Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne : le début d’une dictature ?

b41f87097aac7c43e496b1d8db6d9cd69ffede75photos : la Une de la depeche.


Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.

Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

 

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

 

 

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.

Capture d’écran du Huffington Post espagnol qui montre huit photos prises en 2013, qui ne pourront être diffusées en 2014 (Huffingtonpost.es)

  • Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
  • Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
  • Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
  • Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
  • Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
  • Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros.
Note de la traductrice

Les dénonciations faites par des policiers bénéficient de la présomption de véracité. Par conséquent, c’est celui qui fait l’objet de l’accusation qui devra démontrer la non-véracité de ce qui est avancé par les agents. Le système d’accusation fonctionnait ainsi également sous la dictature franquiste.

 

Selon l’écrivain Javier Marias, c’est une négation de la justice : cela revient à condamner directement l’accusé car il sera incapable de démontrer qu’il n’a pas pas commis l’acte dont on l’accuse puisque l’on part de la base que si, il l’a fait. Il sera d’autant plus difficile à l’accusé d’apporter des preuves à cause de la loi qui interdit de photographier ou de filmer des agents de l’ordre.

Et la liste n’est pas exhaustive. Dans tous les cas, le témoignage d’un policier ou d’un agent de sécurité sera suffisant pour infliger une amende au citoyen.

D’aucuns peuvent par conséquent se demander : l’Espagne fait-elle face à un mouvement de manifestations violentes ? Eh bien non. Le chef de la police Ignacio Casido a déclaré que ces 6 000 manifestations sont jusqu’à ce jour le mouvement le plus pacifique de l’histoire de l’Espagne.

Il n’y a pas si longtemps, l’Espagne était encore une dictature. Il n’y a pas si longtemps non plus que la guerre civile a eu lieu. Tous les débats sont politiques. Informer d’un événement est un acte politique. Ne pas le faire est un acte politique. Le silence est, au plus haut point, un acte politique. Le choix de garder le silence se fige dans la mémoire des générations. Cette loi néofasciste qui va être votée n’est pas sans lien avec la montée des fascismes en Europe. Cela nous concerne tous.

Je m’adresse à tous les journalistes, aux éditorialistes en France. Vous qui détenez l’espace médiatique. Je vous demande sincèrement de briser le silence vis-à-vis du régime qui est en train de s’imposer en Espagne.

Je vous demande de commencer à informer. Je vous demande de soutenir la liberté d’expression avec vos articles et vos apports au débat, je vous demande d’y apporter des analyses rigoureuses et profondes. Informez ! Informez sur tout !

Aller plus loin

http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/10/brisons-silence-passe-espagne-248918

Texte définitif de l’accord secret de libre échange entre le Canada est l’UE

salaires-fonctionnaires-europeens

Le dévoilement d’une partie de l’accord commercial intervenu entre le Canada et l’Union européenne ne dit rien qui vaille aux mouvements altermondialistes.

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) conclu la semaine dernière affaiblira notamment les pouvoirs des gouvernements face aux investisseurs étrangers, empêchera de lever une taxe sur les transactions financières et augmentera le prix des médicaments, déduit le Réseau québécois d’intégration continental (RQIC) d’un premier examen de ce qui serait une partie du texte de l’entente et qui a coulé dans les médias. Le regroupement québécois de syndicats, d’organismes d’aide au développement et d’autres organisations altermondialistes craint également qu’on ait fait des concessions importantes en matière de pouvoir des gouvernements provinciaux et locaux de se servir des contrats publics comme levier de développement économique, mais également de gestion de l’eau et de politique agricole.

« Il faudra plus de temps pour analyser tout cela »,a précisé d’emblée au Devoir le coordonnateur du RQIC, Pierre-Yves Serinet, à propos des quelque 520 pages dévoilées mercredi par une chaîne de télévision allemande. En plus d’être complexe et rédigé dans le langage hermétique propre aux négociateurs commerciaux, le document pose notamment comme problème de ne pas venir avec toutes ses annexes dans lesquelles les parties indiquent, entre autres, les secteurs qu’ils soustraient aux règles du traité.

 Le contenu de l’entente

 

ceta-complet.pdf

Il apparaît cependant déjà, si le document est véridique, que l’accord aura une disposition accordant, comme dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), aux investisseurs étrangers de poursuivre les gouvernements s’ils se sentent lésés. « On avait promis que ce droit serait plus étroitement encadré, mais ça ne paraît pas être le cas »,déplore Pierre-Yves Serinet.

