrait d’une revue financière, rejoint l’article 4 du code des Illuminatis :

« … afin que les masses n’aient pas le temps de penser et de se rendre compte, leur esprit doit être orienté vers l’industrie et le commerce. Ainsi toutes les nations seront avalées par l’appât du gain, et dans cette course ils ne verront pas leur ennemi commun ». Nous avons là une explication de la flambée boursière des années 80 à février 1994.
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C’est une stratégie politique tout à fait connue : absorber l’attention de quelqu’un sur un point précis tandis que l’on est en train de préparer autre chose. Comme nous sommes témoins de cette quête effrénée du profit dans l’industrie et du commerce, on ne se rend pas compte que les Etats sont dans un système financier en Banqueroute qui est sur le point de s’écrouler. L’ennemi commun est le système bancaire global central, donc le FMI qui détient tous les prêts, réalisant ainsi ce qui est prévu par les Illuminatis il y a quelques centaines d’années. L’article 6 du code des Illuminatis disait en effet :  » Nous, l’élite financière, allons bientôt entreprendre d’immenses monopoles, réservoirs de richesses colossales – actions, valeurs, fonds mutuels, rentes – sur lesquels des fortunes encore plus grandes – celles des masses – vont dépendre, à un tel point qu’ils tomberont jusqu’au fond avec les crédits des Etats le jour suivant l’écroulement politique ».

Donc, en arrivant à une crise économique majeure, qui ne touchera pas les institutions comme ce fut le cas dans les années trente, toutes les fortunes faites par les masses dans la spéculation, se retrouveront du jour au lendemain évaporées.

Dans ce mécanisme recherché par les architectes de l’ONU – les plus grands banquiers de la planète, – l’objectif à réaliser est que les nations et les populations à l’intérieur de ces nations, se retrouvent ruinées du jour au lendemain, en n’ayant plus aucune valeur financière. C’est de cette manière qu’il sera possible d’imposer un nouveau système. Pour accéder à ce nouveau système international, les gens devront accepter l’implantation d’un MICRO CHIP BIOLOGIQUE D’IDENTIFICATION INTERNATIONALE, sinon ils ne pourront ni acheter, ni vendre au niveau national comme au niveau international [c’est simple comme bonjour !].

Il faut bien comprendre que l’objectif n’est pas de ruiner les entreprises, mais de ruiner les Etats et les populations ! L’écroulement économique planifié a été utilisé maintes fois à une petite échelle pour prendre le contrôle d’un pays. Mais maintenant la grande finale [c’est la lutte finale de l’internationale !…] est en préparation. Ils connaissent, grâce à certains pays qui ont subi cette thérapie de chaos, quelles seront les réactions futures des populations occidentales et américaines. Aujourd’hui, aidés par la technologie actuelle et les ordinateurs, ils sont capables de fabriquer de toutes pièces le complot d’une grande crise économique, sans que les institutions financières, les grandes corporations comme les multinationales, s’effondrent.

On tentera de faire croire à leur effondrement afin de précipiter la débâcle boursière, mais ce sera faux.
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Comme les économies des pays sont en train de s’effondrer lentement à cause des dettes fabriquées et des intérêts ) rembourser [cf. Charles Gave, « Des lions menés par des ânes », chez Robert Laffont], les élus de ces pays se verront incapables de résoudre le problème. Le complot est mené de telle manière que les élus politiques déduiront – avant l’implosion – qu’ils seront perçus eux-mêmes comme étant les responsables de la faillite des Etats. Les élus perdant leur pouvoir par l’incapacité humaine de résoudre ce problème insoluble sans rejeter l’ensemble du système, seront condamnés à se tourner vers l’ONU [et le tour est joué !], à défaut d’être déposés par le peuple. L’ONU exigera leur assimilation aux directives élaborées par les Initiés du Gouvernement Mondial. Tout ceci sera FINI en mars 1995… Ces élus multiplie(ront) et augmente(ront) la fréquence de la crise par l’augmentation des coupures aux niveau social. S’en suivront des crises mondiales, des violences à l’échelle internationale.

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Contre la dictature de la finance : la bombe atomique suisse !

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Avant-hier, en parcourant ce « cerveau collectif » qu’est Facebook, je suis tombé sur la publication d’un de mes amis et par la même occasion, je suis tombé des nues. Les médias « main stream », si prompts à sortir l’artillerie lourde contre les votations des Suisses sur les minarets ou l’immigration massive, se sont bien gardés de nous informer de cette initiative en cours, qui a recueilli à ce jour près de 50 000 signatures mais il lui en faudra le double pour déboucher sur un référendum. C’est de la bombe. J’en ai rêvé, et les Suisses sont peut-être en train de le faire. Il faut absolument qu’ils aboutissent. Non seulement pour eux mais pour nous tous. C’est pourquoi nous devons les soutenir. J’invite tous ceux d’entre nous qui ont des amis et connaissances au pays des Helvètes de les contacter et de faire la promotion de cette initiative citoyenne. Si l’insurrection des fils (et des filles) de Guillaume Tell contre les Banksters (et les banques suisses sont puissantes !) est couronnée de succès, alors tout espoir sera permis pour nous-mêmes et les générations futures.

