L’or quitte les coffres américains: signes de la prochaine guerre monétaire mondiale et des conflits armés.

 

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Le gouvernement turc a pris la décision de rapatrier toutes ses réserves d’or qui se trouvent actuellement dans le système de la Réserve fédérale américaine (FRS). Au total, la Turquie stockait  aux États-Unis 220 tonnes , évaluées à 25,3 milliards de dollars, qu’elle a repris le 19 avril 2018.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan,  a durci sa position  face au dollar américain (USD), déclarant que les prêts internationaux devraient être accordés en or plutôt qu’en dollars américains. Ankara cherche à réduire sa dépendance au système financier américain. Le retour de l’or a été en partie provoqué par les menaces américaines d’imposer des sanctions si la Turquie adoptait l’accord signé pour l’achat de systèmes de défense antimissile S-400 russes  .

Il s’agit d’un mouvement spectaculaire reflétant une tendance internationale. Le Venezuela a  rapatrié son or des États-Unis en 2012. En 2014, les Pays-Bas ont également récupéré ses 122,5 tonnes d’or stockées dans des coffres américains. L’Allemagne a  ramené  300 tonnes métriques d’or stockées aux États-Unis en 2017. Il a fallu quatre ans à Berlin pour achever les transferts. L’Autriche  et la  Belgique  ont examiné  la possibilité de prendre des mesures similaires.

Peu de gens croient aux assurances du Trésor américain que les 261 millions d’onces (environ 8 100 tonnes) de réserves d’or officielles stockées à Fort Knox et ailleurs sont entièrement auditées et comptabilisées. La Réserve fédérale  n’a jamais fait l’objet d’audits complets et indépendants . La pression pour un audit complet et indépendant de toutes les réserves d’or américaines a toujours été contrée par le gouvernement et le Congrès. Personne ne sait  si l’or est vraiment là. Et si les coffres  s’avéraient vides ? Il est plus sage d’apporter votre or chez vous pendant que vous le pouvez, plutôt que de continuer à vous demander.

Les lingots d’or que les États-Unis prétendent détenir sont de faible pureté et  ne sont pas conformes aux normes industrielles internationales. Même si les États-Unis ont la quantité d’or qu’ils prétendent avoir, la plupart d’entre eux ne  seraient pas acceptables pour le commerce  sur le marché international. Alors que d’autres pays retirent leur or des banques FRS, la Russie et la Chine  renforcent leurs réserves , créant des monnaies adossées à l’or pour eux-mêmes et éloignant ainsi le monde de la domination du dollar.

Le statut du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale a été remis en question. Il fait face à une  concurrence difficile . Les tarifs introduits par l’administration américaine en tant qu’instrument de coercition contre d’autres pays ne parviennent pas à renforcer le billet vert, qui pourrait bientôt faire face à des vents contraires. Une guerre internationale des devises se  profile comme  une possibilité . Cela incite les investisseurs à  rechercher d’autres options . En effet, pourquoi les autres pays devraient-ils compter sur un dollar américain qui n’est pas soutenu par de l’or ou autre chose que «la bonne foi et le crédit du travailleur américain», alors que l’Amérique elle  même  n’a pas confiance dans le  monde?

Par exemple, le yuan chinois se  porte bien . La Russie, la Turquie et l’Iran  envisagent  d’effectuer des paiements dans leur monnaie nationale. L’Iran a récemment annoncé qu’il  passait  du dollar à l’euro comme monnaie de déclaration officielle. La Russie et la Chine ont un accord d’échange de devises qui évite les règlements en USD.

La recherche d’une réduction de la dépendance à l’égard du dollar a été provoquée par l’utilisation continue des sanctions en tant qu’arme politique, une sorte d’instrument de politique étrangère de choix. Même les plus proches alliés des États-Unis sont menacés par ces mesures restrictives. La  récente attaque  sur le projet gazier Nord Stream 2 est un bon exemple. Il est normal que d’autres pays cherchent des moyens de résister à la politique américaine  de torsion des armes . Utiliser des monnaies alternatives et apporter de l’or chez soi sont des moyens d’y parvenir.

L’Amérique s’est toujours opposée à de tels efforts. Toutes les méthodes feraient l’affaire. Mouammar Kadhafi, le dirigeant libyen, a été renversé et tué après avoir eu l’idée d’introduire un dinar doré pour servir de monnaie internationale au Moyen-Orient et en Afrique. L’Iran a récemment  interdit l’utilisation de l’USD dans le commerce. Il refuse de vendre son pétrole pour la devise américaine. Le président Trump est susceptible de tuer l’accord iranien en mai, incitant Téhéran à relancer son programme nucléaire.

Un conflit armé avec l’Iran pourrait être  beaucoup plus étroit  qu’on ne le croit généralement. L’accord sur le nucléaire a été honoré, à la satisfaction de tous, mais au grand dam de Washington. L’Iran n’a sans doute aucune capacité militaire qui constituerait une menace pour les États-Unis. Il n’a jamais été tenu responsable d’actes terroristes commis à l’étranger ou de choses du genre. Mais il a fait quelque chose d’impardonnable aux yeux des États-Unis. Il a menacé l’USD. C’est ce que Washington ne peut accepter, car s’il ne soutient pas le dollar, il y aura des problèmes pour financer l’énorme dette fédérale  du gouvernement américain. Une guerre avec l’Iran éliminerait le plus grand exportateur de pétrole non-USD. Une chose mène à une autre. Les rapatriements d’or précurseurs d’une guerre des monnaies et d’un conflit armé. C’est ce qui motive la politique étrangère des États-Unis.

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Peter Korzun est un expert des guerres et des conflits.

L’image en vedette provient de l’auteur.

 

Peter Korzun est un expert des guerres et des conflits.

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Le cercle vicieux de la dette publique, un système de vol organisé .

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Gabriel+Gimenez-Roche

La nature dépensière de l’État a été minimisée pendant des décennies grâce aux discours favorables aux interventions coûteuses des États développés occidentaux. Une minimisation fondée surtout sur l’idée illusoire qu’un État ne fait jamais défaut. Cette illusion a été entretenue par des relations viciées entre l’État, sa Banque centrale (BC) et les banques commerciales.

 

Un État ne pourrait jamais faire défaut sur sa dette car il peut en principe faire usage de deux de ses privilèges. Le premier repose sur son monopole de taxation de la population pour obtenir des fonds supplémentaires. Le second vient de son monopole sur la production monétaire. L’État peut toujours créer plus de monnaie pour payer ses obligations. Reste que pour que l’illusion opère, faut-il encore que la population soit assez riche (et donc productive) pour supporter des taxes de plus en plus lourdes et que la dette soit principalement libellée en monnaie domestique. L’absence d’au moins une de ces conditions explique pourquoi cette illusion n’opère pas dans les pays en développement.

 

Néanmoins, l’utilisation explicite des monopoles supra-cités est immédiatement dangereuse et impopulaire. Une taxation excessive appauvrit la population et incite à l’émigration ; toute expansion monétaire excessive crée une pression inflationniste qui nuit au pouvoir d’achat et appauvrit aussi la population. Il faut donc trouver un moyen de financer les dépenses publiques par des biais moins explicites.

 

Quels sont-ils ? Le premier biais consiste à légaliser la pratique des réserves fractionnaires – les réserves de liquidité de la banque sont une « fraction » de ses dépôts à vue, laissant ceux-ci à découvert. La création monétaire ainsi autorisée permet aux banques d’augmenter facilement leurs profits et leur patrimoine. Les profits augmentent grâce à l’expansion fiduciaire du crédit. Plus de crédits implique plus d’intérêts reçus par la banque. Le patrimoine de la banque peut éventuellement augmenter car si les crédits sont effectivement remboursés, ce qui était un simple jeu d’écriture sur les registres comptables deviendra à terme des actifs réels.