La définition d’investisseur retenue se révèle très large. La future réglementation des gouvernements devra tenir compte de leurs « attentes légitimes » et des risques qu’ils courent. Les investisseurs conserveront tous leurs recours jusqu’à 20 ans après l’éventuelle sortie de l’une des parties de l’entente.

Tout indique aussi que les compagnies européennes ne seront pas soumises aux mêmes seuils à partir desquels Ottawa se donne le droit, s’il le juge souhaitable, d’empêcher des projets d’investissement et d’acquisition au Canada.

Le Conseil des Canadiens, une autre organisation altermondialiste, a aussi noté, mercredi, que l’entente reprend le libellé des demandes européennes sur l’allongement de la durée de la protection des brevets pharmaceutiques. On dit craindre que cela se traduise par une augmentation du coût des médicaments au Canada en plus d’ouvrir la porte à des poursuites de l’industrie.

Un rapide examen du document confirme aussi l’augmentation au Canada des quotas d’importation de fromage européen en échange du même geste d’ouverture pour le porc et le boeuf canadiens en Europe. Une période de transition de six ans semble avoir été prévue.

 

Le débat à venir

Ottawa a refusé de confirmer ou d’infirmer l’authenticité du document mercredi soir. « Le Canada ne commente pas les fuites de documents de négociations,a écrit par courriel à La Presse canadienne un porte-parole du ministre du Commerce international, Ed Fast. Nous avons déjà publié des communiqués complets décrivant les éléments de l’entente et démontrant clairement les bénéfices significatifs qu’elle procurera à toutes les régions du Canada dès qu’elle sera en vigueur. »

 Le Canada et l’Europe ont d’abord annoncé en octobre la conclusion d’une entente de principe, après quatre ans et demi de négociations, puis une entente sur un texte complet, la semaine dernière. Il resterait encore à traduire ce texte en langage juridique, puis en 25 langues, avant de le soumettre à la ratification des Parlements nationaux et européen, un exercice qui pourrait prendre encore deux ans.

 

Considéré comme le projet de traité commercial le plus ambitieux entrepris par le Canada, l’AECG porte sur un vaste ensemble d’enjeux, dont le commerce des biens et services, la coopération réglementaire, les contrats publics, l’agriculture, la protection des investisseurs et la mobilité de la main-d’oeuvre.

 Pierre-Yves Serinet se dit convaincu que le reste du texte de l’entente coulera bientôt. « C’est une bonne chose parce que cela permettra aux élus et à la population de mieux savoir de quoi il retourne et d’entreprendre enfin un débat démocratique. Il est encore temps, sinon on nous placera devant un fait accompli. »

Energies: Dragonfly, le Nouveau Virus Informatique

centrale_842245_679x417

Après le virus Stuxnet, qui avait espionné les centrales nucléaires iraniennes et mis hors service les centrifugeuses, c’est au tour des grands groupes énergétiques (pétrole, gaz, producteurs et transporteurs d’électricité, entreprises énergétiques, etc),  installés majoritairement aux Etats-Unis, en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie, en Turquie et en Pologne d’être infectés par un nouveau virus. Au total, 84 pays sont concernés et plus de 1’000 entreprises.

Identifié sous le nom de Dragonfly, ce virus prend pour cible les systèmes informatiques de groupes et pourrait causer des dommages ou des perturbations dans l’alimentation en énergie dans ces pays.

Une fois ce virus installé dans l’ordinateur de la victime, il récolte toutes les informations du système et peut extraire les données du carnet d’adresses de l’ordinateur et tout autre liste de noms.

 

Alors que Stuxnet avait été développé par les américains et Israël, l’origine de ce virus et pour l’instant inconnu mais les pays de l’Est sont montrés du doigt.

Dragonfly a tous les aspects d’une opération financée par un Etat car il trahit des capacités techniques élevées dont l’objectif principal semble être le cyberespionnage, le potentiel de sabotage représentant une capacité secondaire.

Dragonfly, connu aussi sous le nom Energetic Bear, semble venir d’Europe de l’Est, vu les horaires d’activité de ceux qui le contrôlent. Le groupe derrière Dragonfly a utilisé différentes formes d’infection: des spams contenant de pièces jointes infectées et des outils de navigateur pouvant installer des logiciels malveillants, selon Symantec.

Les différents pays touchés par ce virus:

drafonfly-virus-pays

http://2000watts.org/index.php/energytrend/petrole/1051-energies-dragonfly-le-nouveau-virus-informatique.html

Une autre Manhattan chinoise vient s’ajouter à la liste des villes désertes .