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http://www.zeitpunkt.ch/news/artikel-einzelansicht/artikel/die-geldwende-in-der-schweiz-steht-am-start.html

J’ai traduit l’essentiel de l’article ci-après :

« L’initiative citoyenne la plus importante des 20 dernières années devrait être lancée le 1er mai : la transformation du franc suisse d’argent-dette en « plein argent » [100 % money comme disent les économistes anglo-saxons]. C’est ce qu’ont décidé hier [le 8 janvier 2014 puisque l’article est daté du 9] à Zurich les responsables de l’association pour la modernisation de la monnaie. L’initiative « Plein argent – pour un argent à l’abri de la crise dans l’intérêt de tous : la création monétaire à la seule banque centrale » veut mettre fin à la création de la monnaie par les banques privées.

90 % de l’argent – la plupart des gens n’ont pas conscience de cette monstruosité – est créé littéralement à partir de rien par les banques. Le monopole de la banque centrale ne s’étend qu’à la monnaie fiduciaire [pièces et billets]. L’argent scripturaire, utilisé pour la plupart des paiements, est créé par les banques elles-mêmes chaque fois qu’elles octroient un crédit. Elles ne prêtent pas l’argent des épargnants – ceux-ci le conservent et peuvent s’en servir pour leurs paiements – , mais créent de l’argent qui n’existait pas par un simple jeu d’écritures. (…) La loi ne les oblige qu’à avoir 2,5 % du montant des prêts en dépôt. [c’est ce qu’on appelle le système des « réserves fractionnaires »]

Le revers de la médaille n’est pas seulement l’insécurité de nos dépôts bancaires, mais une montagne de dettes qui grossit sans cesse, qui est de plus en plus difficile à rembourser et dont souffrent principalement les salariés. Car la plus grande partie de la richesse nouvellement créée n’irrigue pas l’économie réelle, où la majorité gagne son pain quotidien, mais la finance qui permet de réaliser des gains rapides. (…)

Le privilège de la création monétaire draine des sommes considérables dans des poches privées alors qu’elles devraient revenir à la collectivité. L’article 99 de la Constitution (…) n’inclut pas la monnaie scripturaire (…). C’est cette lacune que les initiateurs veulent corriger. Le 100 % monnaie est ainsi appelé car toute la monnaie, même la monnaie scripturaire, est garantie par la banque centrale, et pas seulement 2.5 %. C’est pourquoi cet argent est à l’abri des faillites bancaires. L’idée selon laquelle un tel scénario ne pourrait se produire que dans les pays du Sud de l’Europe, fortement endettés, mais pas dans l’opulente Suisse est malheureusement une illusion. (…)

Bien qu’il paraisse révolutionnaire, ce concept n’est pas nouveau. Dans les années 1930, une large majorité de professeur d’économie américains se sont prononcés pour le « 100 % money » pour sortir de la crise. Dans une étude du FMI de 2012, le contrôle étatique de la création monétaire a été préconisé. (…)

Pourtant, les obstacles à cette initiative sont considérables : la compréhension générale de la vraie nature de l’argent bancaire est faible, même parmi les banquiers et politiciens qui devraient bien connaître le sujet. Les médias y portent peu d’intérêt, en particulier ceux qui vivent de la publicité pour les banques. Et les banquiers n’ont absolument pas intérêt à se soumettre à un débat public sur leurs privilèges insoupçonnés (…). Les initiateurs et leurs conseillers économiques (dont quelques professeurs émérites) sont ainsi dépendants du soutien des rares personnes qui sont conscientes des énormes enjeux de la création monétaire. Jusque là, 40 000 signatures [47 500 à ce jour] et 30 000 francs de dons ont été recueillis, ce qui est encore insuffisant. (…) »

Pour plus de renseignements et un suivi de cette initiative : http://www.vollgeld-initiative.ch/?&L=1

En quoi est-ce révolutionnaire ? Comme l’expliquent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, une affaire rentable, (1) le système bancaire vampirise littéralement l’économie réelle en ponctionnant des sommes considérables et parfaitement indues, par l’entremise de la dette publique. Un Etat n’a pas besoin d’emprunter aux banques privées, il peut se prêter à lui-même, sa banque centrale peut créer la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics, puis la détruire en se remboursant (l’opération n’est donc pas inflationniste). Le tout sans intérêts.