 

Si les banques ont une grande incitation à pratiquer la réserve fractionnaire, l’État a aussi de bonnes raisons pour l’autoriser. Évidemment, en s’endettant, l’État évite de taxer immédiatement la population ou de produire explicitement plus de monnaie. De plus, la création de crédit fiduciaire par les banques commerciales permettrait d’éviter que les besoins de financement de l’État entraînent un assèchement des fonds disponibles pour les entreprises, le fameux effet dit d’éviction.

 

En effet, pour obtenir des financements des banques, les États, connu pour leur gestion non lucrative, ont toujours offert toutes sortes de privilèges politiques et commerciaux à leurs financiers de sorte que les entreprises privées ne pouvaient pas rivaliser. Le privilège de création monétaire donné aux banques aurait au moins cet avantage de profiter aussi aux entreprises.

 

Finalement, ce privilège donné aux banques repose aussi sur la croyance que les banques commerciales, spécialisées dans l’intermédiation entre épargnants et entreprises, seraient mieux placées pour attribuer des fonds que l’État. Leur connaissance des clients alliée à leur intérêt de se faire rembourser fournirait une réponse plus appropriée aux « besoins du commerce » qu’une création monétaire directement orchestrée par l’État.

 

Dans une deuxième partie, on verra que les « avantages » de la réserve fractionnaire sont en réalité une source de problèmes. Le système instauré par l’État pour soulager ses besoins financiers ne fait qu’aggraver la situation.Tout d’abord, j’aimerais dire que l’idée d’un cartel bancaire mondial (mais surtout Euro-Américain) ne me paraît point invraisemblable. Je serais même partisan d’un tel point de vu, car je connais bien les accords entre J.P. Morgan et les Rothschild pour créer les banques centrales modernes dans le cadre de leurs intérêts privés.

Néanmoins, il faut bien comprendre l’étendu de l’infâme Loi « Rothschild ». Cette loi interdit à l’État Français d’emprunter directement auprès de la Banque de France. Abstraction faite des intérêts privés, la loi vise à empêcher un processus inflationniste traditionnel où la Banque de France pourrait financer directement les dépenses de l’État par le biais de la planche à billets.

En outre, l’article 25 de la loi du 3 janvier 1973 n’oblige pas l’État à emprunter auprès des banques privées, c’est-à-dire, elle ne le force pas à emprunter même s’il n’en pas besoin. Par contre, il est vrai que la loi limite les sources de financement de l’État aux banques privées… si et seulement si celui-ci se trouve en situation déficitaire ce qui l’oblige à emprunter (auprès de banques privées uniquement après 1973, et auprès de la Banque de France aussi avant 1973). D’une façon ou d’autre, un déficit public résulte toujours en inflation.

En effet, ce qui fait attente à la souveraineté n’est pas le fait de ne pas pouvoir s’endetter directement auprès de Banque de France, mais le fait de faire des déficits publics. S’il y a des déficits et que ceux-ci sont financés par la dette, l’État met en péril la souveraineté du pays en fragilisant le pouvoir d’achat de la monnaie. Peu importe si l’endettement est fait auprès de la Banque Centrale ou des Banques privées, l’effet est le même: création monétaire, coût plus élevé des dépenses publics, risque d’une hausse future des impôts, et dégradation du pouvoir d’achat de la population.

Rien n’oblige l’État à participer au cercle vicieux des réserves fractionnaires et de la dette publique. L’État aurait pu tout simplement ne jamais faire des déficits publics et donc ne jamais avoir besoin d’emprunter de l’argent auprès de qui que ce soit. On aurait pu établir que les garanties bancaires pour avoir accès aux liquidités de la Banque Centrale soient des obligations privées à notation élevée. Nonobstant, la réalité est tout autre. Les garanties exigées sont des obligations de l’État et celui-ci n’hésite point à s’endetter. Ces derniers points sont l’évidence même de la participation volontaire et même élaborée de l’État dans le cercle vicieux, puisque aucun gouvernement européen n’a procédé à une diminution effective de leur dette. Il est assez clair donc que ce cercle vicieux convient parfaitement aux programmes dépensiers des partis politiques de gauche et de droite. L’État et les partis qui l’utilisent ne sont donc point les pantins du cartel bancaire, mais bel et bien leurs complices.Peu importe si l’endettement est fait auprès de la Banque Centrale ou des Banques privées, l’effet est le même: création monétaire, coût plus élevé des dépenses publics, risque d’une hausse future des impôts, et dégradation du pouvoir d’achat de la population…

Je ne suis pas du tout d’accord, l’argent délivré par les banques privées l’est contre intérêts et si ces intérêts et n’existaient pas, la France n’aurait pas de dettes puisqu’elle aurait déjà payé en intérêt la totalité du capital emprunté.

Dans le système de vol organisé actuel , la dette représente bien évidemment la rente du banquier, le déficit budgétaire est encouragé par les mêmes banquiers et creusé par les marionnettes politiques pour satisfaire des politiques coûteuses et délirantes.

De même , ce système ne nous a pas exempté d’une inflation galopante, nous pouvons le constatez chaque jours davantage par le prix de l’or, qui bien que manipulé à la baisse par les banques centrales, traduit l’effondrement des monnaies fiduciaires et donc de notre épargne.

Les 1500 milliards de dettes publiques ont donc été bien inventés de toutes pièces,cette dette n’est que l’expression d’une forfaiture politique. »…l’argent délivré par les banques privées l’est contre intérêts et si ces intérêts et n’existaient pas, la France n’aurait pas de dettes puisqu’elle aurait déjà payé en intérêt la totalité du capital emprunté… »

Ceci n’est pas nécessairement vrai. Le service de la dette française est de 118 milliards, dont 47,4 milliards sont dédiés à la charge de la dette (paiement de seuls intérêts). Cependant, la France creuse des déficits tous les ans ce qui implique plus de principal et évidemment plus d’intérêts. Mais tenant en compte que la charge de la dette tourne autour de 15% du budget fiscal français, il est clair que la plupart de la dette vient de l’accumulation de nouvelles dettes et non uniquement aux intérêts. Ceci est évident car l’État n’arrête pas de faire des déficits. Ne pas avoir des intérêts à payer ne veut pas dire que la dette aurait pu être remboursée, surtout car un système pareil pourrait justement inciter à l’endettement car « moins cher ».

« Dans le système de vol organisé actuel , la dette représente bien évidemment la rente du banquier, le déficit budgétaire est encouragé par les mêmes banquiers et creusé par les marionnettes politiques pour satisfaire des politiques coûteuses et délirantes. »

Tout à fait d’accord, mais un encouragement n’est pas égal à une obligation à s’endetter. Rien n’empêche l’État à maintenir l’équilibre fiscal si la volonté politique se présente, mais ce n’est pas le cas, comme vous l’indiquez très bien. Si les déficits existent, c’est surtout à cause des politiques démagogiques qui visent plutôt à maintenir certains groupes au pouvoir. De toute façon, l’intérêt principal des banques n’est pas tant l’endettement de l’État en soi, mais leur approvisionnement en liquidités par le biais de cet endettement, car ainsi établit dans les règles des banques centrales. Ceci est un point que je vais développer dans les prochains articles.

« De même , ce système ne nous a pas exempté d’une inflation galopante, nous pouvons le constatez chaque jours davantage par le prix de l’or, qui bien que manipulé à la baisse par les banques centrales, traduit l’effondrement des monnaies fiduciaires et donc de notre épargne. »
 Le cercle vicieux dont je parle a été instauré avec un discours de stabilité monétaire, mais rien n’est plus loin de la réalité. Je suis tout à fait d’accord avec vous, il s’agit bel et bien d’un processus inflationniste déguisé en interventionnisme « bienveillant ».