 Grande

photodisplay

Une ville déserte


Les immeubles du district de Conch Bay, à Tianjin, en Chine.

Les cas comme celui-ci sont exactement la raison pour laquelle la Chine n’est pas prête de prendre le pas sur les Etats-Unis.

La croissance chinoise est exagérée, les mal-investissements abondent, les prix relèvent de l’absurde, et les opérations bancaires parallèles qui financent ces développements finiront par imploser.

 

En Chine, le mal-investissement ne cesse plus de prendre de l’ampleur. Techniquement, cette croissance vient s’ajouter au PIB, mais viendra un jour où elle devra être amortie.

Les villes fantômes, les centres commerciaux déserts et les gares vides de Chine font la une de journaux depuis des années. Le plus gros centre commercial du monde est inoccupé, et des villes entières sont complètement désertes.

Une autre ville vient désormais s’ajouter à la liste des villes désertes, et pas des moindres.

Le projet de la Chine de construire sa propre Manhattan voit le jour sur un fond d’immeubles de bureaux vides et d’hôtels inachevés, et vient souligner le risque d’un ralentissement de l’économie chinoise perchée au sommet d’un boom de l’investissement sans précédent.

Le paysage aux mille gratte-ciels du district de Conch Bay, dans la ville portuaire de Tanjin, n’a vu de près rien du tout de l’agitation d’une métropole, avec ses vitres de verre couvertes de poussière et ses constructions en suspens. La région a échoué à attirer de nouveaux locataires dès la fin de la construction du premier immeuble en 2010, chose qui s’avère être de mauvais augure pour le projet d’Yujiapu, situé de l’autre côté du fleuve Hai, qui prend exemple sur Manhattan et dont la construction est encore en progrès.

La zone déserte souligne les difficultés à laquelle se heurte la Chine, à l’aube du ralentissement d’une orgie de l’investissement financée par le crédit, pour soutenir la croissance et l’emploi au sein de la deuxième économie du monde. Un véhicule de financement gouvernemental de la région de Tianjin lié au développement a vu ses revenus chuter de 68% en 2013 pour passer à une quantité à peine aussi élevée que le tiers de ses dettes annuelles pour 2014.

« Des comptes devront être réglés », a expliqué Stephen Green, directeur de recherche chez Standard Chartered Plc, à Hong Kong. La vente d’obligations par les gouvernements locaux pour rembourser les prêts bancaires ne servent qu’à acheter du temps. « Les gens devront payer » pour ces erreurs grâce à des bail-outs, à une recapitalisation des fonds publics et à l’inflation.

Conch Bay a présenté quelques signes de vie le 19 juin à l’occasion d’une visite de journalistes de Bloomberg. La construction de Glorious Oriental, un complexe résidentiel et de bureaux composés de deux gratte-ciels, a été suspendue. Au nord de Conch Bay, le bâtiment principal de l’hôtel Country Garden Phoenix, l’un des plus gros hôtels d’Asie, n’est qu’une carcasse déserte qui ne présente aucun signe de travaux en cours.

 

Les appels passés aux bureaux du Glorious Oriental à Pékin et à Tianjin sont restés sans réponse.

Wang Wei, un résident de Tianjin de 34 ans, s’est rendu en voiture dans la région pour se faire une idée du prix des propriétés, simplement pour les y trouver six fois plus élevés que ce qu’il aurait été prêt à payer. « J’ai entendu beaucoup de choses à propos de Conch Bay, mais ce n’est pas un endroit où vivre – du moins pas pour le moment », a-t-il dit. Il n’y a pas de magasins, pas d’écoles, pas d’hôpitaux et pas de voisins ».

 

 

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-une-ville-fantome-de-plus-en-chine.aspx?article=5603815972H11690&redirect=false&contributor=Mish.

Jean-Marie Le Pen voit dans le virus Ebola un moyen de réduire l’immigration

images

La tête de liste FN aux européennes dans le sud-est a déclaré que le virus Ebola pouvait « régler en trois mois » la question de l’explosion démographique. Une déclaration qui pourrait lui faire perdre son immunité de député européen sitôt réélu. 

 

Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front national et tête de liste aux européennes, a de nouveau dérapé en déclarant que le virus Ebole pouvait régler en trois mois le problème de l’immigration.

 

afp.com/Lionel Bonaventure

A 85 ans, Jean-Marie Le Pen ne changera pas. En marge de ce qui était peut-être son dernier meeting de campagne, mardi soir, à Marseille, le président d’honneur du FN a jugé que « Monseigneur Ebola peut régler en trois mois » la question de « l’explosion démographique ».  