Or, voici que notre souveraineté monétaire a été transférée à l’Europe donc la banque centrale s’interdit de financer directement les Etats (art. 104 du traité de Maastricht, confirmé par l’art. 123 du traité de Lisbonne), les obligeant à emprunter à des banques privées moyennant des intérêts dont le taux varie en fonction de la confiance des investisseurs dans la capacité de remboursement du pays : la crise grecque n’a pas d’autre origine. Quant à nous, qui bénéficions d’un taux faible, notre stock de dette avoisinant les 2000 milliards d’euros nous coûte quand-même près de 50 milliards d’intérêts par an ! Oui, vous avez bien lu : cela fait une saignée de 130 millions PAR JOUR, et sans que le premier centime du principal ne soit remboursé ! La dette publique n’est d’ailleurs pas faite pour être remboursée, mais pour assurer une rente ad vitam aeternam aux titulaires des emprunts d’Etats, qui ne peut être extorquée qu’en sacrifiant les besoins légitimes de la population en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures, etc. En ce sens, il est (à moitié) faux d’affirmer que la dette pèsera sur les générations futures : elle pèsera sur les enfants des pauvres (ceux dont les services publics sont le seul patrimoine) mais profitera aux enfants des riches qui pourront continuer à ponctionner une part considérable de la richesse nationale. C’est pourquoi les milieux populaires et les classes moyennes ont un INTERÊT VITAL à ce que la monnaie soit déprivatisée !

Si cette initiative suisse réussit, elle ne manquera pas de donner des idées à toute l’Europe, et l’outil qui aura permis d’arracher la création monétaire aux banques, le référendum d’initiative citoyenne, deviendra une revendication incontournable (2). Autrement dit : c’est l’avenir de la démocratie sur tout le continent qui est en jeu !

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/contre-la-dictature-de-la-finance-148262

Le FMI prépare les esprits à la chypriotisation de l’épargne européenne

 

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Par Pascal Comas

Depuis le 9 octobre 2013 nous savons quelle va être la méthode envisagée par les technocrates et hauts fonctionnaires qui nous  »administrent » pour adapter le hold-up étatique (ou chypriotisation de la dette) a l’ensemble de la zone européenne et peut être au delà. Nous savons également quelle tactique a été adoptée pour commencer a préparer l’opinion : la partition commence avec une « simple suggestion à caractère «théorique» » du FMI. 

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Le FMI, c’est cette institution de hauts fonctionnaires sans aucun mandat démocratique, très cher payés pour voir venir les dangers et qui ne voient rien venir. Une institution supposée être un repère de néo-libéraux alors que Olivier Blanchard et Christine Lagarde sont des keynésiens convaincus. Une organisation qui récemment encore mettait en garde l’Angleterre contre ses économies budgétaires (accusant le ministre des finances de jouer avec le feu) et lui préconisait une politique de relance keynésienne en prévoyant une croissance de 0,7% seulement. Il prévoit à présent une croissance de 1,4% (le double) et a changé sa rhétorique. Bref le FMI est une organisation qui coûte cher, passe son temps a se tromper et à réviser ses prévisions, est supposée anticiper les crises mais souvent contribue a leur développement, et dont le biais idéologique est clairement en faveur des politiques keynésiennes (Etats forts et relance par la dette), tout en étant accusé d’ultralibéralisme par les gens de gauche.

 

Une nouvelle mission du FMI semble être depuis le 9 actobre d’avancer sur la table et de donner un cachet d’ »experts » a la prochaine « solution » permettant aux politiques, banquiers centraux et banques « too big to fail » de régler ce problème de dette-qui-devient-enquiquinant-a-la-fin ! Une solution qui devrait leur permettre d’éviter faillites bancaires et défauts des Etats sans que les politiques aient un seul instant à assumer leurs responsabilités pour les montagnes de dettes qu’ils ont créées bien avant la crise des sub-primes, pour des raisons purement démagogiques joliment emballées dans des recommandations d’ »experts » keynésiens.

 

Car ne croyons pas une seconde que cette  »simple suggestion à caractère «théorique» » est autre chose que le gong d’ouverture de la plus grande opération d’oppression technocratique de l’histoire – hors dictatures et sorties de guerre. Et même dans les périodes exceptionnelles post-conflits, malgré les tentatives des gouvernements européens, seule l’Italie a finalement pu appliquer une telle solution au sortir de la première guerre mondiale, et le Japon après la seconde guerre mondiale.

 

Pour bien se rendre compte a quel point le sort des citoyens qui ont travaillé dur pour mettre un peu d’argent de côté, est a la merci de fonctionnaires sans foi ni loi dont le seul mode de fonctionnement est de protéger la caste a laquelle ils appartiennent, il faut bien se pénétrer de l’observation suivante: le FMI a l’indécence de mettre une telle idée sur la table alors qu’il n’a mis aucune réelle pression sur la France pour se réformer et réduire les dépenses des administrations, et en dépit du fait que tout le monde, Cour des Comptes comprise, s’accorde sur ce sujet. La population française (fonctionnaires, chômeurs professionnels et assistés mis a part – oui je sais ça fait du monde), est soumise a une ahurissante oppression fiscale parce que le gouvernement actuel ne souhaite prendre aucune mesure défavorable aux… fonctionnaires, chômeurs professionnels et assistés !
Et visiblement les fonctionnaires du FMI ne souhaitent pas trop insister sur des solutions (réduire les dépenses) qui ne sont pas favorables a leur caste.