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-cercle-vicieux-de-la-dette-publique-i–le-pourquoi-de-la-reserve-fractionnaire

Des économistes du FMI analysent les faits: les pays qui ont fait défaut sur leur dette ont vu leur situation s’améliorer

Dans leur rapport « A distant mirror of Debt, Default and Relief », Carmen M. Reinhart et Christoph Trebesch analysent une cinquantaine de cas de crises de la dette dans des économies dites « émergentes » et « avancées ». Leurs conclusions sont éloquentes : les pays qui ont procédé à une réduction de leur dette (via un défaut et/ou une restructuration) ont vu leurs revenus nationaux et leur croissance |1| augmenter, la charge de leur dette diminuer et leur accès aux marchés financiers s’améliorer.

Reinhart et Trebesch, qui ont tous deux travaillé dans les services d’études du Fonds monétaire international (FMI), ont publié ce rapport en octobre 2014 pour l’Université de Munich. Il se penche sur les conséquences pour de nombreux pays d’une réduction de leur dette souveraine. Nous en résumons ici les éléments principaux.

Deux périodes sont étudiées : celle allant de 1920 à 1939, qui concerne les défauts de paiement dans l’entre-deux-guerres, et celle allant de 1978 à 2010 qui concerne la crise de la dette dans plusieurs pays dits émergents. Comme souligné par les auteur.e.s, de nombreux parallèles entre ces deux périodes, mais également avec la crise de la dette actuelle en Europe, peuvent être faits |2|.

Les réductions de dette étudiées pour les pays de l’entre-deux-guerres concernent des créanciers publics (Angleterre et États-Unis) |3|, ont été négociées ou unilatérales selon les cas et ont culminé dans un « défaut généralisé » en 1934 (la chronologie de ces événements est disponible dans le tableau 1 en annexe de l’article).

Les réductions de dette étudiées pour la période 1978-2010 concernent principalement des créanciers privés et se sont faites en plusieurs étapes (le détail de celles-ci est disponible dans le tableau 2 en annexe de l’article).

Le rapport retient certains indicateurs à observer après une réduction de la dette : le PIB par habitant.e ; la notation des dettes souveraines sur les marchés internationaux ; la charge du service de la dette (intérêts + capital arrivant à échéance) et le stock de cette dette.

Les résultats se résument comme suit :

– L’importance de la réduction de dette s’élève en moyenne à 21 % du PIB pour les économies « avancées » et à 16 % du PIB pour les économies « émergentes » |4| (voir le graphique ci-dessous). Les auteur.e.s expliquent cependant que pour plusieurs raisons – dont le fait que les calculs se basent le plus souvent sur des dettes préalablement renégociées – ces chiffres sous-estiment l’envergure réelle des réductions.

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– L’augmentation du PIB par habitant.e dans les années qui suivent la réduction est en moyenne de 16 % pour les économies « avancées » (après une chute prolongée d’en moyenne 7% les années précédant la réduction) et de 9 % pour les économies « émergentes ». Sur 47 cas étudiés, seuls 6 pays n’ont pas vu de changement significatif et 2 ont vu une diminution de leur PIB par habitant.e |5|. Il y a des preuves évidentes de reprise économique marquée suivant les épisodes d’effacement ou d’échelonnement de dette |6|.

– L’amélioration du « rating » sur les marchés (la note accordée à la dette souveraine du pays par les agences de notation) est en moyenne de 38 % à la quatrième année qui suit la réduction de dette dans les pays « émergents » |7|. Les auteur.e.s ne donnent pas de données concernant les économies « avancées » mais montrent que leurs notes n’ont pas été dévaluées malgré les défauts à répétition de cette période |8|. Comme les auteur.e.s le soulignent, ces résultats dénotent face aux nombreux commentateurs influents sur la question qui prétendent qu’un défaut amène forcément à compromettre sa « réputation » et à se couper des marchés internationaux. On sait, au contraire, que les gouvernements qui ont fait défaut ont récupéré leur capacité d’emprunter encore et encore |9|.

– La diminution du service de la dette en rapport aux revenus nationaux est en moyenne de 34 % pour les années 1920 et de 24 % pour les années 1930. Pour les épisodes concernant les pays « émergents », on observe une diminution du service de la dette en rapport aux exportations d’en moyenne 37 % dans les trois années précédant le défaut et de 19 % dans les trois années suivant le défaut |10|. Comme le rappellent les auteur.e.s, plusieurs tentatives de réductions préalables (jusqu’à 18 pour le Pérou) et des suspensions de paiement précédent souvent une restructuration ou un défaut « final », ce qui explique que le service de la dette diminue avant celui-ci. Pour le CADTM, il s’agit bien sûr ici d’un des objectifs majeurs d’une réduction de dette : diminuer la part des richesses allouées au paiement de la dette.

- La diminution du stock de la dette (externe) en rapport au PIB est en moyenne de 19 % sur les 9 ans entourant le défaut de paiement de 35 pays « émergents » et « avancés » étudiés. Cette moyenne cache des extrêmes allant d’une réduction cumulée de 125 % à une augmentation de 37 % (voir le graphique ci-dessous). En fait, on observe une réduction pour 27 cas et une augmentation pour 8 cas |11|.

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Enfin, notons que d’autres mesures complémentaires à la réduction de dette ont été prises par certains pays, comme la dévaluation de la monnaie, le contrôle des changes ou la lutte contre la fuite de capitaux.

CONCLUSION

Comme les auteur.e.s l’expliquent, elle et il avaient montré dans d’autres travaux que les importantes crises financières des économies « avancées » ou « émergentes » partagent de nombreux points communs. Ils ont montré dans ce rapport-ci qu’il en est de même pour les résolutions de crise de la dette et leurs conséquences – même lorsque celles-ci sont séparées de cent ans |12|.

cette étude montre clairement que la catastrophe tant décriée par les tenant.e.s du discours dominant en cas de défaut ou de restructuration ne se base pas sur les faits

Si les différentes conséquences décrites plus haut peuvent bien entendu être corrélées à d’autres facteurs que la réduction de la dette seule, cette étude montre clairement que la catastrophe tant décriée par les tenant.e.s du discours dominant en cas de défaut ou de restructuration ne se base pas sur les faits.

L’étude ne se penche malheureusement pas sur les différences à observer entre les cas où la réduction fut le résultat d’un acte unilatéral ou d’une négociation avec les créanciers. Elle ne spécifie pas non plus si ces réductions ont eu lieu dans le seul but de rendre la dette économiquement « soutenable », c’est-à-dire payable, ou pour d’autres raisons. Les auteur.e.s passent par ailleurs sous silence le fait que nombre de ces réductions de dette ont été accordées pour des raisons géo-stratégiques. Pensons à la Serbie des années 2000, au Chili de Pinochet ou l’Argentine des années 1980 : tous ont été remerciés pour services rendus aux intérêts des grandes puissances et des multinationales (le « consensus de Washington »)…

Pour le CADTM, les pays – tant du « Sud » que du « Nord » – devraient auditer leurs dettes souveraines pour en définir les origines et en identifier les caractères illégaux, odieux et/ou illégitimes en vue d’annulations unilatérales. Ces annulations doivent bien entendu servir à améliorer les conditions de vie de la population et devraient être accompagnées de mesures anticapitalistes complémentaires.

Jérémie Cravatte

Notes

|1| Si besoin est, précisons que le CADTM ne prône pas la « croissance », mais nous retenons ici les indicateurs utilisés et analysés par les économistes dans leur rapport.

|2| Nous ne les développerons pas ici, voir : Reinhart & Trebesch, A distant Mirror of Debt, Default and Relief, octobre 2014, pp. 3-5

|3| Notons que ce défaut ne concernaient pas exclusivement les alliés anglo-saxons, mais également les dettes de réparation de l’Allemagne envers la France, l’Italie, la Belgique, etc. Ces dettes, instituées par le Traité de Versailles, avaient déjà été restructurées en 1924 (Dawes Plan) et en 1929 (Young Plan).

|4ibid., pp. 27-31

|5ibid., pp. 31-35

|6ibid., p.34

|7| Le seul cas où cette évolution a été négative est l’Équateur post-allégement de 1995 (-10%). Mais, comme le spécifient les auteur.e.s, cela ne reflète pas un accès tari aux marchés financiers sinon le fait qu’une nouvelle crise de la dette était déjà sur les rails. Voir : ibid., p.7

|8ibid., pp. 35-39

|9ibid., p.35

|10ibid., pp. 39-42

|11ibid., pp. 43-48

|12ibid., p.49

Les banques européennes ont-elles des problèmes de liquidité ?