Jean-Marie Le Pen, qui discutait notamment avec le maire FN de Cogolin, Marc-Etienne Lansade et était entouré de plusieurs personnes dont deux journalistes de l’AFP, expliquait lors de ce cocktail de presse la teneur de son discours prévu une heure plus tard au Palais de l’Europe du Parc Chanot de la cité phocéenne. C’est dans cadre qu’il a expliqué que le virus Ebola, qui sévit actuellement en Afrique occidentale, pourrait régler la question de l’immigration.  

En déplacement à Valence, dans la Drôme, Le Pen père est revenu sur ses déclarations de la veille. « Je ne vois pas comment on peut polémiquer sur un tel sujet. Moi, je suis un adversaire résolu de tout ce qui touche à l’intégrité des populations, mais on n’y peut rien (…) Moi, je dis que la France doit se préparer à subir le choc, le torrent migratoire, par l’extension continue de la population mondiale », a-t-il expliqué.  

Le virus Ebola est, selon lui, une « maladie terrible ». « Comme les guerres nucléaires ou internes, il est de nature à modifier cette évolution [démographique] qui en elle-même est catastrophique. » 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/jean-marie-le-pen-voit-dans-le-virus-ebola-un-moyen-de-reduire-l-immigration_1545213.html#SUSgGdqtcRy2Dcmd.99

DOC : L’effondrement du monde Materialiste vers un monde Spirituel

Silence-Seekers-small

Partie 1 Film documentaire réalisé par Jean-Baptiste Cousin à propos de la chute du système économique, (qui engendrera guerre civile, 3eme guerre mondiale et nouvel ordre mondial ) et la venue du monde Spirituel. PLAN Partie 1: -Début de la crise en Septembre 2008 – lien avec L’apocalypse de St Jean – La marque de la Bête = Puce RFID = Nouvel Ordre Mondial = Projet Sataniste. Partie 2: -Bête Masse Média = Télévision – controlé par les Banques (corruption) – exemple de Dieudonné et le chantage à l’antisémitisme. Masse Media force à vouloir toujours plus (travail, argent, croissance). Apocalypse – Hécatombe d’animaux – 3eme Guerre Mondial, guerre civile. Partie 3: -Conclusion (le problème n’est pas d’ordre économique, politique ou militaire mais Spirituel) – Conscience nouvelle – Enfants Indigos – Dieu : Religion et Spiritualité – Changements de dimension (énergie) – vers une conscience spirituel – Les grands Maîtres – Nous sommes Tous Maîtres. Intervention de : Alain Soral Pierre Jovanovic Dieudonné M’Bala M’bala Pierre Hillard Aaron Russo Mr Mondialisation Lilou Mace Sylvie Simon Neal Donald Walsh

 

Italie : le député Buonanno se mouche avec le drapeau de l’UE !

Il l’a fait devant le ministre Lupi. Le député de la Lega Nord est déjà suspendu pour avoir amené un poisson (un bar commun, ou loup) dans l’hémicycle.

 

Le député a déchiré le drapeau européen avant de s’en servir pour se moucher. Devant le ministre Maurizio Lupi, invité tout comme lui à Mattino 5, le député de la Lega Nord Gianluca Buonanno a exprimé son mécontentement contre l’Europe « dirigée par les banques, qui s’en fout de l’immigration clandestine et qui a appauvri les italiens avec sa devise monétaire criminelle », ajoutant : « Elle me dégoûte ! ».

« Le drapeau de l’Union Européenne », a-t-il expliqué tout en effectuant le geste, « ne sert qu’à se moucher. Telle qu’elle est, elle est dégoûtante, nous devons aller en Europe pour changer les règles. Ça suffit, ce nazisme financier imposé par Angela Merkel », a-t-il conclu.

Buonanno est un habitué des gestes provocateurs : amener dans l’hémicycle de Montecitorio (chambre des députés à Rome) un poisson (bar commun) d’environ un demi-kilo, et le brandir fièrement devant les caméras dans la tribune de presse, voici l’un de ses faits d’armes qui a valu au député du Carroccio dix jours de suspension et une amende de plus de 2 000 euros à payer pour avoir provoqué la suspension de l’ordre du jour.

buonanno-porta-una-spigola-in-aula

Le député de la Lega Nord, avec un poisson en main dans l’hémicycle de Montecitorio

 

 

Buonanno est désormais considéré comme le « perturbateur » de la législature du fait de ses fréquentes et bruyantes interventions dans l’hémicycle, symbole du pouvoir législatif, et a été suspendu deux journées supplémentaires pour avoir traité de « clandestin » le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, avec son collègue Massimiliano Fedriga pendant une séance d’information sur le problème de l’immigration.