 

L’oppression fiscale est souvent pénible pour les classes moyennes qui n’ont pas ou peu de réserves pour faire face aux ponctions sans que cela affecte leur quotidien. Mais elle est encore plus extrême en proportions pour les patrimoines les plus élevés qui supportent des taux marginaux d’IR dignes de pays communistes et un ISF venant ratiboiser chaque année ce qui reste de capital. Un chef d’entreprise voit la richesse qu’il crée ponctionnée des dizaines de fois, depuis la TVA, les charges patronales, la CSG, l’IS, puis l’IR, l’impôt sur les dividendes, et enfin l’ISF (combien de dizaines de taxes ai-je oublié ?). Mais il faudrait encore que ce qui lui reste après un tel racket fiscal soit ponctionné a hauteur de 10, 20 ou 30% ? Et sans contrepartie par dessus le marché ? Ceux qui émettent de telles  »simples suggestions à caractère «théorique» » se rendent-ils compte que les voyants ont dépassé le rouge depuis longtemps, et que les droits de propriété étant déjà bafoués en France depuis des lustres, cette suggestion est tout simplement insupportable ?
Comment peut-on envisager une seule seconde de prélever 30% ou même 20% des économies de citoyens qui déjà contribuent comme des esclaves aux débauches dépensières d’une caste d’énarques dont le cynisme politique le dispute a l’incompétence économique totale ?

 

Les français, peuple d’épargnants, ont été amenés a concentrer leurs économies sur deux produits qui sont a peu près les seuls a être relativement épargnés -tout est relatif -par le matraquage fiscal tout azimut : le Livret A et l’assurance-vie. Bien entendu les politiques lorgnent avec envie sur ce trésor qui leur permettrait de sortir du surendettement et continuer a gagner des élections en promettant des mesures faisant de nouveau exploser l’endettement. Le FMI vient de livrer a tous les gouvernements de cigales la caution qu’ils attendaient pour opérer leur rapine sans que cela ait trop l’air d’un troussage de bandits de grands chemins. Laissons ici la parole a Simone Wapler :

 

« La « solution » du FMI ne résout pas la situation de surendettement puisqu’elle se contente de nous faire revenir à la case 2007. Or la crise de 2007 s’est produite à cause du surendettement. Depuis, on a aggravé la situation en transférant des mauvaises créances du privé vers le public (bilan des banques centrales). Revenir à la situation de pré-crise en prétendant que tout ira bien ensuite est donc absurde. 
Parions maintenant que la commission européenne va y aller de son petit commentaire du genre « Ah oui, tiens, on n’y avait pas pensé, mais c’est la solution la moins hypocrite ! » Car il va falloir en plus remercier ces messieurs de nous préserver ainsi de l’hypocrisie de l’inflation !
C’est sûr : dépouiller a coups de gourdin est moins hypocrite que de verser deux fois moins de vin dans le verre a chaque repas.
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Ne parlons pas de la majorité des écono-marx-istes qui vont y aller de leurs variations sur les infinies vertus de cette solution. Gageons enfin que la participation de tous les épargnants étant politiquement délicate vu le nombre de mécontents qu’elle pourrait engendrer, notamment parmi les fonctionnaires, le périmètre des contributeurs sera finalement réduit aux plus gros patrimoines sur lesquels le pourcentage prélevé sera augmenté. Ils seront bien entendu révoltés, mais ils sont une minorité et l’Etat a le monopole de la violence, donc ce sera pesé et emballé !

 

L’intolérable situation actuelle, anticipée par de Tocqueville, a été remarquablement exprimée par Friedrich Hayek, et nous ne pouvons mieux faire que de lui laisser la parole pour conclure ce billet :

 

« La démocratie est devenue un fétiche : le dernier tabou sur lequel il est interdit de s’interroger. Or c’est à cause du mauvais fonctionnement de la démocratie que les États modernes sont devenus envahissants. (…) À l’origine, en démocratie, les pouvoirs de l’État, contrairement à la monarchie, étaient limités par la Constitution et par la coutume. Mais nous avons glissé progressivement dans la démocratie illimitée : un gouvernement peut désormais tout faire sous prétexte qu’il est majoritaire. La majorité a remplacé la loi. La loi elle-même a perdu son sens. Principe universel au départ, elle n’est plus aujourd’hui qu’une règle changeante destinée à servir des intérêts particuliers : au nom de la justice sociale ! Or la justice sociale est une fiction : personne ne sait en quoi elle consiste. Grâce à ce terme flou, chaque groupe se croit en droit d’exiger du gouvernement des avantages particuliers : c’est une baguette magique. En réalité, derrière la ”justice sociale”, il y a simplement l’attente semée dans l’esprit des électeurs par la générosité des législateurs envers certains groupes. Les gouvernements sont devenus des institutions de bienfaisance exposées au chantage des intérêts organisés. Les hommes politiques cèdent d’autant plus volontiers que la distribution d’avantages permet d’”acheter” des partisans. Comme cette distribution profite à des groupes isolés tandis que les coûts sont répartis sur l’ensemble des contribuables, chacun à l’impression qu’il s’agit de dépenser l’argent des autres. Cette asymétrie entre des bénéfices visibles et des coûts invisibles crée l’engrenage qui pousse les gouvernements à dépenser toujours plus pour préserver leur majorité politique. Dans ce système que l’on persiste à appeler “démocratique”, l’homme politique n’est plus le représentant  de l’intérêt général ; il est devenu le gestionnaire d’un fond de commerce. Sur le marché de l’opinion publique, les partis cherchent à maximiser leurs voix par la distribution des faveurs. (…) Ils se définissent plus par les avantages particuliers qu’ils promettent que par les principes qu’ils défendent. (…) La démocratie devient ainsi immorale, injuste et totalitaire : les individus ne sont plus autonomes mais drogués, dépendants des bienveillances de l’État. (…) La démocratie s’est dégradée parce que nous avons confondu, comme le craignait déjà Tocqueville, idéal démocratique et tyrannie de la majorité. » (F.A. Hayek – entretien avec Guy Sorman – Figaro Magazine du 18 juin 1988).
Source : http://pascalcomas.typepad.com/penses_rebroussepoil/