Pourquoi les banques européennes ont-elles besoin d’autant de liquidités ? Le QE de la BCE tourne à plein régime et devrait sans peine atteindre les 60 milliards d’euros par mois. On pouvait s’interroger, au début, sur la réussite du plan d’assouplissement quantitatif lancé par Mario Draghi étant donné qu’il consiste à acquérir des produits déjà très demandés, et dont les banques ont besoin pour répondre aux ratios prudentiels, en l’occurrence des obligations souveraines. Mais non, le programme d’achat de la Banque Centrale Européenne remplit ses objectifs (26,3 milliards d’euros dans les dix premiers jours). Et voici autant d’argent frais qui tombe dans les caisses des banques.

Mais cela ne leur suffit pas : la BCE propose également tous les trimestres des prêts à 4 ans sans limitation de montant, les TLTRO (Targeted long-term refinancing operation), et la dernière allocation a rencontré un franc succès avec 98 milliards d’euros quand les analystes en attendaient 40. 143 banques en ont profité. Ces prêts sont très bon marché, et la BCE a décidé de ramener leur taux de 0,15% à 0,05% (de l’argent quasiment gratuit !), cependant cette baisse ne peut expliquer à elle seule le succès de cette opération de mars 2015. Les deux premiers TLTRO (septembre et décembre 2014) avaient totalisé 212 milliards d’euros, cinq autres opérations sont prévues tous les trimestres d’ici juin 2016. Et voici encore des montagnes d’argent frais qui se déversent dans les banques européennes.

Pourquoi les banques veulent-elle autant de cash alors qu’elles n’en ont pas véritablement besoin puisque que le crédit ne repart pas ? Est-ce pour jouer sur les marchés ? Certes, les bourses se portent très bien et progressent nettement depuis l’annonce du QE par Mario Draghi, mais cette explication ne suffit pas. Alors posons la question : les banques auraient-elles des problèmes de liquidité ? Plusieurs faillites bancaires ont eu lieu récemment, quatre en l’espace de deux semaines (Autriche, Allemagne, Andorre, Espagne), comme nous l’avons dit la semaine dernière, ce qui fait beaucoup. D’autres sont-elles sur le point de survenir ?

Aux Etats-Unis, manifestement on se pose aussi des questions puisque la Fed exprime son inquiétude concernant plusieurs banques européennes. De par la loi, les grandes banques actives sur le territoire américain sont tenues de communiquer chaque année un « plan de résolution » censé permettre de gérer leur éventuelle faillite sans avoir recours à des fonds publics, et ceux de BNP Paribas, Royal Bank of Scotland et HSBC ne donnent pas satisfaction. La Fed pointe des « lacunes spécifiques », « des assomptions irréalistes » sur le comportement des clients et des investisseurs ainsi que des « analyses inadéquates » sur l’interconnexion entre les différents établissements financiers. Des accusations plutôt inquiétantes.

Les primes de risque ont disparu des marchés, avec l’écrasement des taux sur quasiment tous les compartiments (la dette italienne à 10 ans, notée BBB-, à moins de 1,5% par exemple), mais le risque, lui, n’a pas disparu : il se trouve désormais dans le bilan des banques. Cette appétence pour les liquidités ne manque pas d’inquiéter.

SOURCEgoldbroker.com

 


L’ histoire du contrôle bancaire aux Etats-Unis

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La dictature des banquiers et leur système d’argent-dette ne se limite pas seulement au Canada, mais s’étend dans tous les pays du monde. En effet, il suffirait qu’un seul pays se libère de cette dictature et donne l’exemple de ce que pourrait être un système d’argent honnête, émis sans intérêt et sans dette par le gouvernement souverain de la nation, pour que le système d’argent-dette des banquiers s’écroule dans le monde entier.

Cette lutte des Financiers internationaux pour installer leur système frauduleux d’argent-dette a été particulièrement virulente aux Etats-Unis depuis le tout début de leur existence, où les faits montrent que plusieurs hommes d’Etat américains étaient bien au courant du système d’argent malhonnête que les Financiers voulaient imposer et de tous les malheurs qu’il entraînerait pour l’Amérique. Ces hommes d’Etat étaient de véritables patriotes, qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour conserver aux Etats-Unis un système d’argent honnête, libre du contrôle des Financiers. Les Financiers font tout pour tenir cachée cette facette de l’histoire des Etats-Unis, de peur que l’exemple de ces patriotes ne soit suivi encore aujourd’hui. Voici ces faits que les Financiers voudraient que la population ignore:

La population la plus heureuse 

 

Benjamin Franklin

Nous sommes en 1750. Les Etats-Unis d’Amérique n’existent pas encore; ce sont les 13 colonies sur le continent américain qui forment la «Nouvelle-Angleterre», possession de la mère-patrie, l’Angleterre. Benjamin Franklin écrivait de la population de ce temps: «Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe.» Faisant rapport en Angleterre, on lui demanda le secret de cette prospérité dans les colonies, alors que la misère régnait dans la mère-patrie:
«C’est bien simple, répondit Franklin. Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colonial Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons au cun intérêt à payer à personne.»
Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

«En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.» 

Alors advint la guerre contre l’Angleterre et la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, en 1776. Les manuels d’histoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Mais Franklin déclara: «Les colonies auraient volontiers supporté l’insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement: ce qui a créé dans les colonies la haine de l’Angleterre et causé la guerre de la Révolution.»
Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5: «C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur.»

La banque des banquiers 

 

 

 

Mais les banquiers ne lâchèrent pas le morceau. Leur représentant, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (l’équivalent de notre ministre des Finan- ces) dans le cabinet de George Washington, et se fit l’avocat d’une banque nationale privée et de la création d’un argent-dette avec de faux arguments, tels que: «Une dette nationale, pourvu qu’elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale… Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l’usage d’un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d’émettre son propre papier-monnaie.» Hamilton leur fit aussi accroire que seul l’argent-dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers.

Thomas Jefferson, le Secrétaire d’Etat, était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d’Hamilton. Une banque nationale fut donc créée en 1791, la «Bank of the United States», avec une charte d’une durée de 20 ans. Quoique nommée «Banque des Etats-Unis», elle était plus véritablement la «banque des banquiers», puisqu’elle n’appartenait pas du tout à la nation, au gouvernement américain, mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de «banque des Etats-Unis» fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine qu’elle était propriétaire de la banque, ce qui n’était pas du tout le cas. La charte expira en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l’influence de Jefferson et d’Andrew Jackson:

«Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d’après la Constitution d’émettre du papier-monnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées.» 
Ainsi se terminait l’histoire de la première Banque des Etats-Unis, mais les banquiers n’avaient pas dit leur dernier mot.

Les banquiers déclenchent la guerre 

 

 

Nathan Rothschild, de la Banque d’Angleterre, lança un ultimatum: «Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les Etats-Unis sont impliqués dans une guerre très désastreuse.» Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s’étendre jusque-là. «Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!» Nathan Rothschild émit des ordres:

«Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie.»

Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les Etats-Unis. Le plan de Rothschild était d’appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu’ils seraient obligés de demander de l’aide financière… qui bien sûr ne serait accordée qu’en retour du renouvellement de la charte de la «Bank of the United States». Il y eut des milliers de morts, mais qu’importe à Rothschild? Il avait atteint son but: la charte fut renouvelée en 1816.