Après cette suspension, durant le rassemblement de la Lega Nord à Pontida, Buonanno a amené une canne à pêche avec un poisson en plastique et le visage de la présidente, Laura Boldrini, accroché dessus.

Note de la rédaction de Croah

La Lega Nord est un parti italien qui axe sa politique sur les citoyens du nord de l’Italie, considérant le reste de l’Italie (Rome comprise) comme un poids inutile et néfaste pour le Nord. Sans parler du reste du monde…

Nous ne partageons pas les opinions politiques de ce parti, nous relayons uniquement le geste de désaveux humoristique de l’Union Européenne telle qu’elle est.

Traduit de l’article de l’ANSA par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr

Europe : La crise humanitaire

 

Grece-Athenes-2013-1

 

par Quentin VANBAELEN

 

Récolte de vêtements pour les plus démunis à Athènes, en Grèce

Le titre de l’introduction du nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge plante le décor : « Cinq ans après –de mal en pis ». La situation humanitaire en Europe est plus qu’inquiétante. Par rapport à 2009, des millions de personnes supplémentaires doivent faire la queue pour se nourrir et n’ont pas de quoi acheter des médicaments, se faire soigner, se chauffer. Ce sont ces besoins qui doivent devenir les priorités des politiques. Sinon, la catastrophe ne peut qu’empirer.

« Par rapport à 2009, peut-on lire dans le rapport, des millions de personnes supplémentaires doivent faire la queue pour se nourrir et n’ont pas de quoi acheter des médicaments ou se faire soigner ». 3,5 millions d’européens ont ainsi reçu de l’aide alimentaire de la Croix-Rouge en 2012. Aujourd’hui, le rapport indique que 12 % des parents sondés ont avoué que leurs enfants devaient régulièrement se passer d’un des repas de la journée. En Espagne, 26,3 % des personnes ayant fait appel à l’aide de la Croix-Rouge ont moins de trois repas riches en protéines par semaine, et 43,2 % ne peuvent pas se permettre de se chauffer durant l’hiver. Ces problèmes ont bien évidemment des conséquences importantes sur l’état de santé de la population. Celui-ci se détériore d’autant plus en raison des coupes dans les budgets des États : « Les conséquences des coupes dans les dépenses de santé se font durement sentir, un nombre croissant de personnes se tournant vers les dispensaires et les centres sociaux de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour obtenir un traitement ou une aide financière pour acheter des médicaments ».

http://www.interet-general.info/spip.php?article18883

Des heurts très violents ont eu lieu mardi à Kiev qui ont fait 9 morts

kiev

Des heurts très violents ont eu lieu mardi à Kiev, notamment devant le siège du parti du président ukrainien Viktor Ianoukovitch dans le centre-ville. Les policiers antiémeute cernaient mardi soir le Maïdan, la place de Kiev où se sont rassemblés plus de 20 000 manifestants hostiles au président. Ces affrontements ont fait neuf morts, selon un dernier bilan communiqué par la police. Un ultimatum a été lancé par les autorités ukrainiennes. Les affrontements ont causé la mort de cinq personnes. Le trafic a été interrompu mardi sur l’ensemble des lignes du métro de Kiev. Les policiers anti-émeutes s’approchaient de Maïdan, place centrale de Kiev et haut lieu de la contestation, occupée depuis près de trois mois. Ce mardi soir, ils menacent de donner l’assaut.

 

La situation à Kiev en direct

Les autorités ukrainiennes ont adressé mardi un ultimatum à l’opposition pour mettre fin aux violents affrontements entre opposants au président Viktor Ianoukovitch et policiers :« Nous mettons en garde les têtes chaudes au sein de l’opposition : le pouvoir a les moyens de rétablir l’ordre (…). Nous serons obligés d’avoir recours à des mesures de la plus grande fermeté si les troubles ne cessent pas d’ici à 18h00 (16h00 GMT)« , ont indiqué le ministère de l’Intérieur et les services spéciaux (SBU) dans une déclaration conjointe.

Dans le même temps, les autorités ont fermé le métro, alors que les redoutables unités anti-émeute Berkout s’approchaient du Maïdan, la place de l’Indépendance, occupée par des milliers de manifestants depuis près de troismois et protégée par des barricades.