L’Union Transatlantique a pour plan l’effacement des dettes pour accepter le nouvel ordre mondial .

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L’Union Transatlantique est un projet dont on entend peu parler et on se demande bien pourquoi.

 

C’est une idée née dans les années 90 qui a réellement commencée à entrer dans le concret en 2007 avec la création du Conseil Economique Transatlantique dont le but est de faciliter les échanges commerciaux entre l’Union Européenne et les Etats Unis.

 

Rien de particulier jusque là sauf que le 26 mars 2009 la résolution suivante a été votée au Parlement Européen :

 

Le Parlement européen invite instamment les partenaires à mettre à profit tout le potentiel du Conseil Economique Transatlantique pour surmonter les obstacles actuels à l’intégration économique et pour réaliser un marché transatlantique unifié d’ici à 2015; demande à la Commission d’élaborer, sur la base de l’étude approuvée et financée par le Parlement européen au titre de son budget pour 2007, une feuille de route détaillée des obstacles actuels à surmonter dans l’optique de respecter cette date butoir;

 

Le Conseil Economique Transatlantique travaille à lasuppression de toutes barrières douanières et réglementaires ; adoption unanime des normes commerciales et comptables ; uniformisation des règles commerciales, fiscales et sociales sur le modèle anglo-saxon, intensification des flux financiers transatlantiquesetc

 

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0193&language=FR&ring=A6-2009-0114

 

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A6-2009-0114+0+DOC+XML+V0//FR#_part1_def1

 

 

 

Là on se dit qu’il reste à régler le problème du change entre l’Euro et le Dollars pour optimiser les échanges commerciaux. Ce problème pourrait ne pas subsister bien longtemps si, comme je l’ai supposé dans un précédent article, une monnaie mondiale voyait prochainement le jour.

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas au seul aspect économique

 

Cette collaboration est également militaire :  « considérant que le partenariat transatlantique et l’OTAN sont indispensables à la sécurité collective » et sécuritaire avec un objectif pour 2014 qui est la mise en place d’une «aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice » pour favoriser la remise de données d’ordre administratif et judiciaire, mais aussi relatives à la « défense du territoire » ainsi que de ressortissants européens aux autorités américaines.

 

Cette étroite coopération dans le cadre de l’Otan s’est vue renforcée lors du sommet de Lisbonne du 20 novembre 2010 au cours de laquelle se sont rencontrés Obama, Van Rompuy et Barroso.

 

Pas encore entériné mais sérieusement envisagé il est question de doter le CET d’un pouvoir décisionnaire.

 

Le Parlement Européen « prend acte des dispositions en vigueur qui permettent aux parties intéressées d’apporter, à titre consultatif, leur concours au CET et s’en félicite, mais souligne qu’il faut envisager un rôle à caractère plus officiel pour les législateurs de l’Union européenne et des États-Unis, auxquels il incombe, conjointement avec leur exécutif respectif, d’adopter nombre de décisions qui s’imposent. ». Autrement dit le CET serait supranational.

 

Une coordination politique entre le Congrès Américain et le parlement Européen est à l’étude :

 

«Le nouvel accord devrait moderniser l’actuel dialogue transatlantique des législateurs pour en faire une assemblée transatlantique servant de forum pour le dialogue parlementaire, l’identification d’objectifs ainsi que le contrôle conjoint de la mise en oeuvre de l’accord, et pour la coordination des travaux du Parlement européen et du Congrès américain sur les questions d’intérêt commun, y compris la coopération étroite entre les commissions et les rapporteurs des deux parties»,

 

Si nous résumons, en 2015 devrait voir l’avènement d’un immense marché transatlantique chapeauté par un Conseil Economique Transatlantique, ce qui nous rappelle l’ex Conseil Economique Européen et ce d’autant plus si, comme le demandent les députés Européens, le CET est doté de pouvoirs de décision. Ensuite vient l’aspect politique souhaité sous la forme d’une assemblée Transatlantique qui serait probablement au dessus de l’Assemblée Européenne. Concrètement les Américains et les Européens seraient dépendant du même organe législatif. Et puis finalement vient la partie sécurité et militaire.