 

On assassine Abraham Lincoln 

 

 

 
Abraham Lincoln

 

Abraham Lincoln fut élu Président des Etats-Unis en 1860 avec la promesse d’abolir l’esclavage des Noirs. 11 Etats du Sud, favorables à l’esclavage des Noirs, décidèrent donc de quitter l’Union, de se séparer des Etats-Unis: ce fut le début de la Guerre de Sécession, ou Guerre Civile Américaine (1861-65). Lincoln, étant à court d’argent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de new-York, qui lui offrirent de l’argent à des taux allant de 24 à 36%. Lincoln refusa, sachant parfaitement que c’était de l’usure et que cela mènerait les Etats-Unis à la ruine. Mais son problème d’argent n’était pas réglé pour autant.
Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution: «Que le Congrès passe une loi autorisant l’émission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de l’avant et gagnez votre guerre.» 
C’est ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre: de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 millions $ de «greenbacks» (appelés ainsi par la population parce qu’ils étaient imprimés avec de l’encre verte au verso).

Lincoln appela ces greenbacks «la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue.» Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur «racket» du vol du créditde la nation et de création d’argent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter l’oeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times (citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe, et reproduite dans Lincoln Money Martyred, par R. E. Search):

«Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s’installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s’acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l’argent néces saire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l’histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe.» (La monarchie des contrôleurs du crédit.)
Tout d’abord, dans le but de discréditer les greenbacks, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter , en février 1862, la «Clause d’Exception», qui stipulait que les greenbacks ne pouvaient être utilisés pour payer l’intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l’élection d’assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Greenbacks et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l’argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées).

Cette loi stipulait aussi que les greenbacks seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l’Union, ce qui l’obligea à remettre après la guerre le veto qu’il projetait contre cette loi et l’action qu’il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même:

«J’ai deux grands ennemis: l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» 
Lincoln fut réélu Président en 1864 et fit clairement savoir qu’il s’attaquerait au pouvoir des banquiers une fois la guerre terminée. La guerre se termina le 9 avril 1865, mais Lincoln fut assassiné cinq jours plus tard, le 14 avril. Une formidable restriction du crédit s’ensuivit, organisée par les banques. L’argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards $. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu’à réduire la circulation d’argent à 6,67 $ par tête en 1867!

William Jennings Bryan: «Les banques doivent se retirer» 

 

 

 
William Jennings Bryan

 

L’exemple de Lincoln demeurait néanmoins dans plusieurs esprits, même jusqu’en 1896. Cette année-là, le candidat démocrate à la présidence était William Jennings Bryan, et encore une fois, les livres d’histoire nous disent que ce fut une bonne chose qu’il ne fut pas élu président, car il était contre la monnaie «saine» des banquiers, l’argent créé sous forme de dette, et contre l’étalon-or:
«Nous disons dans notre programme que nous croyons que le droit de frapper et d’émettre la monnaie est une fonction du gouvernement. Nous le croyons. Et ceux qui y sont opposés nous disent que l’émission de papier-monnaie est une fonction de la banque, et que le gouvernement doit se retirer des affaires de la banque. Eh bien! moi je leur dis que l’émission de l’argent est une fonction du gouvernement, et que les banques doivent se retirer des affaires du gouvernement… Lorsque nous aurons rétabli la monnaie de la Constitution, toutes les autres réformes nécessaires seront possibles, mais avant que cela ne soit fait, aucune autre réforme ne peut être accomplie.»

Le plus gigantesque trust 

 

Petite

 
Charles A. Lindbergh
Et finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l’argent, et remettait ce pouvoir à la «Federal Reserve Corporation». Un des rares membres du Congrès qui avait compris tout l’enjeu de cette loi, Charles A. Lindbergh (le père du célèbre aviateur), déclara:
«Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé… le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire.» 


L’éducation du peuple

 

  Qu’est-ce qui a permis aux banquiers d’obtenir finalement le monopole complet du contrôle du crédit aux Etats-Unis? L’ignorance de la population sur la question monétaire. John Adams écrivait à Thomas Jefferson, en 1787: 

 «Toutes les perplexités, désordres et misères ne proviennent pas tant de défauts de la Constitution, du manque d’honneur ou de vertu, que d’une ignorance complète de la nature de la monnaie, du crédit et de la circulation.» 
Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi des Banques Nationales:
«Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’avons jamais vue dans ce pays.» 
Et l’industriel Henry Ford a dit:

«Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.» 

L’éducation du peuple, voilà la solution. Et c’est justement la formule de Vers Demain. Ah! si tous les créditistes comprenaient leur responsabilité de répandre Vers Demain! Le Crédit Social, qui établirait une économie où tout est ordonné au service de la personne humaine, a justement pour but de développer la responsabilité personnelle, de créer des hommes responsables. Chaque conquête d’un esprit au Crédit Social est une avance. Chaque personne formée par le Crédit Social est une force, et chaque acquisition de force est un pas de plus vers la victoire. Et depuis 69 ans, que de forces acquises!… Et si elles étaient toutes actives, le Crédit Social, c’est réellement avant demain matin qu’on l’aurait!

Comme l’écrivait Louis Even en 1960: «L’obstacle n’est ni le financier, ni le politicien, ni aucun adversaire déclaré. L’obstacle est seulement dans la passivité d’un trop grand nombre de créditistes qui souhaitent bien voir venir le triomphe de la cause, mais qui laissent à d’autres le soin de la promouvoir.»

En somme, c’est le refus d’endosser notre responsabilité. «A ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé.» (Luc 12, 48.) Examen de conscience, chers créditistes, conversion personnelle, un petit coup de coeur et endossons nos responsabilités. Nous n’avons jamais été aussi près de la victoire!

tiré de http://www.michaeljournal.org/signe.HTM

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La manipulation de l’or n’est possible que si les gens ne la comprennent pas

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Chris Powell : Il y a, dans chaque marché, des traders qui agissent mal… mais je ne pense pas que cela éliminera les problèmes sur lesquels nous insistons, c’est-à-dire les interventions secrètes des banques centrales sur le marché de l’or, qui utilisent des banques d’investissement comme intermédiaires.

Bernie Lo : Oui… Et, pour nos auditeurs qui n’auraient pas suivi le début de notre conversation, quelle est la motivation des banques centrales ? Les banques centrales mondiales se surpassent les unes, les autres, avec leurs politiques d’assouplissement monétaire et de taux de plus en plus bas… dans l’espoir de stimuler la croissance et de ralentir la spirale déflationniste…

Chris Powell : Les banques centrales – surtout en Occident – sont toujours intervenues sur le marché de l’or. Auparavant, elles le faisaient ouvertement… dans les années 60, le London Gold Pool permettait de fausser le marché. Mais depuis, elles le font en secret, en utilisant des options sur des contrats à terme, des produits dérivés, le tout en passant par des intermédiaires, de façon à ne pas laisser trop de traces sur le marché… et cela fonctionne ! Mais cela ne fonctionne qu’en trompant les investisseurs et en détruisant des marchés… Nous avons collecté beaucoup de documents à ce sujet à partir d’archives gouvernementales, de déclarations des banques centrales, pendant plusieurs années… et la politique traditionnelle des banques centrales occidentales a toujours été de contrôler le prix de l’or, pour défendre leurs devises et le prix des obligations gouvernementales.

 

Bernie Lo : Avez-vous réalisé des progrès depuis que vous avez commencé ? J’entends dire que vous avez trouvé des preuves, des documents, que votre organisation fait un gros travail, mais y a-t-il un auditoire pour cela, des gens qui pourraient agir ?

Chris Powell : Je crois que si jamais la presse financière traditionnelle se mettait à poser quelques questions bien critiques et spécifiques aux banques centrales, cela éclaterait au grand jour. Mais, malheureusement, la première règle du journalisme entourant le marché de l’or, c’est de ne pas poser de questions aux acteurs les plus importants du marché de l’or : les banques centrales. Il y a tellement de documents… ce serait si facile… mais personne n’interroge les banques centrales au sujet de leurs actions.