De son côté, le procureur général Viktor Pchonka menace ce mardi soir des peines « les plus sévères«  ceux qui ont « incité«  et « dirigé«  les violences à Kiev. Il estime que les leaders de l’opposition doivent « assumer la responsabilité de ce qui se passe« .

 

Une accalmie relative

A l’expiration de l’ultimatum, les principaux responsables de l’opposition prenaient la parole à tour de rôle devant la foule rassemblée sur le Maïdan, la place de l’Indépendance, haut lieu de la contestation depuis près de trois mois entourée de barricades.

Les affrontements ont cessé mais le calme est précaire : les redoutables unités anti-émeute Berkout contrôlaient les abords du Maïdan, appuyés en deuxième ligne par des policiers armés de fusils d’assaut kalachnikov.

« Ne tirez pas sur les Ukrainiens« , proclamait l’un des orateurs, tandis qu’un des dirigeants de l’opposition, l’ancien champion de boxe Vitali Klitschko, a appelé les femmes et les enfants à évacuer la place. « Nous ne pouvons pas exclure un assaut des forces de l’ordre« , a-t-il reconnu.

Ce mardi soir, les violences semblent avoir repris de plus belle. La télévision montre de nombreuses explosions sur le Maïden dans le centre de Kiev.
 

Ukraine - Des manifestants ont pris d'assaut le siège du parti de Ianoukovitch à Kiev / Belga

Sept civils et deux policiers ont été tués dans les violences mardi, a annoncé la police de Kiev confirmant un dernier bilan donné par l’agence de presse Interfax. 

« Les deux policiers ainsi que trois des manifestants ont été victimes de coups de feu, deux manifestants ont succombé à une crise cardiaque, un autre dans un accident de la circulation. Le septième a été pris dans un incendie, a-t-elle précisé », selon Reuters.

L’opposition avait auparavant annoncé la mort de trois manifestants, « tués par balles« . Selon le Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch, le corps d’un des employés a été retrouvé au siège du mouvement, pris d’assaut et brièvement contrôlé par les contestataires.

Au moins 150 manifestants ont aussi été blessés mardi, dont 30 grièvement – l’un ayant eu la main arrachée en ramassant une grenade assourdissante -, selon Oleg Moussiï, chef du service médical de l’opposition.

Quarante-sept policiers ont été blessés selon une source officielle.

Balles en caoutchouc et cocktails molotov

Ces violences surviennent après plusieurs semaines d’accalmie dans la contestation, qui dure depuis près de trois mois, et alors que l’opposition avait promis une « offensive pacifique«  pour mettre la pression sur les députés, rassemblant plus de 20 000 personnes pour un défilé qui a dégénéré dans la matinée.

Les forces de l’ordre postées devant les accès au parlement ont utilisé du gaz lacrymogène, jeté des grenades assourdissantes et tiré des balles de caoutchouc sur les manifestants jetant pavés et cocktails Molotov.

Il s’agit des premiers affrontements à Kiev depuis ceux de la fin janvier qui avaient fait quatre morts, dont deux tués par balles réelles et plus de 500 blessés.

Dans la matinée, plus de 200 manifestants ont brièvement pris le contrôle du siège du Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch non loin du parlement. Les locaux ont été partiellement incendiés par des jets de cocktails molotov.

L’opposition à Kiev accuse le pouvoir ukrainien de céder aux pressions de Moscou, depuis que M. Ianoukovitch a renoncé en novembre à signer un accord d’association avec l’Union européenne.

La Russie a octroyé à Kiev en décembre un crédit de 15 milliards de dollars, dont 3 milliards ont déjà été versés, et un important rabais sur le prix du gaz. Moscou devait verser « cette semaine » une nouvelle tranche de 2 milliards à l’Ukraine, en manque de liquidités et au bord d’un défaut de paiement.

Mais l’opposition s’impatiente, alors que les négociations avec le pouvoir sont au point mort qu’il s’agisse d’un réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs du président ou la formation d’un nouveau gouvernement.

 

Source(s) : RTBF avec AFP, le 08.02.2014  MetaTV(metatv.org)

L’avocat de Dieudonné donne sa Vérité !

dieudonné avocate

Isabelle Coutant-Peyre est un des avocats de Dieudonné. Elle revient sur les accusations qui pèsent sur son client et dénonce l’acharnement dont il fait l’objet ainsi que les atteintes à la présomption d’innocence.