 

Au final on ne peut qu’être abasourdi qu’un tel projet dans un état aussi avancé car 2015 c’est demain, n’ai fait l’objet d’aucune publicité, d’aucun débat.

Bien sûr ces décisions et ces déclarations sont publiques et consultables par tous mais on ne peut que s’étonner d’un tel silence de la part de nos politiques et des journalistes censés informer le public d’un évènements aussi important que la création d’un Marché unique transatlantique avec pour objectif final la création d’une super puissance occidentale, d’un nouvel ordre mondial

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/12/22/2349070_l-union-transatlantique-le-futur-bloc-amerique-du-nord-union-europeenne.html

Comme le disait Rockefeller : « Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial »

Alain de Benoist : « Au bord du gouffre – La faillite annoncée du système de l’argent »

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Sous ce titre, Alain de Benoist publie à propos de la crise contemporaine une analyse incisive et peu complaisante du capitalisme. Les débouchés, dit-il, sont le problème éternel du capitalisme. Après la phase initiale qui a vu les salaires soumis à une très forte pression, au XIXe siècle surtout, ce problème a pu être résolu un temps par le fordisme : on a alors globalement et progressivement relevé le niveau des salaires de manière à soutenir la consommation. Mais…

 

Mais après la période des Trente Glorieuses est survenue une baisse tendancielle de la profitabilité des investissements et, d’une certaine manière, on a abandonné le fordisme pour revenir à la phase initiale se caractérisant par une pression sur les coûts salariaux propre à restaurer la profitabilité.

La question des débouchés s’est alors posée à nouveau de manière aiguë. L’auteur énumère trois moyens propres à y répondre : premièrement, augmenter la durée du travail (le lecteur rapprochera sans doute ce moyen de l’exhortation à « travailler plus pour gagner plus »), avec tous les effets pervers qui s’ensuivent sur la vie personnelle des salariés ; deuxièmement, rechercher une main-d’œuvre moins chère et « peu revendicative », ce qui incite à recourir à l’immigration et aux délocalisations ; et enfin troisièmement, faciliter le crédit dans des proportions éventuellement imprudentes pour favoriser la consommation.

On touche ici au risque fondamental : un excès déraisonnable de crédit. Alain de Benoist replace ainsi dans une perspective plus générale l’événement ponctuel qui a déclenché une crise mondiale dont le système était gros : l’endettement des ménages américains par les prêts hypothécaires et l’impossibilité où ils étaient de rembourser ces « crédits pourris ».

L’auteur retrace alors tous les facteurs qui ont concouru et concourent encore à l’endettement général, au premier rang desquels la dérégulation globale, souhaitée par la pensée libérale.

Sur le plan privé, l’énorme endettement des ménages américains finit par affecter les finances mondiales et les banques par le biais de la titrisation. Sur le plan public la surémission de monnaie par la FED qui facilite cet endettement a lui aussi des répercussions en raison de la prééminence du dollar. Celui-ci, en effet, est jusqu’à un certain point une monnaie mondiale dont la gestion dépend d’un seul pays (gestion qui, depuis 1971, échappe à la contrainte de la convertibilité).

Les autres pays sont obligés d’acheter du dollar pour éviter des déséquilibres majeurs de sorte que les États-Unis peuvent mener une politique budgétaire acceptant des déficits eux-mêmes majeurs. Alain de Benoist évalue leur endettement total à 340% de leur PIB.

Et il montre comment la dette publique des États n’est pas seulement due à la légèreté de la gestion par les politiques, mais aussi aux plans de sauvetage des banques privées. « Au total, les quatre principales banques centrales mondiales (FED, BCE, Banque du Japon, Banque d’Angleterre) ont injecté 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale entre 2008 et 2010… En s’endettant massivement pour sauver les banques, les États ont permis aux banques de se relancer dans les mêmes activités qui avaient abouti à les mettre en péril ».

On arrive ainsi à la formule de Maurice Allais qui prévoyait « l’effondrement général d’une économie mondiale reposant sur une pyramide de dettes ».

Alain de Benoist critique vivement les oligarchies financières qu’il accuse d’avoir conçu le moteur de la crise présente: l’excès de crédit, lui-même motivé par une âpreté extraordinaire au gain.

Il traite aussi les autres aspects du sujet : les délocalisations, qui appauvrissent les pays émetteurs sans enrichir les pays recevant (sinon chez ceux-ci, une mince couche de privilégiés) ; l’immigration, qui est l’arme du capital, qui pèse sur les salaires et que les politiques encouragent sans se préoccuper outre mesure des conséquences sociologiques ; l’extraordinaire aggravation des inégalités sociales, qui voit les classes inférieure et moyenne pénalisées au profit d’une hyperclasse aux revenus « faramineux » et de sociétés aux bénéfices énormes.