 

Bernie Lo : Le processus par lequel est établi le prix de l’or de nos jours est assez inhabituel, n’est-ce pas ? Au lieu d’établir le prix par des ventes de gré à gré, il y a un fixing du prix à Londres… et ceci est en train de changer, n’est-ce pas ? Le processus deviendra électronique…

Chris Powell : Cela vient de changer cette semaine… mais les banques qui font partie du nouveau fixing sont les mêmes qui étaient là à l’ancien… je ne crois pas que ce nouveau mécanisme changera quoi que ce soit… tout du moins jusqu’à ce que des banques chinoises intègrent le comité en charge du fixing, ce qui n’est pas encore le cas.

 

Bernie Lo : GATA… combien de temps cela fait-il que l’organisation existe ?

Chris Powell : Depuis Janvier 1999.

 

Bernie Lo : Vous exposez donc ces preuves depuis une quinzaine d’années… vous attendez-vous à ce que vous efforts portent leurs fruits ?

Chris Powell : Il y a des fois où je me dis que je fais cela par dépit… Mais je l’espère bien, c’est sûr…

 

Bernie Lo : Vous pourriez vous retirer, évidemment…

Chris Powell : Je l’espère. Le contrôle du marché de l’or est le prérequis pour contrôler tous les autres marchés. Cela a détruit les structures de marché aux États-Unis… c’est le mécanisme par lequel l’Occident exploite les pays émergents, c’est le mécanisme par lequel tous les produits et services dans le monde sont évalués, le capital humain… pour exploiter les autres… c’est le mécanisme traditionnel d’impérialisme occidental. Et j’espère que d’exposer ouvertement ce mécanisme y mettra fin, car je crois qu’il cessera une fois exposé. Parce cela ne s’arrêtera que quand les gens comprendront.

 

Bernie Lo : Vos efforts ont-ils donné quelque chose ? Y a-t-il des banques centrales qui changent leur façon de faire ? Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour vraiment avoir un impact sur le marché de l’or ?

Chris Powell : Je crois que toute banque centrale qui dispose d’assez de réserves en dollars US pourrait mettre fin à cette manipulation. J’ai tendance à croire qu’elles en font toutes partie… J’ai eu moi-même quelques rencontres avec des banques centrales… je ne m’attendais pas à ce qu’elles me révèlent quoi que ce soit, mais elles ont écouté… et elles semblaient être au courant de certaines des choses dont je faisais état… Mon problème, c’est que je vis dans ce que l’on appelle une démocratie, et plusieurs de nos pays occidentaux se targuent d’être des pays démocratiques, mais nous sommes en réalité gouvernés par des institutions qui opèrent en secret, et cela me dérange énormément.

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Source: CNBC https://www.goldbroker.fr/actualites/manipulation-or-est-possible-que-si-gens-comprennent-pas-745

Des manipulations antérieures reconnues

Si vous pensez que le prix de l’or n’est pas manipulé, vous devez donc penser que les manipulations qui ont été orchestrées dans le passé et qui sont connues comme des faits historiques ont été complètement abandonnées. Mais vous ne pensez pas que les politiques nous ont déjà prouvé dans plusieurs autres domaines qu’ils n’abandonnaient jamais un système qui fonctionne à moins qu’il perde son intérêt. Donc si l’on admet que le contrôle de l’or représente un intérêt stratégique évidant pour les gouvernements. On doit forcément difficilement croire qu’ils aient facilement abandonné l’idée de manipuler artificiellement son prix comme ils ont pu le faire dans le passé. Il suffit de se rappeler le «Pool d’or» qui a été mis en place dans les années soixante par un groupe de huit banques centrales. L’objectif était de coopérer afin de maintenir le prix de l’once d’or à 35 $ en intervenant directement sur les marchés. En clair ils ont officiellement manipulé les prix de l’or pour des raisons économiques.

Donc comme vous le voyez il y a quand même beaucoup de choses qui rendent la manipulation des prix de l’or par le gouvernement et les banques centrales tout à fait crédibles. Tout en sachant que ces arguments ne font que se rajouter aux différentes analyses des prix et des baisses inexplicables que vous avez déjà dû lire dans d’autres articles. En fait il n’y a strictement aucune raison qui pousserait le gouvernement américain de se priver d’un moyen si pratique pour éviter une chute vertigineuse du billet vert.

Source

Attention, un vent de faillites bancaires souffle en Europe

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Nous parlions il y a deux semaines de la première application en Europe de la directive permettant la ponction des comptes bancaires, la « directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires » (BRRD pour Bank Recovery and Resolution Directive). L’Autriche l’a mise en application pour Hypo Alpe Adria : après l’avoir nationalisée en 2009 et renfloué de 5,5 milliards d’euros, Vienne a décidé d’arrêter les frais en mettant la banque en liquidation. Mais cela se traduit par une perte sèche de 7,6 milliards d’euros pour les créanciers et, déjà, l’un d’entre eux a fait faillite : la banque allemande Düsseldorfer Hypotherkenbank, connue sous le nom de Düsselhyp.

Cette petite banque était très active sur le marché des Pfandbriefe (des obligations sécurisées très répandues en Allemagne), qui pèse 400 milliards d’euros. Pour éviter tout risque de déstabilisation, l’Association des banques privées (BdB) a décidé de prendre le contrôle de l’établissement en difficulté, via son fonds de sécurité des dépôts. L’incendie semble éteint, au moins pour le moment, mais notons juste en passant que le fonds de sécurité des dépôts a été sollicité alors que cette banque ne détient pas de comptes de particuliers… Ca sent la panique !

Autre alerte dans le petit et discret pays d’Andorre : le Trésor américain a ouvert une enquête contre la Banque privée d’Andorre (BPA) accusée de blanchiment, avec la menace de ne plus pouvoir effectuer d’opérations aux Etats-Unis sous 60 jours. Aussitôt l’autorité régulatrice bancaire d’Andorre annonçait qu’elle prenait le contrôle de la BPA. Dans la foulée, on apprenait que sa filiale à 100%, la Banco Madrid, déposait son bilan ! Cette banque privée gère 6 milliards d’euros d’actifs et compte 15.000 clients en Espagne, privés et institutionnels, ayant au moins 500.000 euros sur leur compte… A priori tout est perdu pour eux, une catastrophe.

BPA a un bilan de 3,1 milliards d’euros, soit presque le PIB d’Andorre (3,5 milliards). Le secteur bancaire représente globalement 6 fois le PIB du petit pays des Pyrénées. Difficulté supplémentaire : Andorre utilise l’euro… mais ne fait pas partie de la zone euro et ne peut donc pas compter sur la BCE et ses facilités de financement. Seul le budget de l’Etat andorran peut secourir les banques, autrement dit la faillite bancaire et étatique menace, avec les répercussions qui vont avec. Mais gageons que François Hollande, coprince d’Andorre on le rappelle, saura trouver une solution.

Enfin les banques grecques, elles, font de la cavalerie au bord du précipice : l’Etat se finance à en émettant des bons du Trésor à court terme, que les banques rachètent (elles n’ont pas le choix), et elles sont pour cela financées par le « mécanisme de fourniture de liquidité d’urgence » (ELA pour Emergency liquidity assistance) de la BCE. La Banque centrale européenne a ainsi plus de 60 milliards d’euros d’engagements envers ces banques de facto insolvables. Les déposants retirent leurs économies à grande vitesse, ils anticipent, eux, clairement la faillite. La chute est peut être pour bientôt, à moins que l’Europe refasse un énième plan de sauvetage…

Notons le silence des grands médias sur ces faillites bancaires en Autriche, Allemagne, Andorre, Espagne (avec à chaque fois un risque de contagion) et peut être en Grèce, mais c’est vrai, surtout n’effrayons pas l’épargnant européen !