Il faut enfin faire mention spéciale du libre-échangisme comme motif initial de la crise actuelle: l’auteur montre que le recours massif au crédit (qu’il situe dans les années 1980) fut une réponse du capitalisme à une baisse tendancielle du taux de profit. On peut ajouter que l’origine de cette baisse se situe dans les années 1970, époque où l’on voit avec un faible décalage dans le temps, d’une part, la mise en place du libre-échangisme mondial (la négociation Kennedy a pris fin en 1969) et, d’autre part, la fin de la prospérité des « Trente Glorieuses ».

On notera que le libre-échange, âprement et à juste titre dénoncé par l’auteur, est lui-même fruit dans le domaine économique d’un mouvement de pensée plus général : l’idéologie cosmopolite devenue dominante à partir de 1945.

En conclusion, on peut tenir le livre Au bord du gouffre pour un ouvrage brillant et instructif, même si certains lecteurs y trouveront quelques excès.

Note de la rédaction de Polémia :

Les points de vue d’Henry de Lesquen et d’Alain de Benoist sont généralement assez éloignés, notamment en matière économique. On observera toutefois une convergence d’analyse sur le rôle de l’excès de crédit comme amplificateur de la crise. Nos lecteurs peuvent utilement se reporter à ce texte d’Henry de Lesquen:

Les raisons de la crise économique: les éclairages de l’école autrichienne (2 mars 2012)

En 1972, sous la signature de Michel Norey, la revue Nouvelle École avait de son côté souligné l’importance de l’école autrichienne dans son numéro consacré aux théories économiques.

Source : Polémia

« L’Espagne est officiellement insolvable: retirez votre argent tant que vous le pouvez » (FMI)

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Extrait d’un article incroyable du Telegraph, attention, âmes sensibles…

 

Je n’avais pas remarqué jusqu’à ce que quelqu’un attire mon attention dans la dernière revue financière du FMI , publiée le mois dernier, qui déclare insolvable l’Espagne. Bien sûr, il ne l’est pas dit explicitement, le FMI voulant rester discret, mais le sens y est.

Prenons le déficit budgétaire prévu,il devrait diminuer assez fortement cette année à 6,6 %.

L’an prochain, le déficit devrait être de 6,9 %, et pis encore l’année suivante. Ces résultats prennent  en compte le dernier paquet de mesures d’austérité annoncé par le gouvernement espagnol.

La situation est encore pire sur une base corrigée aussi appelée le «déficit structurel»,

Pour faire court et en vulgarisant, la dette brute des administrations publiques devrait passer de 84,1 % du PIB l’an dernier à 110,6 % en 2018. Aucune autre économie avancée détient une telle détérioration des perspectives.

Ce qui est prévu est exactement le scénario qui se passe dans toutes les faillites.

Finalement, vous devez emprunter pour payer les intérêts sur votre dette existante.

Le pacte budgétaire oblige les pays de la zone euro à réduire leurs déficits de 3 % d’ici la fin de cette année, l’Espagne, quant à elle, a reçu une prolongation. Mais avec de tels chiffres, il n’y a aucune chance que l’Espagne y parvienne un jour, même avec des plans de sauvetage.

Dans le passé, le FMI s’est rendu coupable d’être trop optimiste envers l’Espagne, à la fois sur les perspectives de croissance et sur les finances publiques, il est donc possible qu’il est encore en train de commettre une énorme erreur de calcul.

Tout cela conduit à la conclusion qu’une grande restructuration de la dette espagnole est inévitable.

Mais à la fin, l’Espagne sera insolvable.

Les créanciers seront très certainement renfloués et une confiscation des dépôts semble possible.

Je ne conseille pas de sortir votre argent à la légère, ce conseil est généralement considéré irresponsable, car risquant de provoquer une panique générale. Pourtant, en regardant les projections du FMI, c’est la seule chose de rationnelle à faire.

 

 

Damiens Lanxade pour WikiStrike

 http://avicennesy.wordpress.com

Source: The Telegraph

Islande : La Justice attaque les banksters pour des fraudes

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L’Islande a annoncé qu’elle allait inculper plusieurs anciens cadres et dirigeants, dont le patron, de son ex-plus grande banque, Kaupthing, pour des fraudes qui ont dissimulé la mauvaise santé de l’établissement avant sa faillite en 2008

Crise financière: l’Islande va inculper d’anciens dirigeants de banque

 26/03/2013

Crise financière: l'Islande va inculper d'anciens dirigeants de banque
REYKJAVIK – L’Islande a annoncé mardi qu’elle allait inculper plusieurs anciens cadres et dirigeants, dont le patron, de son ex-plus grande banque, Kaupthing, pour des fraudes qui ont dissimulé la mauvaise santé de l’établissement avant sa faillite en 2008.

Le procureur spécial Olafur Thor Hauksson a indiqué à l’AFP qu’il lancerait les poursuites le 24 avril contre Heidar Mar Sigurdsson et huit autres anciens responsables de la banque.

Leur procès s’il a lieu pourrait durer jusqu’à un an, a expliqué M. Hauksson.

Il sera accusé d’avoir acheté des actions de Kaupthing grâce à un prêt de la banque, qu’il avait fait ensuite acheter par sa propre holding pour 572 millions de couronnes (3,6 millions d’euros actuellement), faisant grimper artificiellement le cours de Bourse.

M. Sigurdsson a gagné 325 millions de couronnes grâce à cette transaction réalisée deux mois avant la faillite de Kaupthing, a affirmé l’accusation.

Selon des médias islandais, six anciens dirigeants et cadres de la deuxième banque islandaise Landsbanki, dont son ancien directeur général Sigurjon Arnason, doivent aussi être poursuivis pour avoir eux aussi maintenu le cours de l’action de leur banque à des niveaux artificiellement élevés par diverses manipulations.

Ces deux banques et la troisième du pays, Glitnir, s’étaient effondrées à l’automne 2008, après des années à accumuler les actifs douteux lors d’une expansion internationale effrénée.

Reykjavik avait choisi de les démanteler, prenant des mesures radicales plutôt que de tenter un long et coûteux sauvetage qui dépassait les capacités financières de l’Etat.

(©AFP / 26 mars 2013 14h50)

http://www.romandie.com/news/n/_Crise_financiere_l_Islande_va_inculper_d_anciens_dirigeants_de_banque96260320131452.asp http://www.romandie.com/news/n/_Crise_financiere_l_Islande_va_inculper_d_anciens_dirigeants_de_banque96260320131452.asp

L’ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012

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Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (1,5%). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.

 

L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

 Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

 La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple dangereux à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

 Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars due FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange de mesures « d’ ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

 Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

 Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finiraiti par payer ces dettes illégitimes.

 En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

 Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

 Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

 Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans beaucoup de succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de leurs banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

http://www.surysur.net/sites/defaul… Traduction : Bernard Rioux

EFFONDREMENT PROBABLE ET RAPIDE DE 4 GRANDES BANQUES AMERICAINES

Manifestant_banque-america-banqueNouriel Roubini est un docteur en économie et occupe depuis 2009 un poste de professeur d’économie au Stern School of Business de l’Université de New York. Il est aussi président du RGE Monitor, un groupe de consultants économiques spécialisé en analyse financière.

Au début des années 2000, il a été surnommé Dr. Doom ou « Dr. Catastrophe» à cause de ses prédictions économiques notablement plus pessimistes que la plupart des économistes.

En 2005, selon Fortune, Roubini a affirmé que le « prix des maisons ‘surfait’ sur une vague spéculative qui coulerait bientôt l’économie ». À CETTE EPOQUE, IL A ETE QUALIFIE DE « CASSANDRE ». AUJOURD’HUI, IL EST ATTENTIVEMENT ECOUTE.

En grande forme hier sur son compte Tweeter, ses fans ont pu lire que D’ENORMES INSTITUTIONS FINANCIERES POURRAIENT S’EFFONDRER EN UN CLIN D’ŒIL COMME MF GLOBAL FINANCE.

ROUBINI A TWEETE A PROPOS DES « CHATEAUX DE CARTES » SUIVANT:

• GOLDMAN SACHS
• MORGAN STANLEY
• JEFFERIES
• BARCLAYS

LE PROBLEME, SUR LEQUEL M. ROUBINI A CONSTAMMENT MIS EN GARDE, EST LA DEPENDANCE DES BANQUES SUR LE FINANCEMENT A COURT TERME POUR MAINTENIR LEUR ACTIVITE A LONG TERME AFIN D’EXPLOITER LEUR ENTREPRISE.

Ce qui a tué MF Global, Lehman Brothers , Bear Stearns , AIG et d’autres sociétés financières gigantesques, était le refus soudain des prêteurs à court terme de continuer à fournir de l’argent à ces entreprises.

Chaque jour, les grandes firmes de Wall Street empruntent des dizaines de milliards de dollars à faible coût à court terme. Ils utilisent ensuite cet argent pour faire des paris à long terme sur des actifs qui rapportent plus que le coût de l’argent emprunté. Et ils se réjouissent de conserver la différence entre les deux.

Au cours des bonnes périodes, les banques pensent que ce type de financement est un acquis: Ils mettent en roulement leurs énormes dettes chaque jour et remboursent les prêts anciens avec de l’argent fraichement gagné sur les marchés.

LORSQUE LES PRETEURS SUSPECTENT SOUDAINEMENT UN CERTAIN NIVEAU DE RISQUE, LES ROBINETS SONT COUPES ET L’ARGENT DISPARAIT. C’EST COMME SI L’OXYGENE ETAIT SOUDAINEMENT ASPIRE HORS DE LA « CHAMBRE ».

LA FAILLITE EST INSTANTANEE…

Dans les tweets suivants, Roubini a prétendu que JP Morgan et Citigroup sont moins à risque car la majorité de leurs financements provient de leurs déposants.

Source: Gold-Up