 

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Alerte : première application de la directive permettant la ponction des comptes bancaires

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Nous avions alerté ici en décembre 2013 à propos de la Directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD pour Bank Recovery and Resolution Directive). Ce texte européen inscrit dans la loi ce qui s’est produit à Chypre en avril 2013, on s’en rappelle : le système bancaire en faillite s’était renfloué en sollicitant les actionnaires et les détenteurs d’obligations – rien de plus normal – mais aussi en ponctionnant les déposants avec la confiscation des comptes de plus de 100.000 euros. Il s’agit là d’un vol pur et simple, une remise en cause du droit de propriété. Et si le plancher de 100.000 euros peut rassurer la plupart des épargnants, il s’agit pourtant d’une illusion qui pourrait s’évanouir devant l’ampleur des pertes : Chypre à l’époque avait bénéficié de 10 milliards d’euros d’aide de l’UE et du FMI (soit les deux tiers de son PIB), mais qui pourrait verser une somme équivalente à un grand pays comme l’Espagne, l’Italie ou la France s’il connaissait une crise comparable ?

L’épisode chypriote a servi de répétition générale et désormais tous les pays européens peuvent recourir à cette méthode. La transposition de la directive dans les droits nationaux doit intervenir au 1er janvier 2016 au plus tard, mais l’Autriche a devancé cette date car, justement, une de ses banques connait de graves difficultés. Hypo Alpe Adria a été nationalisée en 2009 suite à des investissements hasardeux, notamment dans les Balkans (son chiffre d’affaires est passé de 1,87 milliard d’euros en 1992 à 43,3 milliards d’euros en 2008 !). Après plusieurs renflouements pour un total de 5,5 milliards d’euros, le gouvernement autrichien a annoncé dimanche dernier qu’il ne verserait plus un euro et que la banque était placée « en résolution ». Celle-ci a immédiatement annoncé qu’il pourrait lui manquer jusqu’à 7,6 milliards d’euros de fonds propres…

Ce ne sont pas les actionnaires qui assumeront la perte (l’Etat détient la banque en totalité) mais ceux qui ont souscrit les obligations émises par la banque, et pour eux le préjudice sera de l’ordre de 50 à 70%. C’est bien joué : sans cette directive, l’Etat aurait du payer ! A priori les déposants ne seraient pas concernés cette fois, mais l’avertissement doit porter : la directive « BRRD » a été appliquée en Europe pour la première fois, sans prévenir, sans concertation, en l’espace d’un week end. Pour un Etat la tentation s’avère très forte, il peut arrêter les frais et faire reposer la perte sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations et, éventuellement, les déposants. On ne prendra pas un grand risque en pariant que cette directive sera à nouveau utilisée en Europe.

La décision du gouvernement autrichien ce 1er mars se révèle, à proprement parler, historique mais, comme c’est bizarre, les grands médias n’en disent pas un mot… Désormais nul épargnant européen ne doit ignorer que sa banque peut être mise « en résolution » et ses comptes possiblement ponctionnés, le temps d’une annonce au journal télévisé un dimanche soir. Non la crise n’est pas terminée, mais désormais les Etats reportent le renflouement des banques sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations bancaires, et les épargnants, le plus légalement du monde, chacun est prévenu.

https://www.goldbroker.fr/actualites/alerte-premiere-application-directive-permettant-ponction-comptes-bancaires-734

Le retour de l’or comme monnaie

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Le retour de l’or comme monnaie

Le retour de l’or comme monnaie indiscutable de base du système monétaire international est en marche.

Les implications du paiement en or des importations de pétrole Iranien par la Chine représentent l’événement le plus important de l’histoire moderne de l’or. Le retour de l’or comme monnaie indiscutable de base du système monétaire international est en marche.

Par Fabrice Drouin Ristori.

En ce mois d’élections présidentielles en France (où toute question sur une réorganisation d’un système monétaire stable est exclue du débat), les évènements géopolitiques internationaux qui se succèdent continuent à prouver que nous nous dirigeons progressivement vers un retour inéluctable de l’or comme base monétaire internationale, et ce, indépendamment de la consolidation du cours de l’or depuis 7 mois.

N’en déplaise à certains détracteurs, la crise financière (qui deviendra rapidement une crise du système monétaire international à mesure que le pouvoir d’achat des monnaies est détruit) est devant nous. Elle s’accentuera en France après les élections.

Le retour à un monde multipolaire où s’affrontent (souvent indirectement) trois puissances, les USA, la Chine et la Russie, garantit l’évolution vers ce nouveau système monétaire, notamment car les puissances exportatrices refusent désormais progressivement de recevoir de la « monnaie papier » en règlement de leurs échanges internationaux.

Les implications du paiement en or des importations de pétrole Iranien par la Chine représentent l’événement le plus important de l’histoire moderne de l’or a dit récemment Jim Sinclair, légendaire investisseur américain.

1. On peut raisonnablement considérer que la Chine a dû être menacée d’exclusion du système de virement internationaux SWIFT, si elle continuait à payer ses importations de pétrole Iranien dans n’importe quelle devise internationale

2. La Chine a donc décidé d’utiliser l’or pour le règlement de ses achats massifs à l’international, libérée ainsi de toute contrainte liée au système SWIFT.

3. D’autres pays Asiatiques et du moyen Orient vont désormais considérer leurs réserves d’or comme une véritable monnaie libérée de toute influence occidentale matérialisée par le système SWIFT.

4. L’or est non seulement la seule et unique forme de monnaie qui exclue tout risque de défaut de contrepartie, mais s’impose également comme la seule monnaie ne subissant aucune influence occidentale.

5. Le système SWIFT (par lequel transitent tous les virements internationaux) est de plus en plus considéré comme une arme au service des intérêts politiques occidentaux (l’Iran a été exclu du système SWIFT récemment).

6. En cas de guerre, l’or est bien désormais considéré comme la seule forme de monnaie permettant de régler des achats de matière premières vitales. Le système SWIFT représentant lui les formes de monnaie papier non convertibles.

7. Loin d’être une relique barbare, l’or est bien la seule forme de monnaie permettant la survie d’un État en cas de conflit.

8. Il est quasiment certain que la faible quantité d’or physique disponible, rendra impossible la couverture des positions vendeuses massives (à découvert) détenues par certaines banques occidentales. Ces positions vendeuses ne pourront être couvertes à un cours correct car personne ne souhaitera vendre d’or physique permettant de couvrir ces positions au cours actuel. Ceux qui connaissent l’implication de ces positions vendeuses sur le cours de l’or (cours artificiellement bas) ne vendront pas sur la base du cours spot actuel mais beaucoup, beaucoup plus haut.

9. Il ne sera vraisemblablement pas possible d’utiliser des analyses techniques traditionnelles pour estimer le futur cours de l’or. Si les USA décidaient, dans un contexte de marché de l’or physique totalement illiquide, de mener une guerre économique contre la Chine en l’excluant à son tour du système SWIFT, le cours de l’or atteindrait un cours qu’on ne peut qu’imaginer.

Une autre étude de R. Peter W. Millar, confirme également qu’historiquement le retour de l’or comme monnaie indiscutable de base du système monétaire international est en marche.

Millar explique que la réévaluation de l’or est périodiquement nécessaire pour contrer une dépression déflationniste de la dette à la fin d’un cycle économique.

Le premier cycle s’est déroulé de la manière suivante :

Phase 1 : stabilité jusqu’en 1914 sous le gold standard

Phase 2 : inflation jusqu’en 1921 avec augmentation considérable de la dette

Phase 3 : légère désinflation permettant un retour à la stabilité mais pas assez pour ne pas encourager la réduction des dettes qui continuent à augmenter, et avec elles, l’augmentation du prix de certains actifs jusqu’en 1929

Phase 4 : Instabilité à partir de 1929 dûe à une déflation sévère sur tous les actifs financiers ayant atteint des niveaux de surévaluation à cause d’une dette trop importante, instabilité matérialisée par une dépression économique.

Phase 5 : Réforme du système monétaire, rendue possible par une réévaluation de l’or pour contrer la spirale déflationniste

Dans la deuxième partie du 20ème siècle nous avons vu une répétition de ces mêmes trois premières phases du cycle :

Phase 1 : stabilité économique sous le gold standard de 1944 à 1968

Phase 2 : 1968 à 1981 : inflation causée par une augmentation de la dette

Phase 3 : Désinflation de 1981 jusqu’à la fin du 20ème siècle, et peut-être même jusqu’à 2006/2007

Il semble que depuis 2007, la Phase 4 (instabilité et déflation due à une dette excessive) ait bien commencé. Si c’est le cas, la Phase 5 (réévaluation du cours de l’or pour augmenter la base monétaire mondiale et donc réduire le poids des dettes) devient probable voire inévitable.

Pour rappel, le poids de la dette devient plus important en phase de déflation

Le montant de cette réévaluation, au regard de la quantité astronomique de monnaie fiduciaire en circulation devrait être très importante, de l’ordre de 7 à 20 fois le cours actuel de l’or (prendre comme base de calcul le cours de l’or en Mai 2006 soit 800 dollars l’once > de 4800 à 16 000 dollars l’once).

Les dominos tombent les uns après les autres dans le sens d’un retour au standard or.

Dernière preuve en date, l’État de l’Utah aux USA vient de reconnaitre légalement l’or et l’argent comme forme de monnaie acceptée dans le règlement de transactions financières.

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«La Suisse doit lancer l’après-dollar en créant un franc or»

 

Par Pierre-Yves Frei Pour Olivier Ledoit, chercheur en économie à l’Université de Zurich, Berne doit lancer une nouvelle monnaie arrimée au métal précieux pour soulager le franc et l’industrie exportatrice.

Après l’Utah, d’autres Etats américains tentés par le retour à la monnaie-or
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/01/apres-l-utah-d-autres-etats-americains-tentes-par-le-retour-a-la-monnaie-or_1692488_3222.html#Mfq7LpZIXyxajoHL.99
NOUS  entrons dans l’age d’or prophetiuqe et chaque nation a sa propagande meme les musulmans n’echappent pas a cette mode prophétique avec  des signes plus que révélateurs voyant u peu la monaie unique en or a travers le monde phase initiale qui aboutira a une piece unique en or comme monnaie mondiale ,

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le soufis et suspect Shaykh Umar Vadillo, espagnol convertis à l’islam SOUFIS , économiste à la tête d’un mouvement anti-capitaliste et anti-riba (usure) , originaire de Malaisie ( un proche de imran hossein ) , venu en France pour une série de conférences concernant le mouvement qu’il a lancé il y a plus de 20 ans. Il était présent du 25 au 30 juin et à pu donner une série de conférences sur le Dinar et la mouamalah (pratique de Médine)

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– une carte du monde ( mondialisme )

– du blé : la céréale principale cultiver en egypte et qui servira à faire du pain pour le DAJJAL , meme une marque de blé du nom de « khorasan » existe c’est pour vous dire !! ( voir le hadith sur khorassan )

– le bouclier de satan avec 6 troues ( le chiffre 6 ) et la lance de l’ange michael ( croyance judéochretienne )

–  le croissant de lune de ISIS – ARTEMIS , et le PALMIER de ISIS au nombre de 3 ( si quelqu’un peut me traduire les textes en arabes ) ……….

 

des pieces d’or et d’argent pour tous le monde , musulmans compris  voir également la pieced’or mondiale  » unis dans la diversité  » écrite dessus ,une pure devise  NOACHSITE , presenter en avant-premiere par le président  russe Medvedev aux G8 ( imran hossein agent de l’axe communiste russe )

 

la seule difference  sera les gravures dessus , qui variera selon la region du monde , les musulmans auront leur palmiers , lune et tout le tralala lié à la symbolique de ISIS

http://roqya.info/les-adorateurs-de-djinns-le-soufi-imran-hossein/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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474150827en  bon agent il fait la promotion pour l’aceptation de la monnaie unique en or  en parfait concordance avec les elites mondialistes …..

 

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Imran Hossein est très proche d’Alexandre Douguine. Ils échangent sur le thème du rapprochement Islam & Chrétiens orthodoxes (ce qui est une bonne idée en soit). Voir https://www.youtube.com/watch?v=APR1rs1EA9s
– Mais qui est Alexandre Douguine ? Un religieux othodoxe sincère ? Non, un occultiste sataniste. Voir cette video sur YouTube où il récite Aleister Crowley (la bête 666): https://www.youtube.com/watch?v=VpHsjwI21q8. Il a aussi fait partie de Politica Hermetica. Les occultists savent ce que ‘hermetique’ veut dire…
– curieusement, on voit Alain Soral qui préface le dernier livre de Douguine.
– et on voit Alain Soral inviter regulierement Chrisitian Bouchet. Bouchet est un auteur sataniste prolifique, on lui doit : « L’Occultisme », « La Wicca », « Le Néo-paganisme », « Aleister Crowley », « Aleister Crowley, approche historique d’un magicien contemporain », « Aleister Crowley et le mouvement thélèmite », « Karl Maria Wiligut, le magicien d’Himmler », etc…

Himran Hossein & Douguine, Douguine et Soral, Soral et Bouchet… En quelques lignes, les liens exposés de 3 initiés qui nous manipulent.

mefiez vous de ce sheik sans provision très populaire et jamais censuré  déjà extremment rare quand on traite les sujets sensible comme israel palestine dajjall et islam ….forger vous votre propre opinion …..

 

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Chine: Des panneaux publicitaires annoncent le yuan comme la nouvelle devise de réserve mondiale

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Quand je suis arrivé à Bangkok (Thaïlande), l’autre jour, j’ai vu, le long de l’autoroute partant de l’aéroport, un immense panneau publicitaire qui m’a complètement interloqué.

Le panneau était de la Banque de Chine. C’était écrit : « RMB : Nouveau choix; la devise mondiale »

On pouvait également apercevoir une pièce en or sur l’affiche…

Étant donné que la Banque de Chine appartient, à hauteur de 70%, à la République populaire de Chine, je trouve cela très significatif.

Cela signifie que la Chine fait la promotion de sa devise à l’étranger et qu’elle s’assure que tous les gens qui atterrissent aux aéroports les plus fréquentés de la planète la voient. La Chine sait que l’avenir lui appartient et elle s’en vante.

Et cela est vrai. L’importance du renminbi dans le commerce international et comme devise de réserve croît de façon exponentielle, et l’on voit des centres de négoce de renminbi pousser partout à travers le monde, de Singapour à Londres, du Luxembourg à Francfort, en passant par Toronto.

Les sociétés multinationales telles que McDonald’s émettent maintenant des obligations en renminbi, et même des gouvernements souverains émettent de la dette libellée en renminbi, incluant le Royaume-Uni.

Presque tous les acteurs mondiaux importants, qu’il s’agisse de gouvernements ou de grandes multinationales, se positionnent pour l’avènement du renminbi comme monnaie de réserve dominante.

Mais voilà : Rien ne monte ni ne descend verticalement. Et la Chine éprouve des difficultés sérieuses en ce moment. L’économie ralentit et l’énorme bulle de la dette commence à exploser.

Plusieurs personnes, incluant l’homme le plus riche d’Asie, commencent à sortir leur argent du pays.

Alors, tandis que la tendance à long terme est assez claire – la Chine deviendra la superpuissance économique et financière dominante – celle à court terme pourrait être incroyablement cahoteuse.

 https://www.goldbroker.fr/actualites/chine-panneaux-publicitaires-annoncent-yuan-renminbi-nouvelle-devise-reserve-mondiale-733

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